EX • BELLO • PAX
Pendant plus d'un siècle, ce domaine Bsta dans la famille. Le 19 janvier 1548 î roi Henri II vint dîner à Varennes ans la maison de Jean Bataille , coneiller au grand conseil. En J55A, Jean lataille acheta de Jean de Varennes t de sa femme Anne de Vaudefrid une utre partie de la seigneurie. Il laissa es biens & son neveu mineur, Prudent, Is de Philippe Bataille. Mais ce dernier ^empara du legs et vendit la seigneurie
à Hélion Dupont en iô75. De grosses contesutions eurent lieu au sujet decette vente qui fût eufin ratifiée par Léocd Bataille , prieur de Saint-Etienne de Beaune et par son frère Pbilibert,seigDear de Maudelot. Dans Tannée 1610, Hélioo céda ces propriétés à Mathieu Richard t conseiller au bailliage de Beaane. Ce derniei* les transmit à son fils Philibert^qd lui succéda dans les fonctions de conseiller. Ctstvers ce temps que la famille Richard acquit la totalité delà seigneariede Ruffey. Ses armes étaient : dazur aueh^ (for chargé de trois tourteaux de gueula. Les enfants de Philibert se partagèrent ses biens : en 1660 , Jeanne Richard, veuve de Jean Bouchin avait la haitièDe partie de Varennes, Barbe Richard ei Jacques Bouchin , son mari , en possédaient une autre partie. Depuis longtemps, cette famille Bouchin avait des propriétés dans ce village. Etienne, savant magistrat beaunois et Madeleine, sa sœorj étaient propriétaires. En 1696, cette dernière avait épousé Daniel Bourrée, trésorier des Etats. Sa portion advint par soccession à M. de Uigieu, seigneur de Savigny et Chorey.
Le morcellement des droits swigneu-' rîaux ayant occasionné de nombreux procès , le parlement ordonna la vente de ces droits et des propriétés auxquelles ils étaient attachés. Une moitié fut achetée par M. Gérard Biunet-Legouz, avocat au parlement de Paris qui la rétrocéda au conseiller Pierre Lebelin, seigneur du Pasquier, Vignolles et Chevignerot. Sa reprise de fief est de 1663. Jean-Jacques Lebelin , fils de Pierre , échangea cette portion à François de Moisy de Cléron- Saffre.
Au siècle dernier, M. de Migieu , propriétaire de la maison-forte, avait réuni entre ses mains la totalité de la seigneu* rie. Le 14 ventôse an VllI, M. Denizot, homme d'affaires de M. Gassot de la Vienne, gendre et héritier de M. de Migieu, loua le domaine de Yarennes, moyennant cinq mille francs de fermages à MM. Rémondet, Robelin, Joigneaux et Joseph Bard. Le fils de ce dernier, le docteur Jean -Baptiste -Joseph Bard , acheta plus tard le château et une partie des terres qui passèrent à son fils, le chevalier Joseph Bard.
Voici , par ordre de dates, quelques
faits relatifs à Vareones. Ils sont extraits des archives de la Côte-d'Or et de celles de THôtel-Dieu de Beaune.
130&. Varoignes a un feu franc sol vable et huit feux sers.
187A. Marie de Varennes est abbesse de Molaise.
liSl. Varennes a trois feux sers payables, trois misérables et quatre mendiants.
1&Ô9. Onze feux francs a taillables b à plusieurs seigneurs.
1506, Etienne Gailletet Philibert Gillotin de Varennes louent une maison appartenant à THôtel-Dieu et située à Beaune^ rue de la Bataille, moyennant trois gros de cens^
1516. Jea^Q d'Orcbe, de Varennes, donne trois journaux de terre à THOtel" Dieu , lieu dit en pemieurs. («a même a,nnée Jean Thevenot donne audit hôpital un demi-journal m Barre, Qn demijour cal (/ernVrç chez les Garm,. un siUpn e^ Pomeret , un demi-joqmal an /^ Mare^ un autre aux Longes-' Tilles* Philibert Gillotin et Joannin Caillet payaient des rentes à rHôtel-Die» o sur une mai-
OD sise rue de la cour Bloudean près le hastel dudit Beaulne. »
1694. Le sieur Sonnois, laboureur à Garennes, lait marché avec THôtel-Dieu )Our abattre en la forêt de Borne, à fleur le charbonnier, les cinq arpents accordés )our le chauffago des pauvres.
1653. Etienne et Biaise François, de i^arennes , donnent à l'Hôtel-Dieu deux )uvrées de vignes en trois places en la brûlée^ un journal de terre enChampain^ m demi-journal en Berneau^ trois sillons à la rèpe des Longues- Tilles et un journal m Bouquin,
1680, Les noms qui paraissent le plus fréquemment sont ceux de Bataillard, Uoquin, Chicotot, Menant, Joigneaux et Morizot.
1726. Claude Chenu, vigneron, a des terres et des vignes de THôtel-Dieu sur Corcelles et Varennes. On voit à cette époque Picard, Marot, Naudin, Turquet, Noirot , Boulicaut, Guillier, Podechard et Coppenet.
An UL Un bûcheron ayant assassiné un de ses confrères dans la forêt de Borne, est exécuté o sur Téchaffaut de la guillot-
tine de Beaunen place Morimont, leiS thermidor, an 111. Depuis cette époque, une partie de la forêt est appelée « le bois de rhoriioie mort,» et les passants ne manquent pas de jeter un petit morceau de bois à l'endroit où le crime a été commis.
SERRIGNY.
USA. Le pape Honorius confirme la lixme de Serrigny à l'abbaye de Saintieine.
11 5A. Un titre de l'abbaye de Sain telarguerite cite le village de Sariniacum t celui de Corcelles.
1158. Adan de Saminiaco est ténioin Uns une charte octroyée par Guillaume»
omte de Névers, au chapitre de la cathé- Iràle d'Autun.
1227. Hugues et René de Sarrigné, 'onnent à la Bussiëre des biens situés à îîssey.
1260. Fierre de Sarrigné chevalier et laaus sa feoime , reconnaissent foi et lommage pour Gomblancbien « sauve àaulté de Renaud de Sarrigné, chevalier, fëre de moi Pierre, n Les témoins de cet cte sont Thibaut de Faucogney , aree- •iacre à Beaulne et Estienne Ploton, Tceprêire de Beaulne,
1304. Sarîgney a quatorze feux soli»| blés et neuf misérables.
1310. Marguerite de Gsrgy.yeuTe il Hérari d'Arsîes, reçoit du duc Eadesk| fief de Serrigny.
1316. « Le lunrfy aprèslasainctB-j laire, w le duc de Bourgogne, par sa lettres datées de Volnay, donne àJehn de Frolois, chevalier et seigneur deSoBnot et de Chorey, les fiefs et arrière-fié] de Madame Marguerite. Au nombre il «es fiefs figure Serrigny avec ses dépodances.
1340. On voyait à Saiut-Symphoriei d'Auiun Tinscription suivante:
HIC- lACENT- ARDVINVS- F- DM
MILOMS- DE- SARRIGNEIO'
MILITIS- ET- MARGARETA- FlUl*
DNI- GVIDONIS- DE- GISSEIO-
EIVS- VXOR- A.\NO-