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il recoimat par*tout la main de Dien ; dans le jugement du Roi, dans la suppression de la ehambre des pairs, dans la manière dont la eha]zd>re des communes avait été épurée y pas^ sée au crible , réduite à une poignée. Alors il s'étenàîi avec beaucoup de dîfiuston et d'amertume sur toutes les démarches, toutes ks conférences gmicales qu'il avait essayées au^ pt^s de la diambre, avant de la dissoudre.
Après avoir épuisé les répétitions sur ce point, U parla de la convocation nouveUe , et des voies extraordinaires qui la préparaient C'est une espèce de sermon , rempli du nom de Dieu, et de citations de l'écriture. Il exhorte les députés à être fidèles avec lès saints, il les £élicite d'étne avoués par Jésus-Christ , et d'avouer .Jésus--Ghrîst# « Si quelqu'un, dit -il, « vous interrogeait et vous présentait l'évan- « gile , vous pourriez jurer que vous n'avez c rien fait , ni directement ni indirectement , « pour venir id. Vous avez été purement a passifs ; personne de vous ne concevait la a pensée, il y a trois mois, devoir une réunion a comme cdle^j appelée à la suprême auto-
ce rite, p C'était une adresse assez remarquable d^éluder ainsi Félection populaire par la vocation divine , et de flatter cette assemblée , au nom de ce qu il y avait d'illégal et d'inusité dans sa réunion.
Enfin , après beaucoup de paroles de Fécri* ture et de raisonnements mystiques, Cromwell demande pardon à ses élus de les devoir fatigués si long-temps par une si grande chaleur; il les recommande à la grâce de Dieu en son nom, et au nom de ses officiers , et il les prie de recevoir l'acte constitudonneL
La principale disposition de cet acte transmettait dans leurs mains le pouvoir souverain de la nation , jusqu'au 3 novembre i6549 sous la condition qu'ils nommeraient alors leurs successeurs pour l'année suivante. Cromwell prononça son discours avec un tel accent, (i) dit un historien , qu'il était facile de voir que l'esprit de Dieu agissait en lui ; du moins il persuada, et même au-delà de son intention , les fanatiques auxquels il s'adres-
(i) The Parliamentary history, v. xz , p. 17$.
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sait. Presque tous s'imaginèrent de bonne foi, qu'ib étaient mis en possession du pouvoir souverain.
Aussitôt que le général et ses officiers furent retirés , rassemblée arrêta d'abord qu'elle ouvrirait le lendemain ses séances dans la salle du parlement. Le jour suivant, rassemblée se réunit en e£Fet à huit heures du matin. On commença par chercher le Seigneur; les âmes étaient si bien disposées , que , (i) suivant la remarque et l'expression d'un récit officiel , il parut inutile d'appeler le secours d'un ministre , et les membres se chargèrent eux-mêmes de tout le service divin. Huit ou dix d'entre eux adressèrent des prières à Dieu. Quelques autres firent de courtes prédications sur les discours du général , et sur l'attente du peuple de Dieu. Les cœurs du plus grand nombre étaient saisis d'une allégresse intérieure ; quelques-uns a£Brmèrent que dans aucun moment de leur vie , dans toutes leurs réunions et dans tous leiu*s exercices de piété
(i) The Parliamentary history, ▼. xx, p. i8i.
lO HISTOIRE DE CRQMWELL.
ils nVvaient autant joui de la présence et de la communicatiQ^ intime de Jéaus-ChrUt. C'est ainsi que parlent quelques auteurs contemporains , dont.la crédulité a du moins le mérite de Ëdre concevoir, la singulière illusion qu'ils partagent en la racontant.
Cette pieuse .extase de rassemblée dura jusqu'à six^lieui^s du soir; alors on s'occupa de l'élection du président; et l'on choisit Rouse^ membre obscur du long parlement Une commission fut chaînée de porter au loid-général l'invitation d'assister et de participer aux dé** libérations, comme membre de la chambre. On résolut également que Lambert, Harrisson, le major Desborougb » et le colonel Tomlinson^ seraient admis à prendre séance.
Il n'est pas sans intérêt de suivre les premières démarches de ces fanatiques , qui devinrent bientôt importuns àCromwell. Dans la seconde séânœ ils résolurent, la question étant mise aux voix , que ce jour-là , on ne chercherait point le Seigneur ; et pour en venir aux affaires, ils commencèrent à rectifier l'acte de leur institution , et décidèrent à
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la majmté qu'ils preoidraient le Qom de parleifleot. Bientôt aprçs ils élurent un conseild'ét^t, où furent popunés Cron^ well et ses plus fidèles amis. I^e lundi suivait , la* séance fut x^S^toute copsaqrée à la prédication et à la prière: GroipweU étail: présent et montrait beaucoup de fpi
I4Ç n^^m de parlement , que Cromwell s'était bien gardé de lei}r offrir, n'étant pas un vain titre , ils se Tattribuèrent solennellement pai^ upe dédaration au peuple anglais , écrite dans un tel gaiijmths oriental y avec un tel délire d'expressions mystiques , qiie l'on conçoit k peine comment quelques idées d'ambition, et ipêm^ de politique , ont pu sortir du milieu de pareils fous. Cependant ils s'occupèrent ayec beaucoup d'activité de plusieurs réformes civiles çt judiciairesSr Coinnie le plus grand nombre d'entre eux appartenait à une secte qui , à force de piété , supprimait Tinterrentaon sacerdotale , et attribuait à tous indifféremment le don de la prédication et de la prière , ils furent conduits par ce fanatisme à un résultat que l'on a vu naître ailleurs de
ri HISTOIRE DE CROMWELL.
ra£faiblissement des idées religieuses ; ils autorisèrent (i) la célébration du mariage par les justices-de-paix, et voulurent leur confier exclusivement les registres de naissance et de mort. Un grand nombre de ces hommes étant de la secte Anabaptiste , ils tendaient à faire supprimer Tacte de baptême, et à le remplacer par une formalité civile. Ils s'occupèrent aussi de l'abolition des dîmes , qui avaient résisté à toute la révolution anglaise.
Plusieurs bills , pour améliorer le sort des prisonniers , attestent qu'il y avait dans cette assemblée quelque lumière de raison et d'humanité. Elle conçut même le projet de réformer les lois , et de les réduire à un seul code, en langue vulgaire. Mais Cromwell ne lui laissa pas le temps d'achever ce projet.
La seule réforme importante qu'elle exécuta, fiit la suppression de la cour de là chancellerie , tribunal d'équité , de tous temps accusé d'arbitraire , et que le long parlement
(i) Registre etiam inseri atatutum est noa baptismum infantulorum sed nativitatem. Elenchus motuum nuperonu», p, 171.