‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 101 sur 155 · LIVRE QUATRIÈME. aôg · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. aôg

perte de ses biens. En efiFet (i), après l'exécution des principaux chefs, la confiscation, sous le nom d'amnistie , s'étendit à tous les Irlandais catholiques , à tous ceux qui avaient partagé l'ancienne rébellion, à tous ceux qui avaient pris les armes pour le Roi. Après qu'on eut séquestré les terres de lord Ormonde, de lord Inchequin, et des. autres seigneurs royalistes , le sol de l'Irlande , comme un domaine légalement confisqué, fut partagé, vendu, donné. On en livra la plus grande partie à des négociants, qui avaient avancé des fonds pour soutenir la guerre. Une portion fut distribuée aux officiers et aux soldats , en récompense

ou en paiement de leurs services. L'Irlande devint un fonds sur lequel on acquitta toutes les créances que réclamaient les vainqueurs.

Elle servit à combler la dette immense de la guerre civile , et à satisfaire l'avidité de l'armée. Les membres du parlement furent associés dans le partage ; et tous ceux qui avaient concouru à la mort du Roi , reçurent de vastes

(i) Clarendon's history, p. 646.

possessions. Clarekiâon suppose, sans aucune vraisenâilaiioe 9 quèdromweU réfierya pour sa part k pTormtÉ de Tipporâipy. Lndlow ^ st adiaraé contre Croimvdi^ ne lui nèflrochë pas de s'être rien at^riimé dana le btttîfn.

CromweU avait une ansbition pln& haute: il distribuait les fruits ûe Bat c&mptgts^ ji ceux qui ponraient aervir son mmàoriSé*'

Que si Tons demandez ce que de^fint la natiofi proscrite^ k ytski : La pÉovinee de Connauglzt (i), sép»*ée dii reste de t'IJÉlande par la rivière de Sfaamiù^n, ofirait un tarrain assez raste , que la contagion et le^ massacres avaient rendu entièrement libre et déaert. lite ordr« du pa^bement prescrivit, aous peine de moxt j aux Irlandais oaljboliques d'être rendus teljonsr dans cette enceiofté , et donna le droit de tmer tous ceux qui en sortiraient , sans esceepter les etifaints et leis feaûmes. Un reste de justice se mêlait à F^^ention de oes odèeuseii lois; et dans le partage du terntoii*e de G<mnaught, entre ces noôveauK habitante qu'on

(i) A Continuation of Giarendon's life, v. xx>p. xi4«

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