‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 134 sur 155 · LIVRE S-IXIÈME. SÔy · texte numérisé non relu

LIVRE S-IXIÈME. SÔy

aipener les choses dans un tel désordre, qu'on eût besoin d'un médiateur pour sauver la nation de la iîirçu'r d^ partis.

En butte k ce dangereux adversaire , le par*lement avait pour s^ défense le sucoès de sa flottç. La fin df Yv^mû^ i65a était marquée par de nouveUes victcâi^ ; et la guerre , continuant toujours, exigeait de grands armements maritimes qui favorisaient le projet de réduire Vannée df terre. Le parlement déo^éta que plusieurs régiments seraient employés dans le ^iqrvice de |a p^ne. Cromwell, qui connaissait le caractère et Taine r^ublicaine deBlake, e\JLt soin de fairç pftsser sur la flotte, avec le titre de vice -amiral, le lieutenant -général Mondi, dont il avsût éprouvé la docilité en Ecosse.

Ijudlow r^içopte que, aaus le prétexte de fournir aui^ (rais de la g^uerre de Hollande et dans rintmlion réelle de traverser Cromwell , le qomité maritUne proposa de va^lre Hamprton - Court et les autres maisons royales , qui pouvaient être dei^ amorœs pouor Tambition d'un tisnrpateur.

La supposition de Ludlow est bien naïve.

et la souveraineté même sans apanage n'en aurait pas moins tenté Cromwell ; mais il est possible que le parlement, par une illusion i65a. ^^^^ commune , s'amusât gravement à proscrire les restes de la magnificence monarchique , au moment même où il abandonnait à Cromwell la réalité du pouvoir. Les corps s'occupent de formalités extérieures , tandis qu'ils perdent la force , et c'est ordinairement la veille d'une usurpation qu'on renouvelle le serment à la liberté.

On ne peut douter que Cromwell ne pensât dès-lors à se faire Roi , et que les incertitudes d'une si grande ambition n'aient seules prolongé l'existence du parlement. Whitelocke, que Cromwell estimait, et dont il consultait l'opinion dans toutes les circonstances décisives, a transcrit fort longuement une conversation qu'ils eurent à cette époque. On y peut voir et la politique du général et l'aveu de sa puissance , dans la bouche même d'un Républicain. Cromwell, qui avait recherché cet entretien , après de grands témoignages de confiance pour Whitelocke et d'inquiétude sur

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