‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 58 sur 155 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

CiEPEirDAirT les agitateurs, qui preimient le nom de niveleurs , mieux assorti à leur des-^ sein , mêlaient à leur haine contre le Roi des attaques menaçantes pour tous ceux qui avaient quelque pouvoir. Au nom de neuf régiments de cavalerie et de seize régiments d'infanterie, ils présentèrent une déclaration véhémente pour attaquer l'élection des bourgs et des comtés, et réclamer le renouvellement biennal du parlement. Dans cet écrit, le Roi était désigné comme l'auteur de Tesdavage et de

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la guerre. Cromwell, qui profitait contre le Roi du fanatisme de ces furieux, pensa toutefois -qu'il était temps dé les réprimer. A une revue générale de l'armée, ils parurent portant sur leurs chapeaux un papier où étaient inscrits ces mots : les droits de V Angleterre et le consentement du peuple. Dans quelques régiments, les officiers avaient été chassés et maltraités. Cromwell aborda les séditieux (i), leur arracha ce signalement, et en fit saisir quelques-uns : l'un d'eux désigné par le sort fut immédiatement fusillé. La sédition s'appaisa , et le régiment de Rainsborough reconnut sa faute, et se soumit Cette fermeté de Cromwell lui mérita de nouveaux remerciements des communes. Quelque temps après, plusieurs officiers qui avaient partagé l'égarement des niveleurs, demandèrent à rentrer en grâce; ils observèrent un jour déjeune, et Cromwell prononça des prières et des exhortations à l'unité et à l'obéissance.

Le P-oi, du fond de sa captivité nouvelle,

(i) Ludlow's memoirs, p. 222.

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écrivit aux deux chambres; il déclarait que, chrétien; et Roi , il ne pouvait consentir à l'abolition de. lepiscopat , et il repoussait également l'aUéDation des terres ecclésiastiques, comme un sacrilège (i). Du reste,, il consentait à remettre au ^ parleïnènt l'autorité • sur la milice , pendant son / règne , pourvu qu'après 1647. lui oe commandement revint à la couronne.

Cette lettre pi^omettait beaucoitp d'autres tolérances,, dont personne ne savait gré à la faiblesse, actuelle du Roi , et qui n'auraient pas rassuré contre le retour de son pouvoir. Le parlement y répondit par quatre résolutions, dont la dernière rendait la royauté impo^ sible ; elle laissait aux chambres seules- le droit de s'ajourner à leur gré. - Le Roi , iapprenant la punition. de& niVel^jUr^, crut pouvoir y trouver un motif d'espérance^ Il fit - partir Berkley, pour réclamer de nouveau la parole de Cpomwtell et- d'Ireton. On dit que? cet; .envoyé, admis au qi^rti^r-géiiéral, présenta des lettres ài'airfax, qui lùirépon4it,£^près les ayoir

(i) The Parliamentary history, v. xti, p. 348.

i6a niSTOïKC dk crohwzll.

lùm : ^ If €kK» sommK» FaMkée du parkenent ^ cl: nlMiftiM; poomotti mn décider sans loi Berkley , tanamant alof s 9es regards vcets Ireton et CiOfliwieU (i)^ ne vîé sw Inur visage ^e ïexpttmàon de kt froideur et éa dédaîii. Qooi tfo'û en soit de ce téciTy coq niftipevt dcmter qne Ywprit: ^néraà de rannée me iot opposé au rétflbtis^Éiiieiit de h monardûsi Le& dé-^ elar»ticm9 de chaqiiiie régiment étaient pkdnes d'une furent de facnatisrae ee d^anarcbie, que k» cbefe auraient ett de la peine à smnoiKter. CvomweU ^ aprèd a^oir frappé les oivdbraars, fiatta la passioii qiui k» aDimatl. Le jifigenient du Koi éi^ dès-lor&^i^iolu pemii les priaci* pau» o£fickTS^ Lu^lcyM pafle d'une . ré;u»Utti militaire, où ^ gt^nd objet fat diseuté ipaeh que tettips» après^ts^Mte dwRoivCb a^ Ht que Croitiwell ne s^p^détemtiaa^ii^airec répugnance, qu^il aurait v^uhi eJbtentf , par le yétabMsseinent due Koi , cbe grandec^ récoiilpenftes personnelles , et n'abandotuia cqtte ambition que fatite de pouvoir fiie confier à la parole et à k

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(i) Memoûrf of Ludlow, ▼. i , p. 3r46.

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reconnaissance de Charles. Toute la politique de Cromwell , et Fardeur qu'il mit à poursuivre la mort do Roi , démentent assez de parvttles conjectures^ Ce qu'il est' plus difficile d ex* fAquer5 ^'^^ ^^ refus du B.cMi d'acœpter la propositîMi du parlement* i647«

Il est vrai que , si ce prince était |Mrisonnier, l'Ecosse mécontenta protestait en sa faveur.

Une grande partie ttéme du peuple anglais lit la p$ix et le retour du Roi. Les n>jaavaient msayé plusietirs tentatives pour l'enlever de l'île de Wight Ainsi ^ quoique la fortune de ce prince fftt bien déplorable, elle pouvait changer par une révolution soudaine; et il préférait cette espérance k la certitude d*une paix humiliante pour k trène. Le refus dû Roi fit éclater dans ta chambre des communes, de menaçantes animosités; et « Clromwell montra pour la première fois toute sa haine. Ireton et hii dédarérent : « Que <c le Roi se dénonçait lui-même le tyran de « son peuple ; que la patience n'avait servi à <c rien ; qu'il fallait gouverner sans lui^et qu'on « attendait du patriotiune de la chambre des

ij .

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« résdlutions dignes^d'une assemUée a laquelle ce la nation avait confié soii salut. » a J'aiitoujours « reconnu le Roi , ajouta Crom wfell y pour un ce esprit supérieur , mais pour un homme faux « et très-habile à feindre. » Cromwell rappela qu'au moment où ce prince paraissait se rapprocher des. deux chambres, et s'en remettre à leur sagesse, il entretenait des négociations secrètes avec les commissaires écossais , et cherchait à embarrasser l'AngleteiT^e dans une nouvelle guerre. En conséquence , il proposa, qu'il ne serait plus présenté d'adtesses au Roi , ni reçu de messages de sa part. C'était placer le Roi dans une espèce (i) d'interdit, qui, rompant toute espérance de paix, devait tôt ou tard amenfer son jugement; et sa mort Cette proposition trquya beaucoup de résistance ; elle fut emportée par une minorité violente, qui dominait la chambre, et par l'as* cendant de l'armée, dont Cromwell fit plus d'une fois intervenir le souvenir et la volonté. « Ayez soin , dit-il , quand l'armée se sacrifie

(i) Memoics of Ûenzil lord Holles, p. 200;

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