LIVRE TROISIÈMB. IJ
ment de Cromwell, et qui s'était démis de son emploi, Faccusa , dans un écrit présenté (i) aux chambres , d une longue suite d'intrigues, pour s'élever au dépens du parlement, du peuple et du Roi. Cet officier exposait comment Cromwell, envoyé pour préparer le licenciement de l'armée , avait au contraire excité la désobéissance des soldats ; comment il avait fait enlever le Roi, de Holdenby; comment il avait flatté ce prince de l'espoir d'un traité favorable; comment il avait encouragé les' niveleurs qu'il paraissait réprimer, et abusié de la confiance du Roi, pour lui conseiller une fuite nouvelle. Il rappelait les maximes souvent énoncées par Cromwell ; Qu'il était légitime de passer par toutes les /ormes de gouvernement j pour arriver au but des honnêtes gens; qu'il éUiit légitime de tromper ceux qui trompent; que V intérêt des honriêtes gens était l'intérêt du royaume. Cette révélation tardive ne fut pas même discutée ; et quoiqu'elle eut été transmise par les lords ,
(i) The Parliamentary bistory, y; xvii , p.. 26011
isà.
i8€> HlSïaiïi:^ P]B CBOMWELL.
l'orateur d§f communes 1^ &^pprir^a. Las
trop nécefti^^ pourêti?^ <5pi|p^ble, Li:^41ow (i) nous dît, qu'opposé depuis long-teflip^ a^x dénuorohôs arbitraires du Ueuteps^^t^^^^ral , il lui éciiiirit en cetlcj ocç^^ion pow l'a^suirer d'un Êdèle soeoun», et lui recomme^n^er la défense de Tintérét: public Ia rapide succès»* âion du péril fit ainsi trioipphçr Cromwe}l d^ Ig défianee des Républimins , en àépi% d'eu^mêmes. Ib n'eurent limais le tfiinp^ de #e passer de luv II stvait d'ailleurs , ^iv^nt l'oceasion ,• calmer leurs inquiétudes, # il se £ayisait tout pardonner^ en mwmi ^W . première passion, la haif^f ^ la Ynçk«^rc(^e. A coté de oès grossiers ntf:elenrs, f^n% ^vai|: ^i hardiment irappés , il dis^nguait qiifilq^çs, çsprits chimériques et .éleY^$, dp,^t i\ ^t^t l'enthouftiasHie. Il les asstirail qu'il fi'avù^.^t pas d'autre idée que d'aeoojmplir Uw^, projets d'indépendance et de par<e égalité- : Q'^^
(i) Ludlow'ft memoit-s, T.iy p. aS^»
ahisi' qu'il j^iiàdàit Sydney^ qu'il ftëduiftàlt HâtrriHgtoù, qu'il céttitmttàit là jUële défiance dti colonel Hutchinsoh : i^àp touVèftt lëâ amei généreuses soM la ptok dë& cMfeitièniÉ h»^ bile^. 11 trompait phis feéUement èùdôre d'àtt-^ très officiers riûh 'Aïoihs ignorants ^ë feiia->tiquéi. A sari dë|)fiH ^é Léftdf es , ^(Mt aller Céttibàttre VsMtkée d'HaAfnIton ^ U fat {««onduit tiors Ûeèi miirs ée là iille ^àr {^luàieffî^iÉ tîbeft dé niveléuTs, qtd prirent iîotigé de !liâ,éofi^ ¥àiitacns de son cèle et de sa bdlilî^ foi. Il est vrai (i) quej derrière eu* j téiiait tWxé tbîturê réth]^ie d'écdësiâstiquès presfeyWrie**^ qttl fié sé retirèrent pas'ttiôini^ chàiMèS de SDA accueil et dé Aëâ pietîëëi ititéùtidhs.
C'était sàAs douté uîie singulièi^ ^i^situde, que cette trdisièiné ihvàsibh des ÉtOs^i(9, pour rétablir la «ttOnâtchie qtf'ili^ ébrtolèiieût lès premiers, et qu'ils dVàielït fr&ppée d'un coup mortel, en HVràilt là péréorfttè du Roi. Ce n'était plus à la Téfïté le prfrti presbyte*
(i) Memoirs of the life of colonel Hutchinson, "^ritteii by his widow, vol. 2, p. 129.
l8sà HISTOIRE DE GROHWELL.
rien qui la dirigeait Les Royalistes écossais, puissants par les malheurs du Rod, qui justifiaient leurs prédictions, s'étaient emparés de la conduite des affaires ; et , devenus exclusifs en proportion de leur autorité , ils re* poussaient les partisans du covenantj et maT nifestaient le vœu de rétablir la monarchie sans restrictions politiques ou religieuses.
Montross, leur chef, était absent, et faisait la guerre en Irlande , où il s'était réfugié depuis sa défaite. Mais Hamilton, que le Roi avait soupçonné et persécuté , Hamilton^ presbytérien modéré , et avant tout , sujet fidèle , s'était réuni aux Royalistes , et leur apportait le secours de son expérience militaire , et de ses nombreux amis. Argyle, et les Presbytériens rigides, premiers instigateurs de la guerre civile , étaient déchus de leur pouvoir.
Les communes s'étaient hâtées de déclarer les. Écossais ennemis de l'État , et de porter une loi terrible contre tous ceui qui les favoriseraient. Mais la chambre des pairs n'avait pas adopté ce vote ; et , dans les communes même, l'absence de Cromwell laissa