‹ Histoire de Danemark et de Norwège d'après les historiens les plus estimés continuée jusqu'à nos joursChapitre 15 sur 32 · CHAPITRE Vi · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vi

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Ce prince , dans sa jeunesse, avait fait de fréquents sô jours à la cour de son oncle : il était donc conmi des Danois. Les Suédois prétendirent que le choix qu'on lit de lui était contraire aux stipulations de runion de Kalmar^ aux termes de laquelle la convocation des étals des uois royaumes, à Ilahnstad, était nécessaire pour valider rélectlon. Cependant ^

HISTOIRE DB DANEIIAIIK

malgré les intrigues de Charles Knulsson, Christophe fut proclamé à la diète d^Arboga (iftS9). Les concessions qu'on fit aux exigences de cel ambitieux le rendirent pins puissant que le roi. Un incident retarda le départ de Christophe pour la Suède. Les paysans du Jntland , exaspérés par les extorsions dont ils étaient l'objet de la part de la noblesse , se soulevèrent contre elle {IhUi). Ils étaient au nombre de 2â,000 hommes sous les armes, et avaient à leur téte Henri Fageson , sénateur du parti du roi Erik. Les nobles , de leur côté, réunirent leurs partisans. Le combat s'engagea à Saint-Joergensberg , et la victoire se décida pour les paysans. C'est une faute bien grave de mépriser son ennemi | quelque faible qu'il soit; c^était cet orgueil qui avait causé le désastre que la noblesse venait d essuyer, et dont plusieurs seigneurs de la plus haute distinction avaient été victimes. On ne pouvait songer à une réconciliation. Le roi et les notables firent des armements considérables pour résister au torrent, cl n'avancèrent qu'avec une extrême prudence, précaution d'autant plus nécessaire que leurs adversaires étaient plus nombreux. Les troupes royales se fortifièrent sur le plateau d'une montagne. Plusieurs nobles et chefs étaient d'avis qu'on employât la voie des négociations, plutôt que de s engager avec les paysans, dont le nombre les efirayait. Mais ceux-ci, n'obseï*^ vant ni ordre ni discipline, négligèrent de se mettre en garde contre l'armée royale , et quittèrent en ibule leurs drapeaux pour échappei* à la dure vie des camps. Ce que voyant leurs ennemis, ils tombèrent sur eux et les dispersèrent. Après avoir pacifié le Jutlaiîd, le roi se rendit à Kalmar, où les Suédois l'attendaient.

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11 élaii accompagné du marek Charles Knutsaon

et de l'archevêque , lorsqu'il fit son entrée solennelle dans la ( apîtale. Sa petite taille et sa pliysionomle sans expression étaient oiTacccs par la tigure imposante et miy estueuse de Charles Knutsson. Le peuple s'écria que le marsk était plus digne que le roi de porter la couronne. Cette manifest:iiion irrita d'autant plus Christophe , qu'à la jalousie que lui avait déjà inspirée la puissance de son si^ef, se joignaient des craintes justifiées par l^ambition immodérée de <^lui-ci. Apurés avoir été couronné par rarcheveque, le nouveau monarque , suivant rancieone coutume t fit sa tournée dans le royaume.

Nous avons déjà dit que Charles Knutsson avait beaucoup d ennemis parmi les grands : en première ligne se plaçait l'archevêque d'Upsal. Des accusations violentes furent portées contre le marsk, qui, au lien de présenter sa justification , se retira en Finlande , et fixa sa résidence à Wiborg. Le roi n'était pas moins satisfait en se voyant débarrassé d'un rival qui visait à son trône. A son retour, en 1442 , Christophe fut couronné roi de Norwége» à Opslo , et roi de Danemark en 1443. Mais il lui fallut s'arracher à l euivremenL des fêtes et de Tallégresse, pour préparer une expédition militaire. Depuis sa fuite Erik était la terreur du commerce. Un cri générai dindigation s'était élevé contre lui du sein des peu* pies danois et suédois . et obligeait Christophe, contrairement au vœu de son cœur, à tirer Tépée contre son oncle. 11 avait rectilé, autant qu'il avait pu, devant cette pénible nécessité. Sa flotte arriva sur les (ôies de Uothland; il présidait lui-même au débarquement des troupes; personne ne se fissurait qu'Krik pouvait échapper à la captivité. Mais une

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