Histoire de Dieppe
Lorsque je publiai pour la première fois cet essai suf Dieppe (en 1833), j'avais formé le desseio d'écrire de la même manière Thistoire d'un \;ertain nombre de nos anciennes villes de France. Le loisir m'a manqué pour accomplir ce projet , et je ne pourrai probablement jamais faire usage des matériaux que j'avais commencé à recueillir. Cette esquisse n'est donc plus qu'un fragment , une partie détachée d'un tout qui n'existera pas. Je l'avais composée comme le premier chapitre d'un ouvrage de quelque importance : l'attente de ce qui devait suivre lui donnait plus de prix , plus d'intérêt; aujourd'hui ce secours lui manque , et je crains que , dans son isolement , elle ne trouve le lecteur moins préparé à l'indulgence.
J'ai cherché du moins à en faire disparaître les. parties les plus imparfaites : j'ai réparé quelques oublis , rectifié quelques inexactitudes. L'obligeance de M. Féret , qui m'avait si bien secondé dans mes premières recherches , ne m'a pas fait défaut ; çt j'ai trouvé en M. Méry, ingénieur des ponts-et-chaussées à Dieppe, un nouvel auxiliaire dont les connaissances techniques et les investigations savantes m'ont prêté le plus utile secours. Je me • plais à leur adresser à tous deux mes sincères remerctments.
Mon récit est divisé , dans cette édition comme dans la précédente , en quatre parties. ■
La première contient i^histoire de la cité du moyen j
âge. J*y rappelle , avec l'aide de chroniques manuscrites , 1
quelles furent, pendant les quatorzième, quinzième etsei- ^
zième siècles , Topulence et la prospérité de cete ville au* jourd*bui si déchue , et quel rôle considérable elle a joué dans nos guerres de religion.
La seconde partie est consacrée à des recherches sur les voyages des anciens navigateurs dieppois. C*est toujours l'histoire de la ville , car c'est celle de ses navires et de ses matelots. A côté de beaucoup de conjectures et «
de fables je rencontre des faits authentiques qui ne permettent pas de douter que , parmi les glorieuses décoi)- ] vertes dont d'autres nations s'attribuent l'honneur, il en ^ ' est plus d'une qui appartiennent à nos navigateurs et qu'il i faut revendiquer en leur nom. i
Rentrant ensuite dans la ville moderne , je décris ceux |
de ses monuments qui sont encore debout , je jette un coop d'ceil sur sa condition présente , sur son port et sur ses pêchears* aux mœurs si simples et si pittoresques.
Enfin, pour compléter le tableau, je parcours les environs de la ville» je pénètre dans les délicieuses vallées qui l'avoiMBent , vallées si fraîches , si sohtaires « si riches en monuments et en souvenirs^
Telles sont les divisions que je me suis tracées , tel est le cadre que j'ai voulu remplir. •-