‹ Histoire de diocèse de BayeuxChapitre 53 sur 112 · XVII. — PACK XXXII · texte numérisé non relu

XVII. — PACK XXXII

Origine de TégSte Saint-TlioiiMw et de réglke Rotre-DMiie

4e Vira.

Les archéologues ne sont point d'accord sur l'origine de ces monuments. Ce serait sans doute une grande témérité que de vouloir aujourd'hui décider une question qui a toujours été controversée. Aussi nous bornerons-nous à citer les motifs sur lesquels repose Topinion que nous avons suivie, sans prétendre la faire adopter.

M. Seguin, dans son Histoire archéologique du Bocage., confond l'église Notre-Dame, à son origine, avec la chapelle royale du château. Cette opinion est fondée sur une charte de Henri I*', dont les moines de Troarn présentèrent une copie, à l'occasion de leur procès avec les religieux de Belle-Étoile, auxquels ils disputaient la possession de la chapelle Saint- Maur. On lit, en effet , dans cette charte : Ecclesiam Beatœ- Mariœ de castra Yiriœ, ce qui .parait trancher la question. On peut néanmoins opposer à cette hypothèse les considérations suivantes. — L'acte produit par les religieux de Troarn était une copie , dont ils déclarèrent avoir perdu l'original. Or, tout porte à croire que cette copie est falsifiée : on remarque tout d'abord que la date Ànno primo regni nostri a été ajoutée contrairement aux usages du temps : de plus, il est question de l'église du château de Vire dans trois autres chartes de l'abbaye de Troarn, et elle y est appelée simplement Ecclesiam de castra Viriœ. Il est donc probable que les

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mots Beaia Marim ont été introduits dans la charte de donation , lorsqu'on en a fait la copie, à une époque où Tégliae paroiaeiale de Vire s'appelait Notre-Dame. <*- En second lieu, ee que nous avons rapporté de la chapelle Saint* Biaise, démontre jusqu'à l'évidence que c'est vraiment cette chapelle qui était la chapelle royale du château. — Enfin , il est contre toute Vraisemblance que l'église qui est devenue plus tard l'église paroissiale, ait été fondée dans le château. Elle a dû être fondée dans le voisinage, et, en quelque sorte, sous la protection de ses murailles, derrière lesquelles les habitants pouvaient, en cas d'alarme, aller chercher un abri. La situation même de l'église actuelle, par rapport à Tancien château, prouve donc qu'elle est la transformation de cette chapelle sans vocable bâtie hors du château (extra ca^trum), au temps du roi Henri I**^ et de l'évèque Henri IL En ce cas, elle n'aurait pris le nom de Notre-Dame qu'à l'époque de sa dédicace , qui eut Heu en 1372, le dimanche avant ou après la Saint-€lair.

Quant à Saint-Thomas, un antiquaire virois suppose que cette église « est de plusieurs années antérieure à celle du château, qui fut construit vers le milieu du viii* siècle. » M. Guilmeth soutient au contraire que le château de Vire fut TcBuvre de Charlemagne; qu'il fut bâti depuis Tan 800 jusqu'à l'an 805 ; que l'église actuelle de Saint-Thomas remplaça, dans la seconde moitié du xii* siècle, la première paroisse de Vire, appelée Saint-Michel de la Couture ou du Champ de Foire, de Campo Feriœ et non Vùriœ, Contentons-nous de dire, après M. de Caumont, que Téglise Saint-Thomas appartient au style roman, et qu'elle est regardée comme la plus ancienne de la ville.

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Gordelien de Vire.

Il est possible que les Cordeliers se soient établis à Vire en

1481, comme le portent différents titres; mais ce fut le 15 septembre 1491 que Thomas de Bordeaux et demoiselle Jeanne La Bège, son épouse, donnèrent une pièce de terre pour y bâtir le couvent. La bulle du pape Innocent YIII qui accorda Tautorisation nécessaire pour cette construction, est également du 14, avant les calendes de juin 1491.

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