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Abbaye de Foateiuiy.
M. Delamare, habitué de l'abbaye de Fontenay, et qui en avait les chartes entre les mains à l'époque où il rédigea son
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pouillé, a réfuté vietorieosement cette fausse croyance longtemps répandue, que saint Évremond est le fondateur de ce monastère. On trouve eu effet, dans certaines légendes, que saint Évremond se retira dans une solitude du Bessin, au lieu appelé Fontenay-sur-Orne, près Caen. Mais cette assertion , en apparence si claire et si positive, est démentie par la légende même d'où elle est tirée. Il est aisé de s'en rendre compte. Les auteurs de ce récit appellent tantôt Exeunicia tantôt Exi^ viœ \% lieu où se retira saint Évremond. D'après eux, 11 y fonda deux monastères, celui de Notre-Dame-de-Fontenay et 4^ui de Saint-Didier, à une demi-lieue du premier. Or^ saint Évremond était totalement Inconnu à l'abbaye de FoiUenay, près Caen , qui avait pour patron saint Etienne , et il n'y a jamais eu dans les environs ni église ni chapelle consacrée à saint Didier. Il est évident que le nom Ëxcunicœ ou Exiviœ désigne la forêt d'Écouve dans le diocèse de Séez , près de laquelle sont deux paroisses appelées Fontenay et Saint-Didier. Les légendes de saint Évremond portent qu'il fut consacré par saint Âlnobert, évêque de Séez, et que le successeur d'Alnobert donna la sépulture au saint abbé, dans son monastère de Fontenay. Gea détails biographiques viennent encore à l'appui de nos explications. Quand Tejrreur opposée s'introduisit dans la légende, le monastère de la foret d'Écouve était ruiné depuis long-temps; celui de Fontenay-sur-Orne venait d'être fondé par les Tes^n. C'en est assez, sinon pour justifier, au moins pour expliquer la méprise.