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SècWoMBto pour resliatlMB âm ht mendicilè A Bbyétti iMlHiilîott dct filles de la COMnlé.
Les premiers statuts pour l'établissement de l'hdpital-générai de Bayeux sont du 18 décembre 1667. Ils furent arrêtas dans tine assemblée générale des habitants de la ville et des faubourgs, en présence de M. de Chamillard , intendant de la généralité de Caen; on fixa le lieu de rétablissement de Thopital, le nombre et la qualité des directeurs préposés à Tadministration. M" l'évêque ou son grand-^vicaire et M. l'intendant furent déclarés directeurs perpétuels du dit hôpital. On fixa ensuite le nombre et la qualité des officiers appelés à le desservir, le nombre et la qualité des pauvres que Ton se proposait d'y recevoir soit de la ville, soit des faubourgs. I/hôpital fut soumis à l'administration spirituelle de l'évêque.
Il paraît que cette première administration, dont les procèsverbaux finissent en 1676, n'atteignit pas le but de ses efforts: car, le 16 mai 1684, nous voyons tous les corps de la ville se réunir chez M" l'évêque pour faire cesser la mendicité, et mettre la dernière main à l'érection de l'hôpital-général. Au nombre des règlements qui émanèrent de cette réunion,. nous trouvons celui par lequel on s'engageait à distribuer du pain aux pauvres nécessiteux tous les dimanches, à dix heures et demie du malin , dans les quatre quartiers de la ville, savoir : — à la ville, — dans le quartier Saint-Loup, --dans celui de
Saint-Patrice, — dans celui de Saint-lean.— Avant d'avoir part à la distribution, les imuvres devaient faire des prières publiques pour la ville, entendre le catéchisme et montrer leur chapelet. Ceux qui demandaient Taumone publiquement» étaient mis en prison ; ceux qui l'auraient donnée, devaient payer cent sols d'amende au profit de rhôpital. Il fut décidé que les passants ne seraient point reçus à l'hùpital , mais qu'on les logerait dans le lieu qui leur était destiné. — Nous avons dit, page 162, que ce lieu était situé vis-à-vis de THôtel-Dieu. — Enfin , les directeurs des pauvres honteux s'engagèrent à ne leur donner aucune aumùne, sans un ordre secret du bureau.
La trésorière des dames de cbarlté rendait compte au bureau, tous les mois, de l'argent recueilli par les quêtes dans les paroisses, pour secourir les malades « et faire subsister la marmite. » Nous ne saurions dire précisément quand a cessé cette pieuse association , mais nous pouvons aflfirmer qu'elle fonctionnait encore à la fin du xvii* siècle.
Le 4 mars 1704, M>' de Nesmond établît deux filles de la Charité « pour assister les pauvres malades de la ville et des faubourgs. » Elles devaient employer et porter à domicile ce qui leur était remis « par la oonfrairie de charité » ; elles étaient chargées de distribuer les médicaments et de faire les saignées ; elles logeaient dans un appartement acquis et meublé par M" de Nesmond. Par le même acte, M*' de Nesmond s'était obligé, lui et ses successeurs dans la terre du Bosq, à fournir, pour la nourriture et l'entretien des deux sœurs, la somme de trois cents livres chaque année; c'était la confrérie qui était chargée de soigner les smurs, quand elles étaient malades, et au besoin, de pourvoir à leur inhumation. Les deux filles de la Charité continuèrent leur service sous M*' de Lorraine; leur nombre fut porté à trois, on ne sait trop à quelle époque , et à six , sous M*' de Luynes , le 20 août 1732. C'est lui qui passe pour avoir établi à Bayeux les smurs de Saint-Vincent de Paul ; mais on voit que la première institution appartient à M*' de Nesmond.