CHAPITRE II
de suicide moral non moins inexplicable que tout le reste. Une découverte inattendue vint mettre le comble à tant d'incertitudes.
Vers le soir du 27. M. Guillaume, secrétaire du roi. aperçut, en passant devant la cheminée de la chambre mortuaire, des fragments de papier qui brillaient sur le fond noir du foyer. Il s'approche, et sur ces fragments, que soutenaient des cendres de papiers brûlés, il lit ces mots : roi Yincennes infortuné fils M. le procureur-général Bernard étant arrivé le lendemain à Saint- Leu. on lui remit ces fragments, avec d'autres que le valet de chambre Lecomte avait recueillis. « La vérité est « là, s'écria aussitôt le procureur-général; et. à l'aide des personnes présentes, il réunit ces fragments de manière à recomposer les deux écrits que voici :
Sainl-Leu appartient au roi Philippe ne pilles, ni ne brûle's
le château ni le village ne faites de mal à personne ni à mes amis, ni à mes gens. On vous a égares sur mon compte, je n'ai
Saint Leu et ses dépend appartiennent à votre roi Philippe : ne pillés ni ne brûlés le ne ni
urir en niant cœur le peuple et l'espoir du bonheur de ma patrie.
le village
mal à personne
es amis, ni à mes gens.
On vous a égares sur mon compte , je n'ai qu'à mourir en souhaitant bonheur et prospérité an peuple français et à ma patrie.
Adieu pour toujours,