IV. HISTOIRE HE NI V
i es, les partisans de la ( baronne, les membres du Centre, ne songèrent plas qu'à gagner par des avances flatteuses certains chefs du Centre Gauche : el ils se résolurent i offrir la présidence de la Chambre a M. Pasay, no «les meneurs il>' la coalition. M Thiers en est informé, il s'en indigne, convoque les membres du Centre Gauche ohea M.Ganneron : et là. combattanl la candidature de M. Pass] . il rappelle les engagements pris envers M. Odilon Barrot, et conjace ses amis de ne pasvoter pour un candidat qu'ils tiendraient de la main du Centre, l e (entre Gauche, en effet, n'hésita pas à se prononcer pour M. Odilon Barrot; si bien que, dans la séance du ni avril. II. Passy, porté pour la présidence de la Chambre, eul en sa faveur -es adversaires el contre lui -es amis, i es premiers remportèrent. M. Odilon Barrot n'obtint que 193 suffrages ->>n concurrent en réunit 233.
i était pour M. l'a— > une étrange victoire; mais,
r.. mine elle le i appre iiliail de la Cour, il fut > li.n j | n
le roi de la formation du Cabinet, celui qui existait n'éi.in' que provisoire el ne se prenant pas lui même au ,\ m Passj .iii — -il -e nui à l'œuvre Interrogé pai lui, M. 1 - se déclara prêt k accepter la présidence du maréchal Rouit Or. le maréchal, de son côté, ayant
promis de faire partie avec M. rhiers de la combinai
propre omme cer-
taine, lorsque lout-à-coup le mare hal tii savoir aux periatiou que M i hiera devait moin i-i m mini i res étran
l à prendrerclui de l'inléricui I.h propaèition avait quelqur rhowi de ni iinpré> i el de si insultant, elle iodilention de donnei ù la question d l sp
JCHAPITRE Mil. 383
uu tour contraire aux vues émises par M. Tliiers, que ses amis refusèrent pour lui avant de l'avoir consulté. Lui. il en éprouva contre le maréchal Soult un surcroît de haine qu'il ne craignit pas d'exhaler, à la tribune, en termes passionnés. Et quant à M. l'assy, qui avait noué l'affaire, il se plaignit hautement d'avoir été trompé, ce qui ne t'empêcha pas de faire une seconde tentative.
Celait la sixième combinaison essayée, et tout annonçait. cette fois, qu'on arriverait à un dénoûment. Les portefeuilles lurent distribués comme il suit : le ministère des affaires étrangères à M. Thiers, ['intérieur à M. Dul'aure. le commerceei les travaux publics à M. Sauzet. les sceaux à M. Dupin aine, la guerre au maréchal Maison, la marine à l'amiral Duperré, Vinstruction publique à M. Pelel de la Lozère ;. Pour prévenir toute dispute de prééminence, il avait été convenu que le Conseil n'aurai) pas de président réel •. qu'il y aurait seulement, pour la régie des délibérations, un président d'ordre-, et que ce sérail M. Dupin qui en remplirait les fonctions. Le 29 avril, chacun disait la crise terminée. Quoiqu'il n> eût pas séance ce jour-là, les curieux affluaient autour du l'alais-liourlion : une foule nombreuse et impatiente de députés encombrait la salle des conférences, les yeux fixés sur les voitures qui stationnaient dans la cour et devaient conduire les nouveaux ministres aux l uileries. On attend, m lis en vain : les heures écoulent : les voiture i re tenl immobiles; on s'épuise en conjectures. Li uns se plaisent à attribuer le retard à des < auses peu importantes : les autres devinent le scandale d'un sixième avortcment. et parlenl d une m. un cachée qui paralyse les efforts le plus sincères. s lain, ces nuits tombenl dans la foule :