‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 46 sur 220 · III. Hlsinllt» Dl l>l\ vss · texte numérisé non relu

III. Hlsinllt» Dl l>l\ vss

prince qui l'avait ronçue n'avait p:i> encore ton) ce que devaient lui donner plus lard les enseignements de la mauvaise fortune .

Savoir commander a son cœur, être insensible et patient; n'aimer que son but, dissimuler : ne i>;is dépenser son audace dans le* projets <'i la réserver toul en lien- pour l .-i< t i< >i i : pousserait dévouement sans trop) croire, traiter avec la bassesse en la devinant, mépriser les hommes; pour devenir fort, le paraître; et se donner îles créatures, moins pai la reconnaissance, qui fatigue le

zèle, que par l'espérance, qui le stimule : là est, dans

isle ei vulgaire du mot, le génie des ambitieux. Or, le prince i "m- Bonaparte n'avait, soit en qualités, vuii en vices, presque rien de ce qui le compose sa sensibilité, facile à émouvoir, le livrait désarmé aux faux empressements des subalternes il lui arrivait quelquefois de m. il jugei 1rs hommss par précipitation ou par bonté. i .1 Fougue de ses désirs le trompai! et l'entraînait. Doué d'une droiture nuisible ■< ses desseins, il avait, par un rare assemblage, et l'élévation d'àme qui lait Mimer la vérité, et la Faiblesse don) profitent les flatteurs, Pour ■ugmenter le nombre de ses partisans, il se prodiguait, il m- 1 m issrii.nl . en un mot, m art >le ménager ses ressour i es, m celui il en exagérer habilement l importance Hais, en n \.mi ne, m était généreux, entreprenant, prompt aux exercices militaires, élégant et Qer sous l'uniforme Paa d'officier plus brave, de pins hardi cavaliei Quoique sa

physionomie Fût douce plutrtl qu'énergiqi t domina»

Iricc, quoiqu il j eût une sorte de langueur habituelle dans ■on regard, où passait la rêverie, nul doute que les sol i eiissi-ni .nui.- l'uni si-s .iiiuies Franches, pout la

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