‹ Histoire de dix ans, 1830-1840Chapitre 138 sur 159 · Page · texte numérisé non relu

Page

DOCUMENTS HISTORIQUES

« Nous soussignés tous habitants de la commune de «. Vaise, attestons pour rendre hommage a la vérité que le nommé Claude Sève vieillard de 70 ans demeurant chez sa tille nommée Marie Sève blanchisseuse route du l'.ourbonnois et rue projetée maison Sourdillou au 2m<! a été le 12 avril 1834 fusillé et percé de coups de bayonnettos dans son lit et geté ensuite par la fenêtre par les soldats du 2Slur régiment de ligne. Ajoutons de plus qu'ils ont cassés brisé etgeté parla fenêtre toutlelingeetinena^e de sa fille qui se trouvoil absente dans ce moment. En fois de quoi avons signés le présent pour servir au besoin. Vaise le 28 avril 1834.

« CIMETIER, SIMONAUD PENO.T, NOËL, CHARNIER, « PI.AGNE, ANTOINE VERNE.

« Vu à la mairie de Vaise le 28 Avril 1834, pour « légalisation des signatures cy-dessus, au ci nombre de six.

« Le Maire, « erhard, adjoint. »

» Cejourd'huy premier may dix huit cent trente quatre, nous soussignés Bonnavenfure Galand marchand de boit, Honoré-Picotin marchand de vin tout deux propriétaire domiciliés à Vaize, François Foucret forgeur el Jean Charnier propriétaire aussi domicilier à Vaise. A tes ton pour rendre hommage a la vérité qne le sieur Jean Barge mousselinier demeurant à Vaise route de Yillefranche n° 19, a été arraché violemeut du domiede du sieur Laffay demeurant rue projettée n° 7, ou il s'était réfugié d'une manière paisible et très inoffensive pour se mettre en sûreté, la des soldats l'ont trainé jusque sur la nouvelle route du Bourbonnais pour le massacrés impitoyablement, sans qu'il lui soit possible de faire entendre la moindre explication, qui aurait été sincère et on ne peu plus justificative, ce malheureux quoi que perse de coupt a encore pu se trainer chez le sieur Foucret forgeur demeurant près du lieu ou il fut mutilé, ce dernier lui prodigua les premiers secours qui ne servirent qu'à prolonger son agonie d'une heure environ pendant laquelle son épouze le fit transporter dans son domicile ou d lut accompagnie parle docteur Guichanet qui avoit été appelé pour lui donner ses soins, le déffunt laisse Baithellemye Saunier veuve et mère de deux enfant, l'une âgé de treize et l'autre de quinze ans sans aucune ressource pécuniaire, en foi de quoi nous avons signe ia présent ces jours et an que dessus.

Page 1