‹ Histoire de dix ans, 1830-1840Chapitre 141 sur 159 · TRIDON, ESCOFFIER · texte numérisé non relu

TRIDON, ESCOFFIER

« Cejourd'huy premier May dix-huit cent trente quatre. nous soussignés Jean Chagnier cabaretier et J. Mc Emoulon maitre maçon tous deux propriétaires domiciles à Vaise. Atestons pour rendre hommage a la vérité que le douze du courant André Dejoux mousselinier domicilié audit Vaize rue Projetée n° G a été arraché du domicile du sr Alexandre Markof ouvrier en soye domiciliés grande routée du Bourbonnais n° 32 par des soldats qui l'ont fusillé malgré tout ce qu'il a pu dire pour sa justification, il laisse Marie Béai son épouse, veuve et mère dépourvue de toutes ressources pécuniaires, en foi de quoi nous avons signés la présente les jours et an que dessus.

.) charnier, e.molton.

« Le maire de Vaise certifie que les signa- « tures cy-dessus sont celles des sieurs <. Charnier et Emouton, habitans de cette « commune.

Vaise le 1" Mai 1834.

« Le Maire, » f.rhard, adjoint. »

« Nous soussigné abitant du la commune de Vaise, attestons que le sieur Benoit Héraut, delà profession douvrier maçon demeurant a Vaise rue projeté maison Magni n° 7, a été araché de son domicile ou il était paisible efc innofensif par des soldats du 28m< de li^ne et autre régiments pour être fusillé, sans qu'il lui fut possible de faire entendre la moindre explication qui aurait été sincère et justificative, plus les soldats ont brisé toute sa vaisselle, son armoire. Il laisse sa femme enceinte et deux petits enfants dont le plus âgé na que cinq annés, cette pauvre famille par suite de cet événement se trouve réduit à la plus grande misère si Ion ne venait à son secour en foi de quoi nous avons signé pour rendre homage à la vérité.

k Taise le 28 avril 1834.

Page 1