PARTIE I. CHAPITRE V
frapper notre pauvre Don Ougotc de tant de coups' que, malgré ses armes, il le moulut comme le b^. Ses maîtres lui criaient de s'arrêter et de le laisser ; mais il était animé et ne voulut pas quitter le jeu sans y passer le reste de sa colère. Réunissant tous les tronçons de la lance , il acheva de les briser sur le malheureux chevalier, à qui cette grêle de coups ne fermait pas la bouche, et qui menaçait ciel et terre, et ceux qu'il prenait pour des brigands. Enfin le muletier se lassa , et les marchands poursuivirent leur chemin avec un ample sujet de conversation dans la disgrâce du pauvre bàtonné. Celui-ci, se voyant seul, fit un nouvel effort pour se relever; mais, s'il ne Tavait pu se portant bien, ccmunent Feût-ilfait étant ainsi moulu P Cependant il ne laissait pas de se trouver heureux d'une infortune qui lui semblait tout à fait particulière aux chevaliers errants, et dont il attribuait toute la faute â son cheval ; en attendlant il ne pouvait se remettre sur pied , tant son corps était brisé.