CHAPITRE XXIII
La plus ancienne chapelle qu'on connaisse au château de Fontaine-Française est celle qui fut bâtie en 1297 par Jean 1" de Vergy, sous le vocable de Notre- Dame.
Elle était située devant le château, vers Tangle nord (sur le chemin de France), à peu près dans Tendroit où se trouve aujourd'hui le cabinet rond de verdure, entre le petit monument de Henri IV et la grille qui conduit au parc.
L'époque de la construction de cette ancienne chapelle indique probablement le moment de la construction du donjon et de la forteresse que M. de Saint-JuUien a fait démolir en 1754, quoiqu'un manoir existât bien avant en ce lieu, déjà en 1098.
Bâtie à peu près à la même époque que la chapelle de Fouvent-le-Haut, dont on vantait la richesse, celle du château de Fontaine était aussi merveilleusement belle. Jeanne de Vienne, femme de Jean de Longvy II, y fut inhumée en 1474. Elle renfermait encore d'autres sépultures seigneuriales.
Un titre du 23 février 1450 dit que « Jehan de
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liOngvy, seigneur de Gevrey et de Fontaine, nomme chapelain de la chapelle Notre-Dame du château Robert Brichet. »
Mais, les guerres aidant, le temps qui détruit tout a vu disparaître cette chapelle.
En 1536, Claude de Longvy, cardinal de Givry, évoque de Langres, duc et pair de France, coseigneur de Fontaine (1), qui faisait sa résidence habituelle au château, transporta pour sa commodité ou peut-être par cause de vétusté, l'ancienne chapelle, qui était devant le château, comme nous l'avons dit, dans le château même, à l'angle ouest, où M. de Saint-Jullien, sans respect pour le lieu saint et les seigneurs qui y étaient inhumés, établit les cuisines de son nouveau château.
Celte nouvelle chapelle était d'une richesse extraordinaire, « Il n'y manquait qu'un étui pour un si beau bijou », disait-on. L'aménagement en était superbe, les dorures et les tapisseries n'y étaient pas épargnées ; elle était voûtée en pierre et bien éclairée. Les armes du cardinal s'y trouvaient en vingt endroits différents (2).
Le cardinal de Givry mourut en 1561, dans son château de Mussy, c de chagrin 9, dit un contemporain, « d'avoir vu le protestantisme envahir son évéché. »
Le cardinal de Givry, tout en conservant à la nouvelle chapelle le vocable de Tancienne (comme souvenir des Vergy), voulut sans doute y adjoindre un se-
(I) Et par conséquent, son propre suzerain, en sa qualité de comte de Montsaugeon, duc et pair de France.
{t) Le cardinal de Givry portait: écartelé aux 4 et i d'azur à la bande d'or, qui est Longvy ; aux 2 et 3, d'azur au sautoir de gueules accompagné de douze fleurs de lis d'or, qui est l'évéché de Langres.
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cond vocable, car en 1544-1545, sous François Chabot, le chapelain Hugues Jacquinot prétendait être en droit de jouir de la moitié de la dime sur le finage de Fontaine, qu'il disait avoir été donnée par les anciens seigneurs € pour dotation de la dite chapelle Saint-Sé^ hastien. » Tandis que le 12 novembre 1591, messir^ Simon Labotte, prêtre du diocèse de Langres, est nommé « chapelain de la chapelle Notre-Dame du diâteau» » qu'il dessert jusqu'à sa mort.
En 1613, le 16 février, Catherine de Silly, épouse de Henri Chabot, nomme chapelain de la chapelle Saint- Sébastien du château, Charles Labotte, clerc du diocèse de Langres, en remplacement de Philippe Jacquinot, qui se fait « hermitte » . Charles Labotte dessert la chapelle jusqu'en 1639. En cette même année, sous François de la Rochefoucault, la chapelle castrale ^ indiquée comme étant sous le vocable de Notre-Dame, et le 13 septembre 1658, Claude Buvée, prieur, curé de Fontaine, est nommé chapelain de la chapelle Notre- Dame du château, par Catherine d*Ârnault, épouse de Jacques de Mazel, seigneur de Fontaine, au détriment de Jean Bichot, chapelain en exercice.
Voici pourquoi Claude Buvée est nommé chapelain:
Antoine d'Arnault devenu, en 1656, seigneur de Fontaine, par l'acquisition de cette terre, professait la religion soi-disant réformée. Il ferma nécessairement la chapelle du château, supprima le chapelain dont il n'avait que faire et chargea le curé de Fontaine d'acquitter les fondations, sans doute en conformité d'une clause de l'acte de vente.
Jean Bichot, chapelain de la chapelle Notre-Dame du château, n'accepta pas la suppression de son emploi, et le 22 juin 1661, somma Antoine d'Arnault, seigneur
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de Fontaine, de lui laisser l'entrée libre de ladite chapelle pour qu'il puisse y faire la desserte qu'il dit être d'une messe le samedi de chaque semaine.
L'instance se termina au profit du seigneur qui nomma néanmoins, la même année, le 13 novembre, Alexandre de Grignoncourt, au titre de chapelain.
Sous Antoine d'Arnault, Jacques de Mazel et Catherine d'Arnault, son épouse, professant tous la religion réformée, Charles-Alexandre de Grignoncourt, désigné seulement clerc du diocèse de Toul, nous paraît être un chapelain coramendataire ou bénéficiaire.
A cette époque, les revenus de la chapelle du château consistaient dans le produit de 33 journaux et demi trois quarts de terre, outre la Charme Robert de six journaux deux tiers et quatre faulx (d) deux tiers et demi de pré appelé alors le pré des Minimes, aujourd'hui des Mineurs.
Le 49 juillet 1688, Tabbé de Grignoncourt résigna ses fonctions et son bénéfice en faveur de messire Simon Minard, curé de la paroisse de Saint-Sulpice de Fontaine. Un événement important venait d'avoir lieu au châleau.
En ce moment les abjurations du protestantisme étaient nombreuses et à Fontaine- Française en particulier, seigneurs et habitants venaient de rentrer dans le giron de Téglise catholique.
Voici la copie textuelle de l'acte d'abjuration faite en la chapelle du château par Catherine d'Arnault et plusieurs personnes de sa suite.
Jacques de Mazel ne fit son abjuration aux Capucins de Dijon, que le 31 janvier 1686. •
(J) La faulx est équivalente au journal de 34» 28s
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a Ce joard*hui dimanche neuf décembre 1685, enU chapelle da chasteau de Fontaine-Françoise, envinm deux heures après midy, dame Catherine d'Amaolt, femme et compagne de M'*" Jacques de Mazel, escuier, seigneur et dame dudit Fontaine, dame Claude de Mazel, leur fille^ femme et compagne (Je M. le marquis de laCharce, damoiselle Judith Bernier de la ville de Paris de présent audit Fontaine, Isabeau Caperon, femme de chambre de ladite dame de Mazel, Jeanne Anthoine, femme de chambre de ladite marquise de la Charce et Daniel Loppin, fils de Daniel Loppin de Mirebeaa, aâgé de quatorze ans* laquais de ladite dame marquise ont fait abjuration de la religion soi-disant réformée^ de laquelle ils faisaient profession et de toutes hérésies, et promis de vivre et mourir dans la foy et obéissance des commandements de Dieu et de l'église catholique, apostolique et romaine, entre les mains du révérend père CélesUn d'Auxonne, capucin, gardien du couvent de Diion de présent faisant la mission audit Fontaine-Françoise, ayans tous les susnommés prêté serment par l'imposition de la main sur le saint Evangile en tel cas requis et reçue Tabsolutiou m présence de discrette personne M'* Simon MinanL prestre bacheUer en théologie, curé dudit Fontaine, le révérend père Claude de Diion, capucin dudit coavent, M" Jean Michel, notaire royal et M. Simon Jacquinot, procureur fiscal en la justice dudit Fontaine et Labotte d'Orrain qui se sont soussignés avec les dames, damoiselles et Jeanne Anthoine, Célestin d'Anxonne, Minard curé, Claude de Diion, Labotte d'Orrain, Tournois, Jacquinot, Michel, notaire, i»
Le château n'ayant pas été habité pendant un certain nombre d'années (peut-être pour cette cause oïï
pour d'autres inconnues) on ne célébrait plus les offices dans la chapelle castrale. M. le marquis de la Charce, seigneur de Fontaine, par une lettre, sans date, écrite de sa main, demanda à Ms^ l'évoque de Langres Tautorisation de continuer, ainsi que cela avait été accordé par NN. SS. à ses prédécesseurs, la célébration de la sainte messe les fêtes, les dimanches et autres jours. — L'autorisation, écrite au bas de la supplique, est du 6 juin 1736 et signée : -]- G. évéque de Langres. Il y avait cependant un chapelain nommé Etienne Paul de Tourres de Saint-Florent, mais il est probable qu'il n'habitait même pas Fontaine et que c'était le. curé de Fontaine qui devait user de cette autorisation.
Un incident survint : un prêtre non autorisé ayant dit la messe dans la chapelle, celle-ci se trouva interdite par le fait et cet interdit ne fut levé qu'en 1741, le 3 novembre, par Didier Durand, prêtre, docteur en théologie de la Faculté de Paris, officiai du diocèse de Langres pour partie du comté de Bourgogne et curé de Domarien, lequel en dressa procès-verbal en vertu d'un pouvoir spécial.
Le procès-verbal se continue ainsi: ... c Après avoir fait notre prière, nous avons observé que ladite chapelle était située dans un endroit reculé du château, hors du bruit et du tumulte. Les murs qui sont surmontés d'une voûte de pierre cintrée nous ont paru en bon état et ladite chapelle suffisamment éclairée. L'autel de pierre, sur lequel se trouvent des marques de consécration, est garni de deux gradins sur lesquels il y a un crucifix et deux chandeUers de cuivre argenté et quelques vases de faïence ornés de fleurs. Les images en pierre qui accompagnent l'autel repré-
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sentent la sainte Vierge et saint Antoine et sont d'une forn^'^ .i/>-..>f}fo rr>'ît«^! o^^i couvert 'î^^ <l^nx ?^?r^r>es pliécs eu double, et devaut Tautel est uu maiche-pied de bois.
c Dans ladite chapelle se trouvent deux armoires fermant à clef dans Tune desquelles nous avons trouvé dans un étui d'étoile de soie doublé de toile blanche^ un calice d'argent avec sa patène. La coupe du calice est doréa en dedans aussi bien que la patène; il est d'un poids suffisant et assuré sur çon pied.
« Dans ladite armoire nous avons aussi observé qa*il y avait quatre chasubles avec des étoles, manipules et voiles de calice, savoir : une chasuble soie verte et argent...; nous avons déplus trouvé dans ladite armoire quatre corporaux, six purificatoires, ensuite deux aubes, six amicts, trois nappes d'autel et deux essuiemains, un missel romain, deux burettes et un plat de cuivre argenté avec une clochette^ le tout en bon et dû état.
« Nous étant ensuite adressé à la personne de haut et puissant seigneur Jacques-Philippe-Auguste de la Tour-du-Pin, marquis de la Charce et seigneur dudit Fontaine, pour savoir si d'autres ecclésiastiques que ceux approuvés dans le diocèse de Langres n auraient pas célébré la sainte messe dans ladite chapelle, il nous aurait répondu qu'un prêtre du diocèse de Dijon, vicaire de la Sainte-Chapelle et non approuvé dans celui de Langres, s'était trouvé par hasard à Fontaine, avait célébré la sainte messe dans ladite chapelle castrale, il y avait environ six ans, dont et de ce que ci-dessus nous avons dressé le présent procès-verbal.
« Et ledit jour en vertu des pouvoirs à nous conférés et accordés par Monseigneur TlUustrissime et Révéren-
dissime Evêque duc de Langres, mentionnés en notre commission du 21 octobre présent mois, nous commissaire susdit, ayant trouvé ladite chapelle castrale en bon et du état, fournie de tout ce qui est nécessaire pour la célébration de la sainte messe, l'avons relevée de rinterdit encouru par le seul fait sur ce qu*un ecclésiastique non approuvé dans le diocèse y a célébré la sainte messe, etc.. Et nous nous sommes soussigné avec mondit Jacques-Philippe-Auguste delaTour-du- Pin et Félix Ardouhin, prêtre desservant la cure de Fontaine-Française qui ont assisté à la présente visite.
« Signé : La Tqur-du-Pin, Durand, Ardouhin. »
Voici le passage de Fordonnance épiscopalede4736 qui avait rendu nécessaire la mission de Didier Durand :
« Nous, Gilbert de Montmorin de Saint- Hérem... ordonnons que la moitié des domestiques ira les dimanches et fêtes aux offices de la paroisse, voulons que ladite chapelle soit interdite, ipso facto, si aucun prêtre réguUer ou séculier, autre qu'approuvé de notre diocèse y célèbre la sainte messe, défendons qu'on y administre aucun sacrement sans notre permission et qu'on y suspende une cloche pour appeler les fidèles, etc.. ^
Le nouveau château, commencé en 1754, est achevé complètement en 1758. M. de Saint-Jullien demande alors à i'évéque de Langres l'aulorisation de faire dire la messe dans la nouvelle chapelle du château.
Cette chapelle est située au premier étage, dans l'aile gauche du château^ à l'extrémité de la grande galerie aux arcades toscans^ quilui sert de nef et qui a 64 mètres de longueur, sur trois de largeur et plus de qua-
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tre de bauleur. La chapelle elle-même a plus de six mètres de longueur. Elle est d*une remarquable simplicité et sans aucune décoration. Les murs sont recouverts d'une coucbe de stuc et Tautel est peint dans le même genre. Deux reliquaires fort ricbes et deux statues, avec le bref de S. S. Léon XIII du 24 avril 1805, en ornent les murs.
La permission donnée à M. de Saint-JuUien est ainsi conçue : « Gilbert de Montmorin de Saint-Hérem, par la grâce de Dieu el du Saint-Siège apostolique, évéque duc de Langres, pair de France, commandeur de Tordre du Saint-Esprit,
c Nous permettons à M. et M*"^ de Saint-JuUien de faire célébrer la messe dans leur chapelle castrale de Fontaine-Françoise, lorsque Fun d'eux sera présent, par tel prêtre qu'ils jugeront à propos, soit séculier, soit régulier, môme d'un diocèse étranger.
c Donné à Langres sous notre seing et le contreseing de notre secrétaire, le dix du mois d'août milsept cent cinquante-huit.
« Signé : f G, Evéque de Langres.
« Le secrétaire : « Peigney. »
La nouvelle chapelle, remise sous le simple vocable de Notre-Dame, n'avait alors que des chapelains en titre et quasi bénéficiaires. Dans l'acte de levée d'interdit que nous avons rapporté, le chapelain en titre, Etienne-Paul de Tourres de Saint-Florent, ne paraît pas. Le 12 août 1754, au moment de la reconstruction du château, M. de Saint-Jullien nomma messire David Bellet de Tavernost, clerc tonsuré du diocèse de Lyon, chapelain de la chapelle Notre-Dame du château, par suite du décès de Paul de Tourres.
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Ces nominations de chapelains, faites par le seigneur, sans participation de l'évêque qui seul pouvait conférer le pouvoir de remplir des fonctions spiriluelles, et cette désignation du dernier chapelain sous le titre de simple tonsuré, prouvent qu'il ne s'agit ici que des revenus attachés à la chapelle castrale. L'église, n'ayant pas reconnu cette fondation de bénéfice, ne s'occupait pas d'y pourvoir et se contentait d'accorder Tautorisation de célébrer la sainte Messe dans l'oratoire. Par suite, les seigneurs n'étaient liés que par l'intention de leurs prédécesseurs, mais si cette intention les empêchait de rentrer eux-mêmes en possession des terres dont le revenu était affecté aux fondations religieuses de leur chapelle castrale, ils pouvaient en disposer en faveur de qui ils voulaient, sauf au bénéficier de faire acquitter à ses frais les charges de la donation.
Les premiers fondateurs de l'oratoire du château en avaient fait jouir des prêtres approuvés du diocèse et ceux-ci avaient accepté d'en acquitter les charges dans l'oratoire même ; ces premières dispositions changèrent forcément lorsque le propriétaire du château ne fut plus un catholique, et ses successeurs, redevenus cathoUques, continuèrent, pendant quelque temps encore, le système adopté par les non-catholiques, ne sentant pas le besoin d'avoir un aumônier dans leur maison.
Les choses changèrent en 1772. Le 2G février de cette année, M. de Saint-JulUen nomma Eloi-Félix Ardouhin, curé de Fontaine, aux fonctions de chapelain de la chapelle du château, et à la mort de ce dernier, arrivée en 1781, son successeur, M. Bellon, le remplaça comme chapelain jusqu'en 1792, au moment où le séquestre et les scellés furent mis sur le chà-
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494 mSTOIRE DE FOKTA me- FRANÇAISE
teau. M™' de Saint-Jullien, veuve depuis 1788, habitait alors Paris.
Elle revint à Fontaine au commencement de ce siècle, au moment du Concordat, et en l'an XII, elle adressa une demande à Tévêque de Dijon pour être autorisée à faire célébrer de nouveau la messe dans sa chapelle castrale.
Celte demande dut être transmise au nouveau gouvernement qui s'arrogeait le pouvoir d'accorder ces autorisations. La demande fut accueillie favorablement par Napoléon et Ul^' Reymond, évêque de Dijon, par une lettre du quatrième jour complémentaire de Fan XII, en informait M""* de Saint-Juliien en ces termes : «...le gouvernement accorde Tautorisation de dire la messe dans la chapelle domestique dépenr dante de la maison que vous habitez dans la commune de Fontaine-Française. »
La chapelle du château est toujours sous le vocable de Notre-Dame.
On y a célébré les offices depuis le rétablissement du culte en France après la Révolution, jusqu'à la mort de M"*' de Saint-Jullien arrivée en 1820 (M~ de Saint- Jullien avait été ondoyée dans l'ancienne chapelle le 15 décembre 1729).
Il peut paraître étonnant que M"^ la marquise de la Tour-du-Pin, devenue invalide en 1870, n'ait pas fait célébrer les offices dans sa chapelle. Il fallait, il est vrai, une autorisation, mais la chapelle n'avait pas besoin d'une nouvelle consécration. M. de Chabrillan, s'adressa à Rome, et par un bref du 24 avril 1885, S. S. le pape Léon XIII daigna lui permettre de faire célébrer la messe et <c autres offices » dans la chapelle castrale.
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jj. La première messe y a été dite en octobre 1885, par M. Tabbé Thiers, précepteur, et M*"* la comtesse de Chabrillan a pourvu elle-même à tous les besoins du culte.
Enfin, par autorisation spéciale de M^"" Lecot, le nouveau curé-doyen de Fontaine-Française (1886), M. Contausset, pourra biner tous les dimanches et célébrer la messe dans la chapelle castrale.
Fontaine- Française, 13 janvier 1887.
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