‹ Histoire de France, à l'usage des écoles de la province de Québec [microforme]Chapitre 112 sur 123 · THIERS · texte numérisé non relu

THIERS

TROCHU, qui y comman.

dait, échoua deux fois dans des tentatives de sortie, la première à Champigny, la seconde à Buzenval. À la fin, la capitale, qui commençait à souffrir sérieusement de la famine, capitula.

8. — Traité de Frankfort. — Le pays découra gé réclamait la paix, mal.

gré Gambetta qui voulait Continuer la lutte, Une Assemblée Nationale la vota, et le traité de Frankfort

fut signé en 1871 par le Président de Ja République

ADOLPHE Tiers : la France cédait à Ja Prusse

l'Alsace et la Lorraine, et lui Payait cinq milliards de francs.

4 — La Commune. — A peine les troupes avaient-elles fini de combattre l'ennemi qu’elles durent lutter contre des Compatriotes. La propagande de la dangereuse association l’/nternationale, qui prêchait le partage des biens des riches entre tous les citoyens, portait ses fruits : la Révolution éclata dans Paris. La crainte, d’ailleurs assez justifiée, ‘d'une Restauration royaliste par l'Assemblée Nationale, servit de prétexte aux gardes nationaux pour refuser de déposer les armes qu'on leur avait confiées lors du siège, Un Comité Central s'établit, ct proclama la Ville État indépendant sous le nom de Commune de Paris. Ses membres, au nombre de 75, nommèrent RaouL RiGauLr procureur de la Commune. Le SOuvernement régulier, installé à Versailles, donna Je Commandement de l’armée au maréchal de Mac-Mahon, qui commença le siège de 1a Capitale. Deux mois après, les Communards, après une lutte qui se termina par de sanglants combats dans les rues, se virent perdus : ils fusillèrent alors les otages qu’ils avaie-t arrêtés dans les premiers jours, entre autres Mer Darpoy, archevêque de Paris, le président de la Cour d'Appel Mr BonJEAN. des curés, des gendarmes, des dominicains, etc. Ils livrèrent aux flammes plusieurs palais, ceux des Tuileries, de la Cour des

Comptes, du Palais. Royal, l'Hôtel. de. V'itte. Près de 11.500 prisonniers fédérés furent jugés : beaucoup furent fusillés, d'autres déportés : mais plus tard, deux amnisties permirent aux déportés de rentrer dans cette France qu'ils avaient ensanglantée.

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