‹ Histoire de France, à l'usage des écoles de la province de Québec [microforme]Chapitre 115 sur 123 · LA RÉPUBLIQUE DE 1873 A · texte numérisé non relu

LA RÉPUBLIQUE DE 1873 A

1 — Mac-Mahon, Président. — Le 24 mai 1873, le président Thiers fut renversé par la Chambre, €t remplacé par Mac-Manon. À ce rité de l'Assemblée était telle avait fait offrir secrètement le DE CHAMB0RD, le petit-fils de Put s'entendre: Je

Peau Blanc au lieu du drapeau tricolore, mais on ne peut que s’incliner devant la loyauté de son attitude.

le Sénat, © us pour neuf ans, et formée de membres élus Le Président est Assemblées, et choisit les minis-

tres, qui sont Responsables devant les Chambres.

3. — Jules Grévy, Président. — Mac-Mahon dirigeait en réalité toutes les forces réactionnaires opposées à la République ; Gambetta, lui, représentait l’idée républicaine, Les électeurs, et pour la Chambre des Députés, et Pour le Sénat, se Prononcèrent si net-

tement pour le parti républicain, que Mac Mahon donna sa démission : Juzes GRévy fut appelé à la Présidence (1879). Trois ans apiès mourut le grand tribun Gambetta. On lui fit de splendides funérailles. Sous le ministère JuLes Ferry, la France établit son protectorat sur la Tunisie et le Tonkin. Le président Grévy avait terminé son Septennat : il fut réélu par les Chambres, mais son gendre ayant été compromis dans des ventes de décorations, il dut donner sa démission.

4 — Les derniers Présidents. — Sous la présidence de Sapr CaRNOT, le général BOULANGER fut mêlé à des intrigues politiques très retentissantes contre le gouvernement républicain, mais il échoua piteusemeut aux élections de 1889, et, sur le point d’être arrêté, il se réfugia en Belgique. Carnot fut assassin en 1894 à Zyon par un anarchiste italien. Casimir PÉRIER le remplaÇa pendant quelques mois, démissionna, et laissa la place à Férix Faure. C’est sous la Présidence de ce dernier que la France Prépara son expédition contre Madagascar, et s'empara de cette belle colonie. I] mourut subitement en 1899. ÉMILE Louer, qui le remplaÇa, vit se dérouler la malheureuse affaire Dreyfus. Cet officier français avait été condamné Pour faits de trahison, et déporté. Plus tard les tribunaux révisèrent son procès et le déclarérent innocent, mais le Pays fut longtemps déchiré par la passion qu'apportèrent dans leurs discussions ceux qui étaient convaincus de la culpabilité ou de l'innocence de Dreyfus. A Loubet succéda

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