JEANNE D'ARC
Jeanne d’Arc, née à Domremy en 1409, dans la Lorraine, était fille d’un laboureur. Les malheurs de la France envahie et dévastée par les Anglais devaient émouvoir cette âme impressionnable, et la prédisposer à sa mission divine. A 13 ans, elle commença à avoir des apparitions célestes, et à entendre des voix, qui lui recommandaient d’être bonne et pieuse, et lui ordonnaient de délivrer des Anglais le pays de France. Grâce à l'appui du sire de Baudricourt, qui commandait à Vaucouleurs, elle partit pour Chinon en habit d'homme, équipée militairement, avec une escorte,de neuf personnes, évita tous les obstacles, et arriva à la cour. Charles VII Ja soumet à l'examen des docteurs; avec son sens droit, sa modeste assurance, elle triomphe de toutes les épreuves, elle persuade, elle fait renaître la confiance, Le roi se décide, et lui donne 5000 hommes.
Le 29 avril 1429, elle arrive devant Orléans assiégé. Dès le lendemain commence une série de merveilleux combats, où les bastilles anglaises sont emportées l’une après l’autre ; huit jours après son arrivée, les ennemis ont levé le siège. Jeanne se rend aussitôt auprès du roi, et insiste pour le conduire à Reims, où il doit être couronné. L'armée enlève trois places, gagne une brillante victoire à Patay, enlève quatre autres villes ; enfin Charles VII fait son entrée à Reims, où ilest sacré solennelle. ment, e
La mission de Jeanne était términée ; sur les instances des chefs de l’armée, elle se résigna à rester. En défendant la ville de Compiègne contre les Bourguignons, elle prit part à une sortie et tomba entre leurs mains. Elle fut vendue aux Anglais, et couduite à Rouen, où on :« jugea comme sorcière, hérétique et sacrilège, Sans avocat, sans conseil, en présence d’un tribunal qui l’accablait de questions captieuses et la chargeait de crimes imaginaires, elle confondit ses juges Par sa fermeté, la naïveté sublime de ses réponses. Elle fut condamnée à une Prison perpétuelle ; mais cette sentence ne Satisfaisait pas ses ennemis, il
fallait une peine plus dure, On trouva le prétexte : ses geôliers, pendant son somme’! lui enlevèrent ses vêtements de femme, ne laissant près d’elle que des habits d'homme dont elle fut bien obligée de se vêtir. On fit aussitôt constater ce crime ; Comme elle s'était engagée à ne plus s'habiller en homme, on la déclara relapse, elle fut condamnée à être brûlée vive, et l'exécution eut