Guerre c'atre la Prusse et l'Autriche
— À la nouvelle que les Prussiens avaient pénétré sur le sol de la patrie, l'Assemblée Législative déclara la Patrie en Danger : de toutes Parts accoururent des Volontaires qui venaient s'inscrire pour combattre l'ennemi. Sur ces entrefaites, la certitude qu'elle avait que l'Autriche armait contre la F rance décida l’Assem-
blée à lui déclarer la guerre; le roi de Prusse se joignit à l'Autriche,
3 — Journée du 10 août 1792. — L'ardeur patriotique était déjà surexcitée, lorsque parvinrent dans la capitale les termes d’un insolent Manifeste lancé par le Duc DE BRUNswIcK : le généralissime des forces prussienne et autrichienne annonçait que Paris serait détruit et que ses habitants qui oseraient se défendre seraient fusillés, si Louis XVI n'était pas rétabli dans son pouvoir absolu, Une troupe de volontaires marseillais venait justement d'arriver dans la capitale : avec la fougue qui distingue les populations du Midi, ces volontaires entraînèrent le peuple à l'attaque du palais royal, Zes Tuileries. On accusait le Souverain d'être de connivence avec l'ennemi. Après