CHAPITRE XVII
DEPUIS l’INSUBRECTION DE I.A CATALOGNE ET LA REVOLUTION DE PORTUGAL
jusqu’à la mort de louis xiu (1640 A 1643).
Richelieu introduit le marquis de Cinq-Mars auprès du roi : Cinq-Mars grand écuyer; les progrès de sa faveur deviennent menaçants pour son bienfaiteur. — Interdiction faite au Parlement de toute immixtion dans les affaires de l'Eiat. — Le comte de Soissons A Sedan : tous les ennemis du cardinal ont les yeux tournés vers lui. Il se détermine A une prise d'armes, que secondent les impériaux. — Combat de la Marfée : mort du comte de Soissons. — Celle du cardinal intant porte un coup funeste aux affaires des Espagnols dans les Pays-Bas. — Victoire rem portée par Guébriant A Wolfenbüttel. — La campagne de Catalogne est
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mêlée de succès et de revers : disgrâce de l'archevêque-amiral de Sourdis. — Plan formé par Richelieu de porter le principal effort de la guerre au delà des Pyrénées pour contraindre Philippe IV à la paii : le siège de Perpignan doit être la grande opération de la campagne de 1612 Louis XIII, quoique malade, s'achemine vers cette ville. Richelieu le suit. — Grande intrigue de Cinq-Mars contre le cardinal : projet d'assassinat, en même temps que de traité avec l’Espagne. — Victoire de Kempen remportée par Guébriant : il reçoit, ainsi que la Motte Houdancourt, le bâton de maréchal de France. — Richelieu s'arrête malade à Narbonne : les courtisans croient à sa disgrâce et au triomphe de Cinq-Mars. — Prise de Collioure et blocus de Perpignan . — François- Auguste de Thou : sa liaison avec Cinq-Mars et sa part dans la conspiration. — I.’armée dePerp gnan est partagée entre les royalistes et les cardinalisles. — Richelieu dicte son testament, comme à la veille de sa mort, mais n'en dispute pas moins le terrain à ses ennemis. — Dé- • faite du comte de Guiche à Honnecourt; cet echec fait sentir plus vivement à Louis XIII le bescin de son ministre : sa lettre à Richelieu. — Le traité des conjurés avec l'Espagne tombe, on ignore comment, aux mains de Richelieu, qui l’envoie au roi. — Cinq-Mars et de ’lhou sont arrêtés. — Entrevue de Louis XIII et du cardinal au château de Tarascon : le roi retourne à Fontainebleau, laissant le cardinal maître absolu dans l’armée. — Capitulation de Perpignan. — Mort de Marie de Médicis & Cologne. — Richelieu mène à sa suite Cinq-Mars et de Thou à Lyon où ils doivent être jugés. — Lâches aveux de Gaston : Louis XIII dépose lui-même par écrit contre Cinq-Mar». — Condamnation et supplice des deux accusés. — Leur jeunesse et leur résignation chrétienne excitent la compassion publique; mais leur crime n'en conserve pas moins toute sa gravité aux yeux de l’histoire. — Retour de Richelieu à Paris; au moment où il va quitter la vie, il voit les armées françaises partout victorieuses. — Son dernier acte est de dicter au roi une ordonnance qui accorde le pardon à Monsieur au prix de sa dégradation. — Dernière entrevue du cardinal de Richelieu avec le roi : sa mort.— Influence de son gouvernement sur la société française ; comment l’etat de lutte perpétuel où il se trouva l’empêcha de realher la plupart de ses vues pour l’administration intérieure du royaume. — Organisation du conseil du roi. Création des intendants. — La guerre trouble l’ordre momentanément rétabli dans les finances. — Développements donnés à la richesse commerciale et à la pui-saoce maritime de la France. — Etablissements coloniaux. — Sages vues de Richelieu sur l’administration de la justice consignée dans son Teslamenl politique; sa pratique y est contraire. — Ses prétentions au gouvernement absolu de l’Eglise de France le mettent en lutte avec Rome : il se faitdans cette lutte une arme des maximes exagérées du gallicanisme. — Ses efforts pour restaurer dans le clergé français la discipline et les mœurs, en même temps que le savoir ecclésiastique. — Réforme des monastères : la Sorbonne; écoles des jésuites eide Port-Royal. — Influence de Sainl-Krançoisdc Sales et de Saint-Vincent de Paul. — Olier fondateur de Saint- Sulpice, Bérulle et Condren de l’Oratoire. — Du Vergier de Hauraune, ablié de Saint-Cyran et Janséniuv, évêque d’Ypres; leurs projets de réforme dans l’Eglise inquiètent Richelieu, qui enferme l’abbé de Saint- Cyran à la Bastille. Le jansénisme ne s’en répand pas moins au dehors et prépare les troubles religieux du règne suivant. — Coup d’oeil sur le
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développement de l’esprit humain dans la première moitié du dix-septième siècle. — Descarlcs ; révolution produite par son génie. — L'Académie française : grande pensée de Richelieu en la fondant. — Corneille; le succès éclatant du Cid fait époque dans notre histoire: autres chefs-d'œuvre du grand poêle appartenant au règne rie Louis Xlll. — l'hôtel île Ranilinnillpi • snn influence sociale el littéraire : Voilure et Balzac. — Le» deux premiers peintres de l'école française l'oussin et Lesueur honorent celte époque : Philippe de Champagne, peintre dé Marie de Mèdicis, de Richelieu et de Port-Royal. — Pompeuses funérailles üu cardinal dans l'église de la Sorbonne, — Les regrets de la nation ne l'accompagnent point au tombeau; mais le temps n'a fait que grandir sa mémoire. — Louis Xlll reste fidèle à la politique de son ministre : entrée de Mazarin au conseil. — La liberté est rendue toutefois à quelques-uns des prisonniers et la France rouverte A quelques-uns des bannis! - Déclin rapide de la santé du roi : il garde toutes ses mélianees contre Anne d'Autriche . et ne lui laisse la regence qu’avec un conseil qui partage avic elle l'exercice du pouvoir ro; al. Anne s'assure à l'avance le concours du l*arleinent pour l'annulation des volontés dernières de son mari, — Souffrances cruelles et mort édiliante do Louis Xlll 200