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LES VAINQUEURS DE LA BASTILLE

En tête, un homme tenant d’une main un fusil et de l’autre un écriteau sur lequel on lit: ( La Bastille est prise ».

roi appelé lettre de cachet. Les écrivains du xvrrr° siècle avaient beaucoup réclamé contre cet abus au nom de la justice et de la liberté.

La prise de la Bastille, fut donc une victoire de la justice et de la liberté. C’est en souvenir de cette victoire que le 14 juillet a été choisi pour le jour de notre fête nationale.

Effets produits par la prise de la Bastille. — Après la prise de la Bastille, Paris eut son conseil municipal et sa garde nationale. Dans toute la France, on imita l'exemple de Paris.

La nation eut donc son armée comme le roi avait la sienne.

Les couleurs nationales. — Pendant ces journées, les Parisiens mirent à leurs chapeaux une cocarde aux couleurs bleu et rouge, qui étaient les couleurs du drapeau de Paris.

La Fayette, qui commandait la garde nationale, fit placer, entre le bleu et le rouge, le blanc, qui était la couleur du drapeau du roi.

Les trois couleurs sont devenues celles du drapeau national.

Le roi approuve tout. — Le roi fut effrayé par ces événements. Il renvoya les troupes qu'il avait réunies à Versailles. Le 17 juillet, il vint à Paris. Il fut reçu à l'hôtel de ville. Sa visite prouva qu'il acceptait tout ce qui avait été fait. Il mit à son chapeau la cocarde tricolore.

Il céda donc encore une fois: il cédait toujours.

La nuit du 4 août. — Partout en France, il y avait une grande agitation. Les paysans attaquaient les châteaux. Ils voulaient brûler les papiers où étaient marqués les droits des seigneurs sur les terres paysannes. Des châteaux furent incendiés. Le clergé et la noblesse s’inquiétèrent.

D'ailleurs il y avait dans ces deux ordres des hommes sages qui désiraient, comme le Tiers, de grandes réformes.

Dans une séance du soir, le 4 août, un noble proposa l'abolition des privilèges et des droits seigneuriaux. Un évêque l’approuva. On applaudit, on s'’embrassa, on pleura de joie. Les privilèges et les droits seigneuriaux furent abolis. Après cette séance, beaucoup crurent que la Révolution était finie; mais ils se trompaient.

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