LE PETIT BARA
veuve et pauvre, qu'il aidait à vivre par son travail. Le maire lui déclara qu'il était trop petit pour faire un soldat.
Mais l’année d’après, en 1793, un homme partait de Palaiseau pour se rendre en Vendée à l’armée qui combattait les insurgés. Bara supplia sa mère de lui permettre de le suivre; elle voulut bien.
Pendant plusieurs mois, Bara fut de toutes les batailles, et les soldats admiraient cet enfant qui n'avait pas peur des balles ni des boulets.
Mais un jour il fut surpris par une troupe de Vendéens; il tomba percé de balles en criant: « Vive ia République! »
Les victoires. La paix de Bâle. — Partout nos armees furent victorieuses. La Vendée fut vaincue; le général Hoche, qui avait l’âme généreuse, y rétablit la paix par sa bonté. Les Espagnols furent chassés de France. Toulon fut repris. Hoche vainquit les Allemands dans les pays du Rhin. Jourdan battit les Autrichiens à Fleurus au mois de juin 1794. Encore une fois, la Belgique fut conquise. En 1795, une armée de la République occupa la Hollande.
Les empereurs et les rois avaient espéré qu'ils détruiraient la République et qu'ils démembreraient la France. Ils commencèrent à comprendre qu'ils s'étaient trompés.
En 1795, la Prusse et l'Espagne signèrent à Bâle, en Suisse, ia paix avec la France. La Hollande fit aussi la paix avec nous.
Grandeur de la France. — En 1792 et en 1793, la France, menacée de tous les côtés, semblait perdue.
Deux ans après, la France avait désarmé trois de ses ennemis, Prusse, Espagne et Hollande. L'Espagne fit même alliance avec nous. La paix avec la Prusse et la Hollande nous assurait la possession de la Belgique et de la rive gauche du Rhin. Neuf départements nouveaux étaient ajoutés au territoire de la France.
En trois ans, la République avait fait pour la patrie plus que François I”, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV.