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ÉMIGRÉS ET ANCIENS SOLDATS

Les émigrés sont habilés comme ils l'étaient avant la Révolution: ils se moquent de deux anciens officiers de Napoléon qui passent.

À Grenoble, un régiment, en l’apercevant, cria:

«Vive l’empereur!»

D'autres troupes l’acclamérent. Des troupes envoyées contre lui et commandées par le maréchal Ney crièrent aussi: «(Vive l’empereur!»

Napoléon se mit à leur tête et marcha sur Paris.

Louis XVIII se sauva.

Mais tous les souverains déclarèrent la guerre à Napoléon.

Waterloo. — En juin 1815, une armée russe et une armée autrichienne s'avançaient en Allemagne pour envahir la France par l’est. Une armée anglaise et une armée prussienne se réunissaient en Belgique pour l'envahir par le

Nord.

L'empereur marcha sur la Belgique; il voulait séparer l'armée anglaise de l'armée prussienne et les battre toutes

les deux.

Le 16 juin, il battit les Prussiens qui se retirèrent:; il les fit suivre par une armée que Grouchy commandait.

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Le 18 juin, l’empereur attaqua les Anglais près de Waterloo. Ils étaient rangés sur des collines, en avant d’un bois.

A quatre heures, nous étions vainqueurs; mais une armée arrive sur le champ de bataille. On croit que c’est Grouchy qui vient rejoindre l’empereur. (C'était une armée prussienne.

Napoléon fait donner toutes ses forces contre les Anglais qui recommencent à plier. A sept heures et demie, une

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