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IV. La RévozuTIoN DE

Opposition au gouvernement. — Depuis que Guizot était ministre, il n’y avait plus d’insurrections. La majorité des Chambres, composée de conservateurs, le laissa faire ce qu'il voulait. Mais il avait contre lui les libéraux et les républicains.

Les libéraux demandaient que le droit de voter fût accordé aux capacités, c’est-à-dire aux hommes instruits, même s'ils n'étaient pas riches et n'avaient pas le moyen de payer de fortes contributions pour devenir électeurs ou députés. Les républicains voulaient le suffrage universel, c’est-à-dire que tous les citoyens eussent le droit de voter. Ils disaient que la Révolution française avait été faite, non pas pour deux à trois cent mille personnes, mais pour toute la nation française.

Le gouvernement ne les écouta pas.

La révolution de 1848. — Les partisans de la réforme électorale se réunirent dans des banquets et firent des discours.

En février 1848, le gouvernement défendit un banquet qui devait se tenir à Paris. Alors, le 23 février, une foule s’attroupa sur les boulevards, et marcha en criant: « Vive la réforme! »

A un endroit où se trouvait un poste de soldats, quelqu'un tira un coup de pistolet. Les soldats tirèrent des coups de fusil. Des hommes furent tués. On mit leurs corps sur une charrette que l'on promena dans les rues, en criant: « Vengeons-les! Vengeons-les!» Pendant la nuit, des barricades s’élevèrent.

Le 24 février, les insurgés étaient maîtres de Paris.

Louis-Philippe abdiqua en faveur de son petit-fils, Le comte de Paris, fils du duc d'Orléans mort quelques années auparavant.

La duchesse d'Orléans mena le comte de Paris à la Chambre des députés; mais les insurgés envahirent la Chambre. La duchesse et son fils durent se retirer.

La foule se rendit alors à l'Hôtel de Ville, et la République fut proclamée.

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