‹ Histoire de FranceChapitre 31 sur 229 · FAMINE AU MOYEN ÂGE · texte numérisé non relu

FAMINE AU MOYEN ÂGE

! Des hommes, des femmes, de jeunes garçons, à demi morts de faim,

entourent une dame charitable, qui vient leur apporter du pain. Un jeune homme court porter à ses parents le pain que la dame vient de lui donner.

était difficile à prendre. Il ravageait les moissons et brûlait les chaumières des serfs de son ennemi. Ces guerres empêchaient de cultiver la terre et de

récolter le blé. Alors, il y avait des famines, c’est-à-dire 15

que les pauvres gens avaient faim.

En temps de famine, on mangeait de l’herbe, ou des écorces d'arbres, ou n'importe quoi. Même on déterrait les morts pour les manger.

Des hommes, mourant de faim, tuaient d’autres hommes pour se nourrir de leur chair.

Un homme fut condamné à mort et brûlé, parce qu’on avait trouvé chez lui quarante-huit têtes d'hommes qu'il avait mangés.

La trêve de Dieu.

— Les évêques essayèrent de remédier à ces méchancetés et à ces misères. Ils se réunissaient souvent en des assemblées qu'on appelait des conciles. Ensemble, ils formaient ce qu’on appelle l’Église.

Pour empêcher les violences des sei-

"É ol; VEILLÉE DU CHEVALIER gneurs, l'Église leur LA

ordonna de faire Le chevalier, habillé d'une longue robe blanche, est agenouillé devant l’autel.

trêve, c'est-à-dire de cesser de se battre, entre le mercredi soir et le dimanche SOIT.

Cela faisait donc quatre jours pendant lesquels on était à peu près tranquille. (Cette trêve s’appela la tréve de

Dieu.

La chevalerie. — Quand un jeune seigneur était en âge de porter les armes, on avait l'habitude de faire une fête où on les lui donnait. L'Église voulut que, la veille de cette fête, il passât la nuit à prier dans une chapelle. Elle lui fit promettre de protéger les pauvres gens.

Le jeune homme ainsi armé s’appelait un chevalier. Un bon chevalier ne mentait jamais. Il ne reculait pas devant l'ennemi. Il ne faisait jamais de mal à personne.

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