‹ Histoire de FranceChapitre 34 sur 229 · FONDATION D’UNE COMMUNE · texte numérisé non relu

FONDATION D’UNE COMMUNE

Le seigneur est assis dans un fauteuil. Un prêtre, le chapelain du seigneur, debout, lit l’acte qui a été fait entre le seigneur et les serfs.

Pour s’en aller en guerre, les seigneurs avaient eu besoin d'argent. Des habitants des villes et des campagnes en avaient profité pour acheter leur liberté.

En beaucoup d’endroits, ils causèrent les uns avec les autres.

Ils dirent: «Notre seigneur peut faire tout ce qui lui plaît avec nous. Promettons-lui de lui payer certaines sommes. Nous ferons un écrit qu'il signera. Il n’aura pas le droit de nous demander davantage. S’il le fait,

aous aurons le droit de refuser. Nous choisirons parmi 15

nous des hommes sages, qui seront notre conseil municipal et qui nous gouverneront. Nous nommerons un maire

qui sera notre chef. »

Ils allèrent trouver leur seigneur, et lui demandèrent de faire ce qu’ils désiraient. Des seigneurs voulurent bien;

ils signèrent un écrit ‘qu’on appela une charte; mais d’autres refusèrent.

Les serfs se révoltèrent contre ceux qui ne voulurent pas, et les obligèrent à signer la charte.

Les communes. — Alors, les serfs eurent un conseil municipal et un maire. Ils eurent une maison commune, qu'on appela hôtel de ville.

Pour se défendre, ils se firent soldats. La réunion de ces soldats s’appela la milice communale.

Dans la maison commune, ou tout près, il y avait une tour, qu'on appelait le beffroi. Dans ce beffroi, une cloche était suspendue.

En haut du beffroi, un

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