‹ Histoire de FranceChapitre 62 sur 229 · VLA · texte numérisé non relu

VLA

e SA AUTRICHE

SARDUGNE

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Les parties de la carte teintées en noir représentent les différents pays qui composaient l'empire de Charles-Quint.

c’est-à-dire qu'il renonça à gouverner ses États, en 1555. Son empire fut partagé.

Son fils Philippe IT eut l'Espagne, le royaume de Naples, le Milanais, la Franche-Comté, les Pays-Bas et 10 les colonies d'Amérique.

Son frère Ferdinand eut les principautés que la maison

d'Autriche possédait en Allemagne, et il fut élu empereur d'Allemagne.

Ainsi le grand empire qui menaçait la France était coupé en deux. Mais la puissance de Philippe d'Espagne était très grande encore, et elle entourait la France de tous les côtés.

Puis les rois d’Espagne s’entendaient toujours bien avec leurs parents d'Autriche; ils étaient alliés les uns aux autres. La France avait donc encore beaucoup, à craindre de cette famille ou, comme on disait, de la maison d'Autriche.

La paix du Cateau-Cambrésis (1559). — Après que Charles-Quint se fut retiré, la guerre continua entre Henri II et le roi d'Espagne. Elle se termina en 1559 par la paix du Cateau-Cambrésis. La France dut renoncer à ses projets de conquête en Italie. Elle ne gagna rien sur l'Espagne; mais elle avait fait en 1558 une belle conquête sur les Anglais, qui s'étaient alliés aux Espagnols contre la France.

Le duc François de Guise attaqua Calais, que les Anglais avaient gardé depuis la guerre de Cent ans. La ville fut prise. Ce fut une grande joie dans le royaume.

Marie, reine d'Angleterre, en pleura. En mourant, elle disait: «Si l’on ouvrait mon cœur, on y trouverait écrit le nom de Calais. »

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