‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 3 sur 73 · CHAPITRE XUII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XUII

PRANÇ018 11 (1559-1560)**

!«• MlmièMe siècle. — VoltaBre, frappé du contraste des misères et des grandeurs de ce siéde, de Tèclat des arts, de la politesse de la cour qui briUait même au milieu des cri-

1. OoTragM à eontaltor : poor 1m denx régnas de François n et de Charles 11. les JfMotrMeonUinporains abondent; les principaux sont ceux de YieilIevUle, de Castelnan, de IfonUnc. de Tavanoes, de la Noue, de Ctievemy, ete. : la grande histoire do président de Thon, les Ltttm de Pasqoier, et VÙiitoin dêê Egliên réforméêi de France de Th. de Béie. Pear les édite de pacification et les grandes ordonnances de réformation, ils se trooYent an H$eueil dêê anciênnêê Uriê françù'Uê dlsambert: Marié Siitart, par 11. Ilignet; J^nppa d'ÀMbigni, par Léon Peogére; uiêtairê éê la rêfarmaiUm françaiêê, par F. Paox, U&0; Uiêêoirê de la lihêrii rêligiêuêê en France el de m« fondatturê, par Dargant, 1859; Hiêloirê polittquê de la Frnncê et de PÉêpagnê avec HEeoêêê du «etsiéme êièck; par Tealet.

mes, s'écrie : « C'est une robe de soie et d'or ensanglantée*. % J'ai montré la soie et Tor, voici maintenant le sang et les ruines.

Ijes enfants de Henri II. — Henri II laissa en mourant, de Catherine de Médicis, quatre fils en bas âge. Nés maladifs ert bientôt épuisés parles excès, trois d^entreeuxse succéderont rapidement sur le trône sans avoir eux-mêmes de postérité, de sorte que, pendant un quart de siècle, le fardeau du pouvoir absolu, si difficile à porter, tombera aux mains d'enfants ou de jeunes gens sans expérience. Petitsfils du plus brillant de nos rois, et du sang des Médicis par leur mère, ils eurent le temps de montrer d'heureuses qualités d'esprit et de grands défauts de cœur. C'étaient d'éloquents parleurs, poëtes à l'occasion et toujours amis des lettres et des arts, mais avec quelques-uns dé qes vices qui perdent les États : aussi les crimes auxquels les entraîna leur caractère à la fois violent et perfide ont fait oublier les dons de leur intelligence. L'atné, François II, ne put dévoiler les tristes effets de ces contradictions de la nature; il régna moins d'un an et demi.

.Catherine de ilééicis. — La loi déclarait le roi majeur à treize ans accomplis ; à seize, François II était encore sans volonté et en tutelle. Sous un prince faible d'esprit comme de corps, la reine-mère était nécessairement appelée à exercer une grande influence. La veuve de Henri II ne s'était point encore fait connaître. On la savait spirituelle, mais superstitieuse, pleine de goût pour les arts et les plaisirs délicats, mais sans beaucoup de sévérité morale. Son époux l'ayant tenue en dehors de toutes les affaires, elle n'avait fait preuve jusqu'alors que d'une rare constance à supporter les affronts, et d'une adresse infinie à manœuvrer au milieu des intrigues. Jetée tout à coup des coteries dans les factions, et des intrigues dans la guerre, elle ne fut plus au niveau de son nouveau rôle. Esprit sans conviction, caractère sans scru{>ules, elle porta les finesses du boudoir dans les affaires de l'État. Au lieu d'une politique ferme et droite, elle eut la goût des menées ténébreuses. Elle voulut gouverner en prenant les hommes par les mauvaises passions, ce qui augmente la corruption, e.t en opposant les partis les uns aux autres, ce qui accroît leurs forces. Les longs outrages qu^elle

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