I. Napolioa i Salnt-aèliiia __
« ...„ ^ pBrdn, iiil-ii,eliBadiïi«8 mea tontk'ùa-
„....», âUaqai ms moralitf sa Europe. raailMr*
LlmninrallU dut w manLnr pir trop pateat«, l'in.
- -■——- — - ' — '-plosqnsdinuahiilfliWB
. „. .. . I bienf^u qui rempli»-
ntian. Lt plu le plus >fir,le plus digne, ftill ilâ ans madia-
n de U SdIm«, si /aurais da m'iirsngBr aveo Ferdiniud..
inUrtt, DOa âa nitien, istift do fïmilie qui dilertnina e(tU .e duc d'iatrls dit la mot ds. la iltnation «D sorUnl un jour da l'Emperiiur : • Les Bourbnui ne peuvaul Kubaieter ta Europg
l'empire de 1807 A 1812. 017
nous ne possédions plus , dans toute la péninsule, que les provinces au nord de TËbre.
L'Empereur se proposait bien de réparer les revers de ses lieutenants; mais la grande armée était en Allemagne, où TAutriche dissimulait mal sa haine et ses armements. Pour la braver, il (allait être sûr de la Russie; Napoléon eut à Ërfurt, avec Alexandre, une entrevue qui parut consolider l'alliance nouée à Tilsitt. Il avait déjà cédé sur là Finlande, il céda encore sur la Moldavie et la Valachie, et la Russie reconnut Joseph pour roi d'Espagne (12 octobre 1808). Nos fautes dans TOuest valaient un agrandissement à la Russie dans TEst.
Napoléon était libre alors de courir en Espagne. R y avait déjà 100000 hommes, il enleva encore à la grande armée 150 000 de ses valeureux soldats et arriva avec eux au delà des monts. Rien ne put tenir devant lui : à Burgos (lOnov.), à Espinosa (12), à Tudela (23}, le centre de Tennemi fût enfoncé ; plus loin les chevaux légers polonais enlevèrent au galop le défllé fameux de Somo Sierra (13), et Tannée entra dans Madrid, où Napoléon décréta rabotitiôn de rinquisitiôn,' des deux tiers des couvents, des droits féodaux, des douanes intérieures (4 décembre). A Taile gauche, Saint^-Gyr fiûsait à lui tout seul une fort belle campagne. Après avoir pris Roses, il traversa sans un canon la Catalogne, pour débloquer Barcelone, et battit deux fois Tannée ennemie àCardeleu et à Molins del Rey. A Taile droite, Soult poussa 30000 Anglais, Tépée dans les reins, jusqu'à la Gorogne, et les força de chercher un asile sur leur vaisseaux. Une tempête, qui surprit nos troupes dans la chaîne du Guadarrama, avait retardé leur marche de quarante-huit heures et sauvé Tannée anglaise.
llMfaillee d'AbeasbMv et d'iièfcaillhl(8t «tSSavrll ' I80tt). — Mais déjà Napoléon était appelé ailleurs, et le danger de cette nouvelle entreprise éclatait. L*AL*lriche , en lo voyant s'enfoncer dans la péninsule ibérique et se mettre sur les bras , au sud-ouest de son empire , une guerre terrible , crut le moment venu de venger ses longs désastres. L'Angleterre lui offrit 100 millions: Tenthousiasme d^Alexandre pour Napoléon semblait se refroidir; TAllemagne, surchargée de contributions et travaillée par les sociétés secrètes, se montrait hostile; enfln , la grande armée, affaiblie de 150 000 hommes, élait disséminée de Hambourg à Na«
61B NAPOLEON i",
pies. Uro ofloiiaiTO liardie promeltsîl des sticcta, «I des succès promettaient un soulèvemenl général. ■ SecouR]; le joug, disait l'archiduc Jean aux Italiens, afin que l'Italta reprenne parmi les grandes puissances le rang qu'elle s eu autrefois et qu'elle aura certainement un jour. > 115 000 Autrichiens, sous l'archiduc Charles, se dirigèrent sur k Bavière. Ils auraient pu y entrer dès U mois de mara : t'inn ne fut franchi que le 10 avril, et ils mirent six jours h Uire vingt lieues ; c'était une première faute. Napoléon, averti en quarante-huit heures par le télégraphe, quitta Paris te 13 et arriva le 17 sur le théâtre des opérauoQs; il était temps, car son armée surprise n'avait pas encore opéré sa concentrattoD. Masséna était à Augsbourg avec 60000 hommes, et Davout, 4 vingUcinq lieues de Ik, k Ratiebonne, avec 50000, Déjà l'archiduc manœuvrait pour se jeter dans le large espace laissé vide entre les deux maréchaui. et ensuite accabler l'un d'eux. Napoléon eut bien vite découvert le remède à une situation si périlleuse; il se porta avec 40000 hommes sur l'Abenaberg, excellente position défensive, entre Itatîsbonne et Augsbourg , et de \k U appels à lui ses deux lieutenants.
Davout eut fort & faire pour s'ouvrir un passage k travera les masses autrichiennes qui commençaient k l'enveloi^r. Le brillant combat deTengen lui permit cependant d'exécuter son mouvement ; alors la position des deux armées se trouva inverse de ce qu'elle était quelques jours plus tflt. Les Français s'étaient concentrés, et les Autrichiens, par le mouvement offensif de l'archiduc contre Davout, s'étaient étendus sur une ligue de 30 Heues, de Munich k Ratisbon ne. Napoléon saisit ce moment ; il se jette sur le centre ennemi, le coupe par la bataille d'Abensherg, le 30, et par la prise de Laodsbnt, le 21 ; se rabat le jour suivant sur la droite des Autrichiens, les écrase à Eckmahl, les accule au Danube, et les eût pris si Ratisbonne, défendue par un seul régiment, n'avait été enlevée quelques jours auparavant. De grands résultats n'en étaient pas moins acquis. Par cinq jours de combats. Napoléon avait pris 60 000 hommes, lOO pièces de canon, un immense matériel, coupé en deux l'armée autrichienne rejeté l'aile droite en Bohême, l'aile gauche sur Vlnn, et conquis la route de Vienne. L* 10 mai, un mois après l'ouverturedeshostilité3,il était devant cette capitale, qui, après un boiubkrdement de quelques heures, lui ouvrit ses portes.
l'empire de 1807 A 1812. 619
BmIIbit (91 et S9 mat 1800). — 11 restait dani ar mées à rAutriche : celle d'Italie sous rarchiduc Jean, qui, après avoir battu Eugène à Sacile et menacé la ligne do TAdige, avait, à la nouvelle des succès de Napoléon, reculé en toute bâte sur la Piave, puis sur la Hongrie; et celle de rarchiduc Char]es,qui se trouvait encore à la tète de 100000 bommes en face de Vienne, mais de Tautre côté du Danube. Napoléon se tourna contre ce dernier. Le passage d^un grand fleuve en présence d'une puissante armée ennemie est une opération difficile*. Napoléon le tenta et réussit d*abord. Déjà 30 000 bommes avaient déboucbé de File Lobau sur la rive gaucbe, en face des villages à'Essling et d'Aspem, quand une crue subite du fleuve, qui monta de sept pieds, emporta les ponts. On parvint à les rétablir, et 30000 hommes passèrent encore; mais les eaux montèrent toujours; les ponts furent une seconde fois brisés, avant que les corps engagés eussent reçu toute leur artillerie et leurs munitions. Pendant 30 heures Tarchiduc fit de vains efforts pour jeter les Français dans le Danube; les jardins, les maisons, les clôtur0s d'Aspern furent pris et repris iquatorze fois. L*archiduc s'arrêta le premier, et nos soldats rentrèrent, quand ils voulurent et conune ils voulurent dans Tlle Lobau, Masséna restant le dernier sur la rive.
Des deux côtés l'opération était manquée, et il n'y avait ni vainqueurs ni vaincus. Mais plus de 40 000 hommes, dont 27 000 Autrichiens, avaient été tués ou blessés. C^était encore la population d'une grande ville immolée en quelques heures et sans résultats. Eylau et Friedland avaient commencé ces affreux massacres que nous verrons s*accrottre jusqu'aux derniers jours de l'Empire; car des deux côtés on opérait chaque année avec des armées plus considérables, et, à force de battre nos ennemis, nous leur apprenions à nous résister.
A Ratisbonne, Napoléon avait été blessé d'une balle morte au cou-de-pied*; à Essling, deux de ses plus braves lieutè-
f . An point où 1« paas«g« s'elTectoa. !• Dtniibo est léparé par trois (les en quatrt bras. Le i**^ a 3'iO toises de largear; le S*, où sa trooTO la grand courant, en a 170; le S*, seulement li; le i*. de M à 70. Las trois Ues ont: la i'*, 120 toises; la 2«, Soo; la t*, on lie Lobau, en a 9400 de I^E. à To.; 2000 du s. o. au N. E., et MOO da toar. {Cmmpagnê é§ iSOO, t lU, p. 200, par le général Pelet.)
2. On a souvent dit que c'était la soolo Messars qu'il oûtrocno. A Sainlellélioe, il raconuit à Las Cases que defaat Toolen, nu eo«p oa baïonnette
nanl3,1e général Saint'Hilaire et le maréchal L<inn«B,8Tsient
élè tués.
WasrKin [e juillet 1 80B). - Rentré dans l'Ile Lobau,
Napoléon y exécuta dea traïaut formidables pour en faire' une sorte du forteresse, d'où il pût déboucher k son gré sur l'une ou l'autre rive. Il avait, en effet.à craindra que rarchiduc Jean,ri;pou33é d'Italie et battu par Eugène sous les murs de Raab, ne vint rejoindre l'archiduc Charifis, qui pourrait être tenté de passer le Danubs à son tour, pour nous enfermer entre aea troupes et Vienne aoulevêo. Le Tyrol tout entier était en insurrection; sur l'Elbe, des partisans- prussiens couraient la campagne: dans la Souabe, les popQlalltKu s'agitaient; dans la Franconie et la Sase, le fils du diK da Brunswick avait réuni jusqu'à SOOO hommes; la ntitioDaliU allemande foulée aux pieds commençait à se réveiller, et de longs frèmiasementa couraient d'un bout h l'autre liu eol germanique.
Il ne fallait qu'un revers pour qu'une explosion éclaUt. Mais Napoléon avait appelé h lui son arméo d'Italie, et 11 âlAit en mesure de n'en pas redouter. Le 5 juillel, il déboucba île rtle Lobau avec 150 OCO hommes et 550 pièces de citnon, sans que l'ennemi, aussi fort que lui, pût rien tenter contre cetta magnifique opération, unique dans les fastes militairea. et que le fleuve, celle fois, ne contraria pas. Au lever du jour, l'armée française se trouvait établie sur la gauche de l'ennemi, aj-ant tourné et rendu inutiles les immenses ouvragei qu'il avait contruits à Aspern, Essling et Enzersdorf pour empêcher le passage. Les Autrichiens se repliïrent sur les hauteurs de Wagram. Le lendemain l'archiduc essaya de tourner la gauche de la ligne française, qui avait trois lieutM d'étendue, aQn de la couper du Danube. Mais de c6 cbtA était Masséna, et il ne fallait pas espérer de lui passer aiséniMil sur le corps. Pendant que l'intrépide maréchal, tout meurtri d'une chute récente et porté dans une calÈche découverte, arrêtait à la gauche les colonnes ennemies, l'Empereur commandait à Drouot de porter au galop 100 bouches & feu en avant de sa ligne de bataille pour cribler de boulets la centre
avait failli inl eonpecU aniiae tt RraltLolBSi une Dlcxtrice proronda; qo'k E^siing ou à Wagram nna balle lui aralt dâchlré la boUe, le bas et 11 pûn ds la jambe, et que maiolesfftls 11 avait ou des chcraui tués loui lui. mit» que cr( BccidonU «UienL lonjoan cïcliii avec la plus gfuiil laiB. IMUl»-
L*EMPIRB DE 1807 A 1812. 621
ennemi. Macdonald ensuite se précipite; l'attaque, le (ait reculer. En mêlbe temps Davout et Oudinet, à la droite, enlèvent les hauteurs de Wagram. L*archiduc Charles fait sonner la retraite. Il avait perdu 24 (M)0 morts ou blessés, 12 000 prisonniers et 20 pièces de canon. Nous avions de notre côté 7000 morts et 11 000 blessés. Ce n'était pas là un de ces coups fameux comme ceux d'Ulm^ d'Austerlitz et d'Iéna; mais Napoléon n'avait plus les mèoMS troupes. Beaucoup de jeunes soldats, beaucoup d'étrangers avaient comblé les vides laissés dans la grande armée par les corps envoyés en Espagne; et, avec ces troupes inexpérinwntéesi les coups d'audace eussent fait courir de trop grands risques. S'il avait eu à Wagram les soldats d*Au8t«riits, une manœuvre qu'il n'osa faire eût amené certainement pour Tannée autrichienne un immense désastre. Celle-ci n^en fuyait pas moins, vaincue, incapable de se rallier et de tenir tête. Un armistice fut d'abord signéàZnalm le 11 juillet: l^traité de Vienne ne le fut que le 14 octobre. L'Autriohe y perdit 3 400 000 Ames que Napoléon, la Bavière, la Saze^ le grand-duché de .Varsovie et la Russie se partagèrenti le plus gros lot restant, bien entendu, à l'Empire français, qui s'agrandit inutilement des provinces illyriennes jusqu'à la rive droite de la Save.
AvéMeMeMts «m Esya^aei ncMinirvc (1800). — Pendant la campagne d'Autriche la guerre avait continué en Espagne, s'y éparpillant dans toutes les provinces, comme l'insurrection elle-même, de sorte qu'il y avait un nombre infini de combats et pas une seule bataille. Cependant 300 000 Français étaient en Espagne; mais Napoléon n'y était pas : la division de ses maréchaux empêchait tout concert. Se jalousant les uns les autres, ils tiraient chacun de leur côté, les vivres, l'argent, les troupes, et plus d'un se consolait de la défaite d'un collègue, en songeant que c'était l'échec d'un rival. L'unité du plan était ainsi constamment sacrifiée à rintérèt particulier des généraux, et on s'arrangeait de man ière à tirer le meilleur parti de son commandement bien plus qu'à être une pièce utile dans le grand échiquier de guerre où Napoléon les dirigeait de si loin. L'action la plus retentissante fut le siège mémorable de Saragosse. GBtte ville ne fut prise qu'après 8 mois d'attaque, 28 jours de tranchée ouverte et 23 jours de combats dans les rues, les convcnls et les é|?lises(21 février 1809). On profita mal de ce 8ucc<s. I 11*) expéJitio:i de Soult en Portugal échoua corn-
platement, quoique ce maréchal Fût entré dans Oporto; Nsy
évacua la Galice, et la bataille de Talaveyra, HTrée par Joseph à air Wellealey le 26 juillet ISOQ, eût été presque luie dâfaite, si l'approche de Soult avec son coqis d'arcnëe a'etU contraint les An glo- Espagnols à reculer dans l'Andalousie. Malgré cette retraite, la campagne était encore perdue.
Les Anglais avaient aussi menacé noa établiasements ma* ritimes. A l'Ile d'Aix, ils lancèrent 30 brAlots contre une de nos escadres et Incendièrent k vaisseaux ; aux bouches de l'Escaut, il3 s'emparèrent de Plessingue (15 août 1909} et m»naçërent le grand arsenal d'Anvers, où Napoléon disait qu'il avait un pistolet chargé au cœur de l'Angleterre. Les gardes nationales dos départements voisins se jetèrent dana la (jliLciii les rièvres décimèrent les 45 OOO hommes que la Hotte anglaise avait débarqués dans l'Ile de Walcheren. 11 fallut abandonnar Flessingue, et du plus grand armement majitima de ce siècle il ne resta que le ridicule d'un immense effort n'aboutissant pas au plus mince résultat.
Effet produit anr lea esprits par le» dernier* êvé^ nements. — Jusqu'à Tilsitt, Napoléon n'avait fait que montsT i^n gloire et en puissance- En face de cet homme dont le g»nie comme la fortune semblaient passer la mesure humaine, il n'y avait eti place ni pour la critique ni pour la crainte. CepenJant, en 1S07, l'admiration, sans se lasser, la confiance, sans se restreindre, demandaient que le vol glorieux d«s aigles impériales s'arrêtât, pour que la France jouit en paii et sans mélange de sa merveilleuse grandeur. La spoliation des Bourbons d'Espagne, la captivité du saint-père Avdllèreot les premières inquiétudes; la guerre d'Espagne, celle d'Autriche, les accrurent malgré les trophées de Burgos et d'Abensberg, parce que, dernère les armées régulières et les vieux gouvernements que nous avions seuls combattus depuis 1793, on vit, pour la première fois, les peuples se lever contre nous. En Espagne, l'insurrection, jadis notre auxiliaire, venait de paralyser des forces immense»; dans l'Allemagne, contenue encore, elle avait éclaté sur vingt points; et à Schœcbrunn, au milieu de son arm^e, Napoléon avait failli être assassiné par un membre du Tugend^Bund ' , l'étudiant Staaps. La batailla d'EssIiag donnades alarmes qui durèrent
L*CMP1RE DE 1807 A 1818. 623
dans Tesprit de plusieurs, même après Wagram et le traité de Vienne.
Ces symptômes n'échappaient point sans doute à rœil clairvoyant de Napoléon. Mais, habitué au succès, il ne mesurait plus les obstacles et ne croyait pas qu*il y en eût qui pussent tenir contre lui. Au retour de Wagram, il parut à un de ses amis préoccupé comme il ne Tavait jamais été de sa grandeur personnelle : c II avait Pair, dit Gambacérès dans ses Mémoire$,de marcher au milieu de sa gloire. » Pour rassurer Topinion publique ébranlée, il voulut la maîtriser encore, coamie il savait si bien le faire, par quelque chose d'inattendu, et il annonça son union avec une archiduchesse.
Mariais de lVaF«lé«M avee Maiie-I^ekiÉe (1« aTVlI 1810]. — Le mariage de Napoléon avec Joséphine était resté stérile ; nudgré son affection pour Eugène Beauharnais, fils de sa femme, et qu'il avait adopté, TEmpereur désirait vivement avoir un héritier de son sang. Il se résolut donc à contracter une nouvelle union, et, renouvelant Tusage établi par les princes absolus de ne s'unir qu'entre eux, le glorieux parvenu de la i^volution, le chef élu d'an grand peuple, demanrla à entrer dans la famille des rois. La Russie lui avait été, dans la dernière guerre, une alliée infidèle ; il crut enchaîner TAutriche à sa fortune par un mariage, et il demanda à l'orgueilleuse race des Habsbourg la main d'une de ses filles, l'archiduchesse Marie-Louise (l^ avril 1810). Union malheureuse, car en France la nouvelle impératrice ne fut jamais populaire, tandis que les siens la regardèrent comme une victime offerte en holocauste pour le rachat de la maison d'Autriche. Aux yeux de beaucoup de personnes, le divorce de Napoléon avec Joséphine de Beauhamais, la compagne gracieuse et dévouée de ses premières années, fut un divorce avec son bonheur.
^'alMABce d« roi de Rome (90 mare 1811). — Les nuages qui avaient passé à l'horizon de l'empire en 1809 se dispersèrent dans Téclat des fêtes, et la plupart oublièrent les pressentiments funestes. L'année 1810 s'écoula sans autre guerre que celle d'Espagne, qu'on l'était habitué à voir marcher lentement. Le 20 mars 1811 il lui naquit un fils qui fut proclamé à son berceau roi de Rome. Alors on se reprit à croire à l'éternité de l'Empire; on se dit que les puissances, qui depuis 1792 combattaient la révolution, étaient résignées
6Î4 NAPOLEON l*.
1 1^ soufTnr ou auectaier.t ië r.e la point recoiiDaitre dans son ! J5 i.'. -5*.re repr-iser.iàr.t. zuiStU'un descendant des Habs- : o;rî? en levenait l'héritier. On se «lit que Napoléon, arrivé '1 l'are mûr et ayarxt à veiller à l'héritage d'un fils, s'applijue.alt n* air. tenant à l'ji aplanir les voies, etqu*il gouvernerait en p-ife. au lieu de gouverner à coups de génie.
Cepeniant il ne manquait pas de gens qui, au milieu de •ette crrar.deur. vova!ent les causes de ruine fermenter et îrrossir. Un de ce«x qui devaient la faire, cette ruine, Wel- .in^rton, l'annonçait aux ministres anglais lassés de la lutte et effrayés de leur isolement. Après \Vagram,méme après le mariage autrichien, il les rassurait et les poussait à continuer le combat, en leur montrant tout ce qu*il y avait d^ai^ L'ile à la base du colosse.
L'année 1811 en effet n'était pas écoulée que Napoléon commençait les préparatifs de la plus téméraire de ses entreprises, Texpédition de Russie '.
1. Étendue de l'Empire français en 18 lO.— Outre les M départementi qai oBl formé la France jusqu'en i8'.o, l'Empire comprenait les départemente suivants : 3 le lonfr des Alpes : Léman (Genèvej, mont'Blane (Chambéryj, Alpis-MaritimeM (Nice^: 15 au nord et à l'est, msqu'aa Rhin : Sarre (Trêves;, Mont-Tonnerre (Mavence). lihin- et -Moselle (Coblentz), Hoir f Aix-la- Chapelle), Forent (Luxembourg),. Sa m ôre-e/.iTff use 'NamarK Ourthe (Liège), Meune- Inférieure (Maestriclit), Jemmapes (MonsJ. Lys (Bruges), Bteaut (Oand), Dyle (Bruxelles', Veux-Nèthes (Anvers), B<meke9^*^E»caiiU (Middelbourg], Bouches-dxi^Hhin (Bois-le-Duc); 17 au delà du Rhin : JBondbes- Je-la-Meuse (la Haye/, Zuydersée (Amsterdam], Y stel- Supérieur (Amheim]; Bouches-de-rYssel rZwuU), Frise (Leuwarden), Eme-OecidenteU (Groningue), Ems-Oriental fAurich), Lippe (Munster), £m<-^p^-ieur (Osnabruck), Bouche»-du- Weser (Brème), Bouches-de-l'Elbe (Hambourg): 15 au delà des Alpes : Simplon (Sion), Doire (Ivrée), Sesia (Verceil). Pô (Turin), Marenfio (Alexandrie) ,S<ura (Coni), Montenotte (Savone\ Gutee (Gènes), Apêwmnt (Chiavari). Taro (Parme), Amo (Florence), MMiterranée (Livoome), Ombronne (Sienne), TrasifMne (Spolète), Rome (Rome); enfin 7 provinces illyriennes : Carinlhie, Carnto/e, /s<rte, Dalmatie, Baguae et CtUtaro, Croatie civile, Croatie militaire. Le royaume d'Italie comptait 24 départe-
Elles formaient un gouvernement général provisoire.
l'empire de 1812 A 1814. 025