‹ Histoire de France, Volume 13Chapitre 21 sur 96 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

La conquête de la Flandre. — Montespan. » Amphitryon, i667.

La guerre de Flandre, pour fa cour, c'est le moment joyeux du règne de Louis XIV, une amusante fête ; c'est presque un tournoi de parade ; comme le fameux carrousel, le bal à cheval, donné devant les Tuileries. Tous étaient jeunes, tous étaient gais; l'argent roulait (la Fare). Avec la reine mère étaient partis les vieux. Un horizon s'ouvrait de conquêtes plutôt que de guerres, seulement de brillants coups de main, de quoi conter aux dames. Sécurité parfaite sous le sage Turenne. Les dames aussi partirent bientôt en guerre, par carrossées, dans les grandes et commodes voitures dorées, salons roulants, où l'on riait, mangeait. C'est ce qui amusait le plus le roi. Il suivait à cheval, entrait souvent dans ces carrosses, aimait à voir manger, distinguait les belles mangeuses. Les petits accidents de cette vie mobile, les dîners, les couchées, avaient aussi leurs aventures. La conquête de Flandre en entraîna une autre qui changea toute la cour, et fut hardiment célébrée par Molière dans V Amphitryon^ l'imbroglio galant qui mit Jupiter chez Alcmène.

Le digne monument de cette agréable campagne est notre porte Saint-Martin (quoique datée d'une autre épo-

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