CHAPITRE XX
IV»rte8 en Espagne : pertes des batailles de Ramillies et de Turin , et leurs suites.
Un des premiers exploits des troupes anglaises fut de
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prendre Gibraltar, qui passait avec raison pour impreo^le. Une longue chatne de rochers escarpés en défendent toute approche du côté de terre ; il n'y a point de port. Une baie longue, mal sûre et orageuse, y laisse les vaisseaux exposés aux tempêtes , et à Tartillerie de la forteresse et du môle : les bourgeois seuls de celte ville la défendraient contre mille vaisseaux et cent mille hommes; mais cette force même fat la cause de la prise. Il n*y avait que cent hommes de garnison ; c'en était assez ; mais ils négligeaient un service qu'ils croyaient inutile. Le prince de Hesse avait débarqué avec dix-huit cents soldats dans F isthme qui est au nord derrière la ville : mais de ce côté-là un rocher escarpé rend la ville inattaquable. La flotte tira en vain quinze mille coups de canon. Ebfin des ma* telots, dans une de leurs réjouissances, s'approchèrent dans des barques sous le môle , dont l'artillerie devait les foudroyer; elle ne joua point. Ils montent sur le môle ; ils s'en rendent mattres : les troupes y accourent; il fallut que cette ville imprenable se rendit. L'Espagne, redevenue une puissance sous le gouvernement de la princesse de Parme, seconde femme de Philippe Y, et victorieuse depuis en Afrique et en Italie, voit encore, avec une douleur impuissante, Gibraltar aux mains d'une nation septentrionale, dont les vaisseaux fréquentaient à peine, il y a deux siècles, la mer Méditerranée.
Immédiatement après la prise de Gibraltar, la flotte an-' glaise , maltresse de la mer, attaqua , à la vue de Halaga, le comte de Toulouse , amiral de France : bataille indécise à la vérité, mais dernière époque de la puissance de Louis XIV. Son fils naturel , le comte de Toulouse, amiral du royaume, y commandait dnqnante vaisseaux de ligne et vingt-quatre ga-
tn mSTOIMi BE niANGE
lèrM. n se retiniaiw^otre et 89ns perte. MmAq^utylarei ayant envoyé treize vaisseain: pour attaqua GHMrateur, taBâis qve te maréchal de Tessé Vassiégeait par terre , e^te àmbU ténérité peràit à la foi» et Fanuée et la flotte. Une parlées faisseavx fut brisée par la temple; «ne autre prise parka Anglais à Fabordage, après une résistance ateîraUe; une antre brûlée s»* les eétes d'Espagne. Depuis ce jenr on neTÎt phis de grandes flottes françaises, ni snr TOcéan, ni snrb Méditerranée. La marine rentra presque dans l'état deni Lenis XIY Favak tirée ^ ain^ que tant d'autres dioses éctatante» , qui ont eu sons h» lenr erioat M leur eouchanl.
Ces ttèofies Anglais, qui avaient fm pour ewk Gibraltar , conquirent en six semaines le royaume de Valence et la Qaàéb^ieponr l'arekiduc Qnrles. Us prirent larœlom» p» un hasard qiû fut l'^et de la ténérité é» assiégeants.
Les Ang^ étakttt aswles ordres d'un des plus singulieis hommes qu'ait jamas portés ce pays si fertile en es^ita fiers, eouragéiiQL e^bizarres. Cétsnt te comie PéCerborough , kooffîe qui; ressemblait em tout à ces» héros dont Fimai^atioft des Gnpegnob a rempli tant de livres. A quinze ans il éfôit parti de Londres pour aller faire la guerre aux Maures^ en Afrique : il asf Ml àt viogl ans eommeneé la dévolution d' Angikîtecve , et »'é* tflil renAi te premier en HoHande auprès du prinœ d'Orange : mais , de peur qu'on ne soupçonnât la raison de son vojngn^ il s'était embarqué pour F Amérique; ^deUi iléta^aié àLa Haye sur un vaisseau HoUandais. tt perdit y ii d4ina touiaou bien, et rétablît sa> fortune phi» d'une foi», tt finsait almula guerre ewE^goe presque à ses ()épena, et nourrissait Yde^ cbiém çl tome sa maison^ Celait lui qui assiégeaie Bartoelone aiiee ^ pûl^ de fiairmgtadt. S lui proyeue wêb siÉNfa^
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sobâm» an t etranckèneate qui oeurreDl tefori Mmtr-Jotti el k titte. €m relraiieheiaeiits , oà le prioee de Darmatadl périt, Mit eîÉporlés Tépé» à la ma». Une bombe ef ève âa&s \à fort mm h nagasin des poudres, et le lut sauter : le fort eM pris : k v^ eapifiile^ Leirice*r( parle k Péterbareogh à k porte de celle Yâki Lés arliekft s'éiaieBi pa» eieare sipé», quaad ^n eDtêtô to«l à erap to erk el des faariciBeDts. Fatea mus Ira- U8$et , dk 1» vîe&-ioi à Pélerboro<i|^ : mus et^tukm avee hnrne fci, et vûiià ve» ÂMgiaU qui sont entrés dans la viUe , par le» remparts. Ha émargent, ibpUlent, ib tnolent. Vous wrn mipreiœi , répondît le comte Péterboroug ; il faut que ea tdU de9 tteUpes dte prince de DarmstadL B n*^ a qu'un moyen de sauver votre viUe^ c'est de me laisser entrer sur^ h-ekamp mec mes AÊ^gfiais^ j'apaiserai tout , et je reviendrai è ta perta achever la eapitulatian. R parkdt d'un Ior ia vérilé el de grandeur qui,^ joat au danger présent , pernûda le ^owernelir : on le laiasa^ entrer, fi eomi avee ses ofiden : il trowe des AlleaBaiids et des Catalans, qui» joints il k popUkm de k vîlld, aaecageaîent le» maisons des principma ciieyaiMr; il ks diaase ; il leur fait quitter le butin qa'Us enlevaseaC;! iiréneoiiCre kduehease de Popolf, «aire les mssm éss setdste, prêle à être désbonorée; il k rend à son mari. EbS», ayant tout apaisé, il reftmrae à cette porte et signe k eapiliriaiko.
À k perte de Bta'celone se joignit encore Thumiliation de vwkir inulitement la reprendre. PhiUppe V, qui avait pour hii k plus^ grande partie de l'Espagne , n'ayak ni généraux ni îqptoiears, nî presque de soldats. La France fournissait tout. 1er cimte^ de Toukwe revient bloquer k port avee vingt-cinq vaisseaux qui restaient à la France. Le maréchal de Tessé
forDie le siège , avec trente et un escadrons et trente-sept bataillons : mais la flotte anglaise arrive; la française se retire; le maréchal de Tessé lève le siège avec précipitation. Il laisse dans son camp des provisions immenses : il fuit , et abandonne quinze cents blessés à l'humanité du comte Péterborough. Toutes ces pertes étaient grandes : on ne savait s*il en avait plus coûté auparavant à la France pour vaincre TEspagne , qu'il lui en coulait alors pour la secourir. Toutefois le petit-fils de Louis XIY se soutenait par Taffection de la nation castillane qui met son orgueil à être fidèle , et qui persistait dans son choix. Les affaires allaient bien en Italie. Louis XIV était vaigé du duc de Savoie. Le duc de Vendôme avait d'abord repoussé avec gloire le prince Eugène, à la journée de Cassano, près de TAdda : journée sanglante , et Tune de ces batailles indécises pour lesquelles on chante des deux côtés des Te Deum, mais qui ne servent qu'à la destruction des hommes , sans avancer les afi'aires d'aucun parti. Après la bataille de Cassano » il avait gagné pleinement celle de Cassinato, en l'absence du prince Eugène : et ce prince étant arrivé le lendemain delà bataille, avait vu encore un détachement de ses troupes entièrement défait. Enfin les alliés étaieqt obligés de céder tout le terrain au duc de Vendôme. 11 ne restait plus guère que Turin à prendre. On allait l'investir : il ne paraissait pas possible qu'on le secourût. Le maréchal de Villars, vers l'Allemagne, poussait le prince de Bade. Villeroi commandait en Flandre une armée de quatre-vingt mille homnaes; et il se flattait de réparer contre Marlborough le malheur qu'il avait essuyé en combattant le prince Eugène. Son trop de confiance en ses propres lumières fut plus que jamais funeste à la France.
Près de la Héhaigne, et vers les sources de la petite Ghette, le maréchal de Villeroi avait campé son armée. Le centre était à RamilUes, village devenu aussi fameux qu*Hochstedt. Il eût 'pu éviter la bataille. Les officiers généraux lui conseillaient ce parti ; mais le désir aveugle de la gloire l'emporta. Il fit, à ce qu'on prétend, la disposition de manière qu'il n'y avait pas un homme d'expérience qui ne prévit le mauvais succès. Des troupes de recrue, ni disciplinées ni complètes, étaient au centre : il laissa les bagages entre les lignes de son armée; il posta sa gauche derrière un marais , comme s'il eut voultt l'empêcher d'aller à l'ennemi.
Harlborough , qui remarquait toutes ces fautes , arrange son armée pour en profiter. Il voit que la gauche deTarmée française ne peut aller attaquer la droite; il dégarnit aussitôt cette droite pour fondre vers Ramillies avec un nombre supérieur. M. de Gassion , lieutenant-général , qui voit ce mouvement des ennemis, crie au maréchal : < Vous êtes perdu, c si vous ne changez votre ordre de bataille. Dégarnissez < votre gauche , pour vous opposer h lennemi à nombre ^al. c Faites rapprocher vos lignes davantage. Si vous tardez un c moment, il n'y a plus de ressources. ï> Plusieurs officiers appuyèrent ce conseil salutaire. Le maréchal ne les erut pas. Marlborough attaque. Il avait affaire à des ennemis rangés en bataille comme il les eût voulu poster lui-même pour les vaincre. L'armée française ne résista pas une demi-heure. On s'était battu près de huit heures à Hochstedt , et on avait tué près de huit mille hommes aux vainqueurs ; mais à la journée de ; Ramillies, on ne leur en tua pas deux mille cinq cents : ce I fut une déroute totale : les Français y perdirent vingt mille [ hommes, la gloire de la nation, et Tespérance de reprendre
m HISTOIKB 0K niANCE.
VsItaÉiàgÉ. La BiMère, Goiogne, sitaMlélé pe^vtê» pstt la
bat»tt« d'Hochstedi, tovte h FUndre eqpsgnele le fM par
eflAé de Ilanilfies. MarttmfoBghf «Mrs vieleneux éins ilo-
Xv», dsMft BruxcMes; B prit OtMendê ; HsiiDi le randil à
Le mâi-écM de TiUerêi , an déMSpotr, ft'osttt éerir» a« rd e&Ue défaite. R resta eki^ jours mm emr^jtr èè eeurriers. EfirfiffiléerivtetaeoHfirmatîoAdefetterftoateUe, ftfeoislernaît déjS la eovr de Frasée. Et cpeiatd i) repanït defrant le #eé, ce monarque , aa Meir de loi fmre des reproche», M dit : Monsieur le maréckBl , <m n'^ pi» keuremc à nMv âge.
héf(A tire MKitdt le due de Yendâtte &li^i eè it ne^te croyait pae nécessaire, pour Fewroyer és Flandre répartr, s'il est peesiMe, ce malkeur. H mfètàiî dv meiaa, #ree âfpareÉce de^ raisoa , que la prise de Tttrii^ le eonseleffail de tant de perfea. Le prince Eugène fi'était pas à portée dtef pundlre pdur secourir cette tîUe. B était a»-delà de FAdîge; et tt i^vè, bordé en deçà d'une lougue ehatmderetrauche^ tteats, semblât reudre le fusss^ k^pratiMMe. Cette grande i^ étart assiégée par quantMe mx eseadrooa et cent bulaiK-
Ltf duc' de toFeu^ade, qui les^ corgaamàtic, était Fbootte le jAm brtBant et le plus aimable d» n^aume ; etquoique geuA^ ^ minisire, il avait pour M lu fitfevr pubMque. H était fis de ee maréekd de la Feufflade q«î érigeah siituodè &0U» IIY dans la place des Yidoires. Oa tojfuit eu lui k couragedes(Nipère,tafliémeiaHAitien, feiflémeédat, a^Mc plue ^eHprit. B sMudait , pour réoompoMe d» lu conqattei dé Yurltf, teMtoudemaréeMal duftauoe. €h«iiiiiart» smt bmt^
LOVn XI¥. 8*f
i^»afrer le s&eeès.
On «f»tt ùa veftir cevt quarafito fétee» èe cwoii; ei il esA à îeiBAFquêr cpid ckaiive grot d^on mooré raviettà ewrirmi âeft}^ mille 逫s. B y tvaîl e«nt dix nSle bMlel», c^t sa diilte e»f toHdifte d'ifM facm et trois eénè o^e d'we apife , vingt et une mille bombes, vingt-sept mille sept cenl»f|rtf(UH' des, ^isze notlle mm k terre, trente oûUeinlriHi^iiis peiiir le pkmftâfge, âerae m^i wSke Hvres de piudre^ Ajràteit à c«K5 sMhkioiis te plomb ^ te fer et te fer-UaiCw tes eordage^, MMîl eeqià seifî auxnlQeiive, tesoulre, te silpMre, teseiitiisde loute eepiee. Ilf esi eerUHn qnetes ihâsdetowseestpréperaftift de destruction suffiraient pour fonder et pour faire fleurir te pte» oembrewseeotonie. Tout siège dcgtimde viMe exi^e ces frais inunenees; et quand il* hnt réparer dasâ loi uH viHaga faîaé, (Hiteségligaw
Leduc de la Feuillade, plein d*aPà((ttr et d'aetifvilé, fim eapaUe que peisoiiBe dea eaarapriscft ^* m demaad«en^ que dseooiage, onia sacafaMe de ceie» qaî eKipateal de Faft ^ de te mé&taÉten et é» teiÉps, pressât oe>sifége ee«M taatea te» règles. Lamarédial da Vsraba» , te^seat général pewt-étv9 quiaiartt mm% FéM qa» aai^mêiae, «»ail ppeposé au ém de teFeaiSade de vmitr dirifsf te* siège eaaiMe» in^èiiteur, et de servir tea son anafe cannie yoloataire; mis tefierté de la f euittada pnl le» ei^ea de VaoliEià peur de Vefyiiail eaohé M» de la modeaie. Il fai puffuS que- te neitteiH' ngteieuf da ÏEn^etei YettlM donner daaavis. ttmettd^, daa&uaetelUe qme jfni tue : tempère prmânte lunn à lOi G^êrtk Ce €e^ iian» élafti le Yaaban des alliée ;. bon ingiteteur, bea. général, el qaianfkprîs.jrii» d*i»6flia^dea i^eee^ fortifiée» à> te ¥aiè«
han. Apres une telle lettre, il fallait prendre Turin; mais l'ayant attaqué par la citadelle, qui était le côté le plus fort, et n'ayant pas même entouré toute la ville, des secours , des vivres pouvaient y entrer ; le duc de Savoie pouvait en sortir ; et plus le duc de la Feuillade mettait d'impétuosité dans des attaques réitérées et infructueuses, plus le siège traînait en longueur.
Le duc de Savoie sortit de la ville avec quelques troupes de cavalerie, pour donner le change au duc de la Feuillade. Celui-ci , se détache du si^e pour courir après le prince , qui, connaissant mieux le terrain , échappe à ses poursuites. La Feuillade manque le duc de Savoie , et la conduite du siège en souffre.
Depuis le 43 mai jusqu'au 20 juin , le duc de Vendôme, au bord de TAdige, favorisait ce siège; et il comptait, avec soixante-dix bataillons et soixante escadrons , fermer tous les passages aux prince Eugène.
Le général des impériaux manquait d'hommes et d'argent. Les merciers de Londres lui prêtèrent environ six millions de nos livres : il fit enfin venir des troupes des cercles de l'empire. La lenteur de ces secours eût pu perdre Tltalie; mais la lenteur du siège de Turin était encore plus grande.
Vendôme était déjà nommé pour aller réparer les pertes de la Flandre. Mais , avant de quitter l'Italie , il souffre que le prince Eugène passe l'Adige; il lui iaisse traversa* le canal Blanc, enfin le Pô même, fleuve plus large et en quelques endroits plus difficile que le Rhône. Le général français ne quitta les bords du Pô qu'après avoir vu le prince Eugène en état de pénétrer jusqu'auprès de Turin. Ainsi il laissa les affaires dans une grande crise en Italie, tandis qu'elles parais-
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saient désespérées en Flandre, en Allemagne et en Espape. Le duc de Vendôme va donc rassembler vers Mons les débris de l'année de Villeroi; et le duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, vint commander vers le Pô les troupes du duc de Vendôme. Ces troupes étaient en désordre, comme si elles avaient été battues. Eugène avait passé le Pô à la vue de Vendôme ; il passe le Tanaro aux yeux du duc d'Orléans; il prend Carpi , Gorregio, Reggio ; il dérobe une marche aux Français ; enfin il joint le duc de Savoie près d*Asti. Tout ce que put faire le duc d'Orléans, ce fut de venir joindre leducdeLaFeuillade au camp devant Turin. Le prince Eugène le suit en diligence. U y avait alors deux partis à prendre : celui d'attendre le prince Eugène dans les lignes de circonvallation , ou celui de marcber à lui , lorsqu'il était encore auprès de Veillane. Le duc d'Orléans assemble un conseil de guerre ; ceux qui le composaient étaient le maréchal de Marsin , celui-là même qui avait perdu la bataille d'Hochstedt, le duc de la Feuillade, Albergoti, Saint-Frémont, et d'autres lieutenants-généraux.
< Messieurs, leur dit le duc d'Orléans, si nous restons dans c nos lignes , nous perdons la bataille. Notre circonvallation
< est de cinq lieues d'étendue; nous ne pouvons aborder tous « ces retranchements. Vous voyez ici le régiment de la mac fine qui n'est que sur deux hommes de hauteur; là vous c voyez des endroits entièrement dégarnis. La Doire , qui
< passe dans notre camp , empêchera nos troupes de se porter c mutuellement de prompts secours. Quand le Français at-
< tend qu'on l'attaque, il perd le plus grand de ses avanta- « ges, cette impétuosité et ces premiers moments d'ardeur c qui décident si souvent du gain des batailles. Croyez-moi, « il faut marchera l'ennemi. » Tous les lieutenants-généraux
HISTOIRB m IttiNCE.
répoa4ireot : Il fmt mm-cf^r- Alors le marédii^l M Mzim Uig d« sa |MM^ «B onlf # ^ roi I p^tr leq«)i^ on devait déférer i wà avis m eas d'actiam : et son avis fut do raatar d«Ds las ligaas.
Leduaé'Oriéaas, ûdigai, vit qu'on m IV^t a9V9y4 k TifiDéa que ooiamo ua priiica du sapg, fA paa aopiaia w g^ Béral; et, Ibr^ de^uîTra k oonseil da ffî#r<cbal d$ Marsiii» ï sa pi^ra à es co«bat aï déiavautigeiif «
las apaam» paraissaient voujoir fomar à la foia pl^si^m attaques. Leurs aoouvaioafita jataiaut {'incertitude dapa la can^ des Fraaçais. U du£ d'Ofléaus voulait uueaj^osa, Marain et La FauHtoda une autra; ou diaputail, ou ae oooicluait rieu. EuSu on laisse les ^uBemis fm(àf la J)^%. Ite a?au6(3ut aur huit eolounea de viugt-eiuq boiaïuaa du prcrfonda«r. Il fiiut dans Vinstet leur opposar daa bataîUws d'uua épaisseur aases forte*
Albergati, placé loin de Tariuée pur la moufeapedus Capu* cios, avait avae lui vingt uiilla houmea, ot l'avait en t4|u que des nûUees, qi^ n'osaiaut l'attaquer^ On lui ouvoia daiu^uder dooza iuille liomuia. H répond qu'il ne peut se dégarnir : i) donne des raisooaspéiciauses; on tes écoute : le lernps sa perd. Le prinee Eugène attaque les retrauchemouts, et au bout de deux heures il les force. Le duc d'Orléans ^lesaé s'était retiré pour se fiaire panser. A peine étaît-il entre les maûis des ehi* vurgiens fu'ou lut apprend que tout est perdu» qu« les au9emie sont sfiaitres du camp, et qi^ la déroute est géuérale, Aussitêt il faut fuir; les lignes, les traii^béas sont abandon^ iéas, Farmée dispersée. Tous les bagages, les provisions, les munitions, la caisse nailitaire, tombent dans tes mains du i^in^ queur.
Lenatféefaal da Bbron, Uessé à la ettî$6e, ^ ftit prison- Bier. Un x^bifii^giân du due de Savoie lui eoupt ^a (suissa; et la mai^hal moiurttt quebfim mom^ts après ropération. Is chevalier MÉÛma, ambassadeur d'Aai^eterra auprès du dse de Say(»e, le plus fâséreux, le plus fraae et le plus brave homme de sou pays qu'on ait j/amaîs eaoployé dans les umbaftaades, avait toujeiifs combattu à eôté de ce souverain. H avait va prendre le maréchal de Marsin» et il fut témiÂu de eee 4erukm HMHnmits. L'imposs&îlité de s^bsster, cpii faM rer tirer uue armée w^h la victoire, ramena v^rs le Daupbmâ les troupes après Ja défaite. Tout était si en désordre, qm la cûoite àè Medavi-CiraBoei, qui était alors dans le Hintouan «^ae UB ^»Mrps da troupes, et qui baait à Castiglioue lee Imp^ riftUK eomm«idés par h landgrave de Hesse, depuis roi de Suède, ne remporta qu'une vi^re iuutile, quoique eompièla. On perdit en peu de temps l^ Milanais, le Mautouan, la Piét moût, et &BâB le royaume de Naples.