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CHAPITRE XXXII

D'ailleurs, les seuls événements parvenus h notre connaissance, qui se rattachent probablement au prieurat assez court d'Aynard de Luyrieux, sont :

1. ° Un traité fait, en 1451, entre le duc de Bourgogne et 1451 le seigneur prieur de Gigny, par lequel le premier accorde

à celui-ci le privilège de n'être point imposé aux droits d'aides et emprunts de finances dans le comté de Bourgogne.

2. * Une vente faite, en 1452, par noble Jean de Chavannc, 1452 écuyer, aux religieux de Gigny, des trois prés dits Balon, Cathelin et de la Culée, situés en la prairie de Saint-Sulpicc, produisant ensemble 30 voitures de foin, et formant peutêtre le pré du Breuil des derniers temps , que les nobles chanoines louaient avec la dîme de Condal.

3. ° Une donation d'un sol estevenant de rente annuelle, 1453 faite, le U août 1453, par Guyenet Savorelli, au sacristain-

du prieuré, pour l'entretien du luminaire de saint Taurin.

due de ce nom, en 1416, fonda à Ripaille sur les bords du lac de Genève , nn prieuré en 14 11, puis en i43o,àcaté,uniiiaguifiquepalais,qu'il nomma Ermitage, Dégoûte des grandeurs du monde, il abdiqua le pouvoir en faveur de son fils et se retira, en 14 J4, dans cet ermitage chéri, habité par un doyen et par six chevaliers nobles. Ces ermites avaient un costume particulier, laissant ctolire leur barbe, portant un b«bit et un chaperon de drap gris très fin, un bonnet d'écarlate, une grosse cet mure d'or et une médaille de ce métal pendant de leur cou. Ame y menait nne vie retirés et relig icuse, selon les uns, on une vie de délices et de plaisirs, selon les autres ( qui prétendent qu'il a donné lien au proverbe fairt r/^ui/a), lorsqn'en 14 3$ il fut élu pape au concile de Bile, en remplacement d'Eugène IV, déposé ou destitué par ce concile. I! accepta ceUeémînente dignité, prit le nom de Félix V et exerça l'autorité pontiBcale en deçà* des Alpes. Un dis que Eugène continua a l'exercer en Italie. Ce schisme dnre pendant dix ans, jusqu'à la nomination de Nicolas Vv époque à laquelle Amé, autrement Félix, renonça en avril 1441 à la papauté, pour rendre la paix à l'Église. Cependant, par prudence, et dana le crainte de récriminations, il se réserva et te fit accorder, au mois de mai suivant, soit par le concile de Lausanne, soit par Nicolas V luimême, les titres et dignités de cardinal évêque de Sabine, de légat du Saint- Siége et d'administrateur de l'évèché de Genève et des prieurés de ttanlua , Romsin-Moutier, Payerne et $ainUBént£ne, il rentra ensuite dans son ermitage où il mourut en janvier i45*>

HIStOIRE DE GIG!1Y.

CUAPITRE XXXIII.

BERNARD de la MUYSANCÈ , pricnr.

On ne connaît pas, dans le voisinage, de famille noble du nom de ce prieur, qui succéda sans doute au précédent, et qui est désigné dans les titres sous les noms de la Muysance, la Misante, la Mussance, la Nuance et la Nuisance.

1455 Le plus ancien acte cité dans nos inventaires, qui en fasse mention, est un «traité passé, Te 8 juillet 1455, entre mei- « sirt Bernard de la Mussance, prieur de Gigny, et les curé et « chapelains de l'église paroissiale de Saint-Amour, au sujet « de la mainmorte prétendue, par le titulaire deGîgny, sur « différents héritages situés tant a Saint-Amour que dans a les faubourgs. »

1 437 11 se trouve ensuite mentionné, en 1457, dans le testament

t. mx de Guillaume , seigneur de Coligny et d'Andelot. Par cet acte, fait au bourg d'Andelot, en la maison de maître Jean Vieux, ce noble seigneur constitua, pour l'un des exécuteurs de ses dernières volontés , vénérable et religieuse personne, frère Bernard de la Muysance, prieur de

1 igg Nos inventaires citent aussi a une donation faite, le 18 a avril 1466 , par révérend seigneur messire Bernard de a la Nusance , prieur de Gigny, aux religieux du prieuré, « d'une maison située a Saint- Amour , d'un pré a Saint- « Jcan-d'Étreux, d'un bois à Donsure, et autres héritages. »

1 471 On a la preuve qu'il était encore titulaire à Gigny en 1471, parce que, en cette année, il fut désigné par le pape Paul II, sous le nom de Bernard, prieur de Gigny, pour l'exécution d'une bulle que Philippe de Savoie, dit Sasu-Terre, comte de Bagc et seigneur de Bresse, avait obtenue pour confirmer la

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