CHAPITRE XV
pour permettre d'affirmer que ce meix dépendait de la com- * 250 mune actuelle de Sivria, limitrophe du département de l'Ain, où nos religieux n'avaient aucune possession sur la fin.
Une année plus tard, en 1251, Menasses de Coligny, Fil- 1251 lustre chevalier défenseur de la chrétienté, qui, 24 ans aupa- c* ravant, avait donné à l'ordre du Temple, où il entrait , la suzeraineté de ses villages de Montagna, Broissia, etc., fit aussi un aveu féodal envers notre prieuré. Il reconnut que les biens qu'il possédait auxdits lieux étaient chargés d'un cens annuel de six sols viennois, dont deux gros et quatre petits, en faveur de l'église de Gigny. Il reconnut, ert outre, que son moulin de Broissia devait en particulier un autro cens de huit sols, et qu'à nos moines appartenait le droit exclusif de prendre le poisson dans la rivière et de pécher à la nasse. Cette reconnaissance fut faite sous le sceau de Jean, comte de Bourgogne et sire de Salins. Or, il paraît que, dans le quatorzième siècle, les religieux de Gigny furent troublés dans l'usage de ces droits; car on voit qu'en 1316, Etienne de Coligny, seigneur d'Andelot et neveu de Manassès, en fit une nouvelle reconnaissance qui témoigne de son repentir, et dont maître Jean de G'ujny et maître Jean de Charuoz furent témoins
S 3. Notre prieur Jean est encore connu par la cession que 1253 Guy de Trenaïf (Trenal?), chevalier, et sa femme firent, au c« M' mois d'octobre 1253, aux chartrenx de Vauclusc, d'une vigne située à Cuiseaux, au finnge des Peytières, dans le clos de Vauchtse, moyennant 36 setiers de vin et la participation aux prières de ces religieux. Cet acte fut revêtu des sceaux de Jean, chapelain de Cuiseaux, et de Jean, prieur de Gigny.
(6i) Le mot nutiiré «iguiuc-l-il ici maiirt d'êco/e, comme l'a pen»c pour une charte analogue le nouvel huloticu de Ponlarlier f II y a lieu d'eu douter. On peut plutôt picsuener que ce mol iudquc un homme de toi. un maître en droit, un magùtrat. El, en effet, ou verra plus loin que Jean de Gigny était bailli.
1253 En la même année, Anselme de Crilla, damoiseau, fit don à l'église de nos moines d'un nieix silué à Cuisia, dit le meix de Crilla. Cette donation, connue seulement par les inventaires, fut scellée et attestée par Durand, abbé du Miroir, et par l'archiprètre de Coligny.
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