CHAPITRE XXVII
IIENIU de SARSEY , prieur.
F«nd«U«o. — Deuxième hommage do teiffoeor de Loy#»«.
$ 1. Quoique Henri de Sarsey ne soit nommé, pour la 1389 première fois, en qualité de prieur, qu'en 1393, néanmoins, comme on ne trouve point d'autre titulaire, a?ant cette époque, pour succéder à Jean de Marigna, on peut supposer qu'il était chef du monastère, le 24 janvier 1389, lorsque noble seigneur Guillaume de BaUufert fit une fondation dans l'église prieurale.Ce personnage, probablement de la maison de Beaufort ou Bellefori, et qui peut-être décédait prieur de Gigny, fonda par son testament trois anniversaires ou messes matutinales , après l'office de prime , pour le repos de son ame et de celles de tes prédécesseurs, et il donna en rétribution a ladite église ses biens situés à Louvenne el a Cropet.
Quant a la date précitée de 1393 , elle est celle d'une 1393 sentence arbitrale que frère Henri de Sarsey , prieur de Gigny, rendit le l.tr août de cette année, en faisant la visite du prieuré de Châtcau-sur-Salins. Cette sentence fut relative aux corvées que les habitants de Prélin devaient aux religieux de ce monastère, à l'article duquel il en sera parlé de nouveau. On voit ensuite que, deux ans plus tard, en 139&, 1395 le même frère Henri de Sartey fit l'abergeage d'un clos de vignes, dit aux PeUttèret, situé à Cuiseaux. Mais cet acte, signé de Loeonnay, ne nous est connu que par son analyse sur deux inventaires, où Henri est nommé de Sartcyo et de Saràot.
cbamtre xxvit. 141
S 2. Cependant ce titulaire , soos lequel fut fait au prieuré , en 1402 , le legs du cardinal Jean de la Grange , est surtout connu par une charte du 27 janvier 1406, par laquelle Jacquemart , seigneur de Coligny , Andelot, Loy- «ia, etc..., renouvela, à cause du château de ce dernier lieu, l'acte de foi et hommage, et que Jean de Coligny, son père, avait déjà fait, en 1379, au prietfr Jean de Marigna. Ce noble et puissant seigneur qui avait échappé , en 1396, aux désastres de la bataille de Nicopolis, qui plus tard, en 1420 , accompagna le duc de Bourgogne à Paris , pour demander au roi raison et justice du meurtre de Jcan-sans-Peur , fit son devoir féodal comme le plus simple feudatairc. Tout illustre chevalier qu'il était , il s'humiKa et fléchit le genou devant le chef de nos moines , mit ses valeureuses mains dans les siennes et s'avoua son vassal. Ce devoir fût rempli, comme le premier , dans la chambre même du prieur, pour les 80 quartaux de grains livrables à ce seigneur, au village de Chamay. Il eut pour témoins Jean de Chevrel, damoiseau, Guy de Beaufort, prieur de Flacey, Pierre d'Oigelet, aumônier, et Guy de Letzon, chambricr.
Au reste, en ce qui regarde cette rente de grains, probablement recevables à la mesure de Cuiseaux (9»J, on ne trouve pas que d'autres devoirs de fief aient été faits par les seigneurs deLoysia. On voit seulement qu'en 1444 , Guillaume, seigneur de Coligny et d'Andelot , céda à son frère , seigneur de Crcssia et de Loysia , cohéritier avec lui , de Jacqueoiard , leur père, sa part de la rente de XXpareurs de froment et avene, dehue sur le grenier de Girmié, à rachapt d'icelle, elc. <«>.
<§t> Le* deux chartes de iî;e et 14c* portent ad mensuran mittlti. Or, je soupçonne qu'ensuite d'en eur du crpikte.il faut lire Cniulii... La mesurede Cuiteaux pes<iît 18 livret.
(94) Le pareil ouparenr était la même chose que le çiiarfat. Il contenait aussi bnit mesures en blé et douze lez on mesures eu avoine. Foj-. noU 5a, 15.
142 HISTOIRE DE GIGXY.
1406 De que! lieu notre prieur portait-il le nom î Était-il parent de l'archiprêtre de Bagé (/. de Sarcmco), cité dans une de nos chartes à la date de 1219 ? Était-il de la maison de Scrcy en Chalon nais, dont Gauthier deSercy, évéque en * 1129 et 1155 , et dont le dernier membre fut écrasé , en 1540 , sous les ruines d'une maison a Lyon ? Les armes de cette famille féodale étaient d'azur à trois ondes d'argent.