LIVRE I, CHAPITRE X
nous assurer des chevaux des cavaliers tués, car ces animaux, épouvantés du bruit des coups, s*étoient un peu écartés aprèâ avoir perdu leurs guides. Pour les mules, elles n'avoient pas branlé, quoique, durant Taction, le cocher eût quitté son siège pour se sauver. Nous mimes pied à terre pour les dételer, et nous les chargeâmes de plusieurs malles que nous trouvâmes attachées devant et derrière le carrosse. Gela fait, on prit, par ordre du capitaine, la dame qui n'avoit point encore rappelé ses esprits, et on la mit à cheval entre les mains d'un voleur des plus robustes et des mieux montés; puis, laissant sur le grand chemin le carrosse et les morts dépouillés, nous emmenâmes avec nous la dame, les mules et les chevaux.