LIVRE XII, GEÂPITRfi III
grâces et du vif éclat de . sa jeunesse, sortirent enchantes de sa personne.
Le comte-duc, qui prenoit encore plus de part que je ne croyois au* début de cette actrice, étoit à la comédie ce soir-là. Je le vis sortir sur la fin de la pièce, fort satisfait, à ce qu'il me parut, de nos deux comédiennes. Curieux de savoir s'il en étoit véritablement bien afifecté, je le suivis chez lui ; et m'introduisant dans son cabinet où. il venoit d'entrer : Eh bien I monsei« gneur, lui dis-je. Votre Excellence est-elle contente de la petite Marialva? Mon Excellence, répondit-il en souriant, seroit bien difficile, si elle refusoit de joindre son suffrage à celui du public*' Oui, mon enfant, ton voyage de Tolède a été heureux. Je suis charmé de ta Lucrèce, et je ne doute pas que le roi ne prenne plaisir à la voir.