LIVRE Xlf, GHAPiraE T
s'agit plus, ajouta-MI , que de donner de l'ëducatîofl à don Henri- Fhîfîppe de Guzman (car c'est le nom que je prétends qu'il porte dans le monde , jusqu'à ce qu'il soit en état de posséder les dignités qui l'attendent). C'est toi, mon cher Santillane, que je choisis pour le conduire : je me repose sur ton esprit et sur ton attacbement pour moi, du soin de faire sa maison, de lui donner toutes sortes de maîtres, en un mot de le rendre un cavalier accofmpli. Je voulus me défendre d'accepter cet emploi, en représentant au comte-duc qu'il ne me convenoit guère d'élever de jeunes seigneurs, n'ayant jamais fait ce métier, qui demandoit plus de lumières et de mérite que je n'en avois ; mais il m'interrompît , et me ferma la bouche en me disant qu'il prétendoit absolument que je fusse le gouverneur de ce fils adopté , qu'il destinoit aux premières charges de la monarchie. Je me préparai donc à remplir cette place pour contenter Monseigneur, qui, pour prix de ma complaisance , grossit mon petit revenu d'une pension de mille ecus qu'il me fît obtenir, ou plutôt qu'il me donna sur la commanderie de Mambra.