LJ \ J I
^ Jî^- ^ ^ w?^' ^
b a a o et h a a a I ou eu
• e e ae a a eu
‘ "J iSJl ^ v^
jSJ cJj J' i j^' ojû. j
* a ou ou ’ a a e a a
9ft Ç^J^J ^jLlfliw £ &X Lv3l ^ V1 jjk^U
a a a eu e a a
1q ^ ^ ^ ^ %x*«^ ^x«ul t b ^ $***
CT
iLs^sr^
Jk>
mon âme. Avant mon départ, j’allai embrasser mon père et ma mère, qui ne m’épargnèrent pas les remontrances. Ils m’exhortèrent à prier Dieu pour mon oncle, à vivre en honnête homme, à ne me point engager dans de mauvaises affaires, et sur toutes choses à ne pas prendre le bien d’autrui. Après qu’ils m'eurent très-longtemps harangué, ils me firent présent de leur bénédiction, qui était le seul bien que j’attendais d’eux. Aussitôt je montai sur ma mule et sortis de la ville.
à maison de père de moi et mère de moi pour je laisse eux avec le salul. Ils firent des remontrances à moi pauvres (sous-entendu gens ) remontrance longue. Ils dirent à moi obligation à toi tu pries pour oncle de toi dans toute prière. Et nous voulons toi tu vives comme vie des gens les honnêtes et tu ne mêles pas toi-même dans les affaires les mauvaises. Et surtout attention de toi tu mets main de toi sur biens des gens. Et après qu’ils firent des remontrances à moi sur toute chose ils firent présent à moi de bénédiction d’eux. Et au fait je n’ai aucune espérance d’eux pauvres (sous-enendu gens) excepté cette la chose. Et aussitôt je montai sur mule de moi et je sortis de la ville.
en e e
a a a eu
• a a e où* e a ou * a a a
^ 1—a^ j 33® àwo^L*%3 Lj ^^>Lj ^ ^ LjLj
a en 'a a a a a
■Ac> AJ ^ jj3 L3 $, & J
a 'on a” a ou e a a o
ï^Ls ^j> ^X-JLsH ^tjo'
en eu eu en a a a ** e a e a
e e e**eu ea aeue a «e eu
y^tSùJ ^*CAIj ij&>\ j $ g^wlai^ jj«>^ ^
ou a a a a a a e a *'a
sT 3^ v>3& •**? j *
” a a a a a e ou a e • a a
yj^ ,C«^ L- J » ^ ^ i?”
e o * a ou **e
y J j V vjT'A j-tr* ^A3
a e é* e eu eu aa 'e a #
^ yJ^ZysL J jko
a fi
eu
Je suis d'avis de t’envoyer à l’Université de Salamanque : avec l’esprit que je te vois, tu ne manqueras pas de trouver un bon poste. Je te donnerai quelques ducats pour faire Ion voyage, avec ma mule qui vaut bien dix à douze pistoles; tu la vendras à Salamanque, et tu emploieras l’argent à t’entretenir jusqu’à ce que tu sois placé.
Il ne pouvait rien me proposer qui me fût plus agréable, car je mourais d’envie de voir le pays. Cependant j’eus assez de force sur moi pour cacher ma joie; et lorsqu’il fallut partir, ne paraissant sensible qu’à la douleur de quitter un oncle à qui j’avais tant d’obligations, j’attendris le bonhomme, qui me donna plus d’argent qu’il ne m’en aurait donné s’il eût pu lire au fond de
l’IIniversité de ville Salamanque. Et d’après l'esprit que j’ai vu en toi sans doute à arrivée de toi il sera à toi une la place bonne. Je donnerai à toi quelques les réal douro pour tu te défraies dans voyage de toi et en outre j’ajouterai je donnerai à toi mule de moi dont prix d’elle de les dix jusqu’à les douze réal douro. Tu vendras elle temps que tu arriveras à ville de Salamanque et avec prix d’elle tu défraieras l’entretien de toi jusqu’à ce que il sera à toi une la place.
Et impossible elle plut à moi proposition comme celle-là parce que j’étais désireux de vue des pays. Mais je dominai moi-même pour ne je montre à lui joie de moi. Et quand arriva temps du voyage je lis semblant je n’ai aucun chagrin si ce n’est chagrin de séparation d’oncle de moi lequel fit à moi combien de bien. Et quand il vit moi dans cet l’état s’apitoya cœur de lui pauvre (sous-entendu homme) et il donna à moi argent plus qu’il donne à moi si il peut il voit dans cœur de moi. Et avant le voyage j’allai
a eu « c eu e a
" « " ■ ** «tut ccuca a
ôX'Lj^JL»*» ^L*.a iLw^^aJJ v 4 ^.V«.v^î
^ « c ou e eu a e e"
wX^’ t^T* s^X^-? sj^-v&w ^ ^ j
• ean ea*' e
$ Xx> V AA<^^î
« e a aae a a
^3? ^L sjXX-*>
• e e eu a aa eeu
^-Xlau v-^Xr2'"*-’ 'ôL^j j v * ^iU
an eu a ne aaaae e
L^A>..«»0 jj j <0 Lj^j ^oLwJJ ^
ae I aaaaal u e o
'■■■'^ **'■ "■\^«" .' » ■■»■>*■ ^|'#* a àXjLob)L-< .>LL5 0^5
L*û „XwJ \^^.»,vwA4
eu a a m ( a n ha en a ou
^>Lx ^Jx ^Lsr? ^X^x- ^Lst* J
e e a a e e e eu* eu a ou
SmïïsJ.à**' ^ ^*r^T? ^S|®-«îwO
o eu ou eu a '* a a e
vJ^s? s^-X j $ ^5=^r? ^ ^ <^5*“^
a a a a’a a eu e " o
dJ~ — *c -~jG& La ^Sl131 0^J
e a a u e a ** e a a e al
liT* ^ ^ ô!^ ^
e a aa e** * a
^Lsr* i3Lsr^ s.^X^ v ? — X J ^
a e eea’*eo** aa eona
^-^k*J ^3^ >*>L- ^.’Llae^ J ^X*~«
des figures hibemoises qui ne demandaient pas mieux, et il fallait alors nous voir disputer. Quels gestes! quelles grimaces 1 quelles contorsions ! Nos yeux étaient pleins de fureur, et nos bouches écumanles. On nous devait plutôt prendre pour des possédés que pour des philosophes.
Je m’acquis toutefois par là dans la ville la réputation d’un savant. Mon oncle en fut ravi , parce qu’il fit réflexion que je cesserais bientôt de lui être à charge. Ho çà, Gil Blas, me dit-il un jour, le temps de ton enfance est passé ; tu as déjà dix-sept ans, et te voila devenu habile garçon ! Il faut songer à le pousser ,
fuis je tombe sur gens lesquels iis aiment la discussion comme moi. Et quand nous sommes nous discutons un le spectacle étrange de discussion de nous. Combien de geste et combien de grimace et combien de contorsion. Et par excès de la colère ils deviennent yeux de nous ils brillent comme les charbons et les écumes sortant de bouches de nous comme les chameaux. Et tout celui il voit nous il juge nous possédés au lieu qu'il juge nous savants.
Mais malgré cette la chose tous les gens de ville d’Oviédo ils disent que moi un le savant grand. Se réjouit oncle de moi joie grande quand il entendit cette la chose parce qu’il réfléchit que bientôt il n’aurait plus à s’occuper de dépenses de moi. Et un le jour il dit à moi écoute-moi ô Gil Blas. Temps d’enfance de toi est il est passé. Et à cette l’heure tu es ayant dix-sept an et tu es la louange à Dieu tu es devenu un le savant grand. Et il faut je pense pour je pousse toi. Et dans opinion de moi il faut j’envoie toi à
0 oc a
a eu e a a ** a e '* a
à^ysil ’ix^j Lj^j >^%4 j ®
>■ aal e aa a e a a a
j S^Lwt $ L-iJ^Lsr* à^sr^
eu e e e a eu e a a i e
a eu e eu eu e a a a
j jr*?^ vJ^ y^. L~r~r* y=t r*
"eon a e aa o a
^ uP J ♦ ^4 L^y ÿjr*
jPj*
Ll^væ-^. Llj
e ou o û o e a
jiLv-jj ^Lo ^ xw>
a a cacnoaa e
U ^ /*- ^ X^ïw ^ Jj L-) i^lajÜ
eu a a a e a o a a eu
fis lX ^3^ ^ ^-*y ii ^ ^*^y?
aa a cae eeà
J * cT* ^5iri vj}^
0**j * fj^i U ^ £»~î JU ji-^t
o a a e a "a o e eu
^ 3 J*-* i ■** ^3* ^ ^ X& ^ ^ j oÿ ^ U
an a a 1 ou a e ” a a a«
X*^ ôJJ Xs^r^ i •* f\j j dj*+> L.Xwo
eeo a en ea e a e
j n> ^tC-jüü ^L >jb) j $ j~£ JUS!
le devait uniquement à la reconnaissance de quelques bonnes religieuses dont il avait été le discret commissionnaire, et qui avaient eu le crédit de lui faire donner l’ordre de la prêtrise sans oam n.
Il fut donc obligé de me mettre sous la ferule d’un maître. Il m’envoya chez le docteur Godinez, qui passait pour le plus habile pédant d’Oviédo. Je proGtai si bien des instructions qu’on me donna, qu’au bout de cinq à six années , j’entendais un peu les auteurs grecs et assez bien les poètes latins. Je m’appliquai aussi à la logique, qui m’apprit à raisonner beaucoup. J’aimais tant la dispute, que j'arrêtais les passants, connus ou inconnus, pour leur proposer des arguments. Je m’adressais quelquefois à
science de lui mais gagna elle par la reconnaissance de quelques les dévotes dont il était autrefois commissionnaire d’elles et gardant secret d’elles. Et ces les dévotes comme elles étaient approchant les puissants firent parvenir lui à celte la place laquelle dans main de lui sans examen.
Et d’après ce le motif il fut obligé il place moi sous férule d’un le maître des maîtres. Il envoya moi chez le docteur Godinez lequel renommé parmi tous les gens lui le savant le grand dans ville d’Oviédo. J'acquis de lui choses de les sciences et quand je travaillai sans relâche la lecture cinq ou six ans je parvins je comprends bien dans livres les grecs et dans poètes les latins. Et j’ajoutai je travaillai dans science de la logique et par ce le travail je parvins je parle sur toute chose. Et survint à moi envie dans cœur de moi de la discussion tellement j’étais j’interromps les gens dans les rues d’affaires d’eux je connais eux ou non pour ils discutent avec moi. Quelques les
a Q ou c e ou a e a ou e cou
(j/4 b-f^yd ^-Zj
c • ou eu a • e a a e *’ a
^'li' j ,3?^ ^5? Jjh cJ^LM j**>
' eu ou a i i "e a ou eu
LM ijjs J i$ çS3j-~>
« ou e e e a euaae
Ji* *•*£ ^ v^til j3 8jL3?j
PU
a a o o ecocea c
oL~^ J^- ^ J
o a a * n e eeaeao
e' a a a' e ou a e c'
^*8> <\nX>
* « a a a oa * a a e
^ » L-i^ û3x s^JôA^ $. ^-3
aeae aa aae eu *’ eue
^ e ou a eu a T
Jx. 0^5 J # ^5? J
'ou** eee a a eu e a e eu e e
JO ij1.^ i î^o^sr! j
a *'e ’ a a aa ea
oA ij** A J * «J^
ou a a a ** a eu a ”e eu a ou ’*a a
^JL^. ^U^Di ^13 JLü
' • aa a“ aaaac ou a a
® ^ Lp^U^. ^ i) 3lj
vivre, c’est-à-dire qu’à faire bonne chère; et sa prébende, qui n’était pas mauvaise, lui en fournissait les moyens.
Il me prit chez lui dès mon enfance, et se chargea de mon éducation. Je lui parus si éveillé, qu'il résolut de cultiver mou esprit; il m’acheta un alphabet, et entreprit de m'apprendre à lire, ce qui ne lui fut pas moins utile qu’à moi; car, en me faisant connaître mes lettres, il se remit à la lecture, qu’il avait toujours fort négligée, et à force de s’y appliquer il parvint à lire couramment son bréviaire, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Il aurait encore bien voulu m’enseigner la langue latine, c’eût été autant d’argent d’épurgné pour lui ; mais, hélas I le pauvre Gil Perez ! il n’en avait de sa vie su les premiers principes. C’était peut-être ( car je n’avance pas cela comme un fait certain) le chanoine du chapitre le plus ignorant; aussi j'ai ouï dire qu’il n’avait point obtenu son bénéfice par son érudition ; il
ry- -I
si ce n’est sur la vie la bonne c’est-à-dire sur la nourriture la bonne. Et comme était place de lui place bonne il pouvait il vit comme il veut.
Il prit moi dans maison de lui dans enfance de moi et voulut par lui-même il élève moi. Parut à lui j'étais espiègle et vif et d’après cette la chose il résolut il cultive à moi esprit de moi. 11 acheta à moi un le livre de l’épellation et entreprit il fuit lire moi par lui-même. Et cet le travail autant qu’il était utile à moi utile à lui parce que temps qu’il vient il fait épeler moi il faut il épèle avec moi et ainsi il fallut il travaille dans la lecture de nouveau et cet le travail il ne travailla pas lui beaucoup dans temps de lui. Et à force du travail avec moi il parvint il lit couramment livre de la prière et impossible auparavant il fait cette la chose. Volontiers il enseigne à moi par lui-même langue la latine pour il épargne les dépenses à sujet de moi. Mais ce le pauvre de Gil Perez jamais il ne sut aucun principe de cette la langue. Je veux je dis sur lui mais je ne jure pas lui l’ignorant legranddans communauté des chanoines de cette la ville. Et j’entendis les gens ils disent ne il gagna pas place de lui par
au ne eu vu
££ , ^ST^. L /VST5 ^A'8 ^AOya bA^Cj
eu ou e a 'eu ou a e
e a a a eu a
ou ou n
3 3 sj*^* ^ JJ^
a e a a a a ea e a
o e a "ou e eu *' eu eu a a e f a
JaÜ! I ^ c$> à-vwvO ^ çj J-2j w Jj^ ^ 'L^\ tLo
e o eu a a a "ou a a a a o
w^5 jisLaL ^A& &3 ^?Lj ^ U L
’ê aa aa ee" «
jt^’ j ^ vr'--' (}A J Jh“- ^
’ a e a a eu e a ’ e "e a ê
L« La.Xs-^ ^ jj6 J JjJL=w ^ j.^s£
o a a eu e e eu e ou eu a' e
ij^S ^a J 9g Ï^C ^jJ> ^ L)
eae e a ou a e n a eu en a
^3 ^j-o J U- J S^LCs^ >^L£' ÔAsrL
ae a oue ealao e o
^j-O 1 Lw3 &»vvv£«0 ^ çs^ivX) &O ^ ^ d§3 ^ ç»v<] I ! %X5)
eu a e eu
a a eu a a ** ou «u a e e
O/ ^ vJ^rr*-
ea a a e a e a
^J-? ^jû»' '— ''“S'' ^L***iil V -* 5^b ur“ ci^^*
aac eea^a e a a
ç) ^JfcLsr^ ^aS <Jïo <3-sr~' Lo
-et', La , woL3^ « » i^JÜ! y -*£o ç.
i^r -'-s ■■ LT 3 . •• c
au monde dix mois après leur mariage. Ils allèrent ensuite demeurer à Oviédo, où ils furent obligés de se mettre en condition ; ma mère devint femme de chambre et mon père écuyer. Comme ils n’avaient pour tout bien que leurs gages, j’aurais couru risque d’être assez mal élevé, si je n’eusse eu dans la ville un oncle chanoine. Il se nommait Gil Percz. Il était frère ainé de ma mère, et mon parrain. Représentez-vous un petit homme haut de trois pieds et demi, extraordinairement gros, avec une tète enfoncée entre les deux épaules ; voilà mon oncle. Au reste, c'était un ecclésiastique qui ne songeait qu’à bien
après le mariage temps dix mois je suis venu au monde. Et après peu de temps depuis naissance de moi ils sont allés à ville d’Oviédo et là ils ont été forcés ils servent domestiques chez les gens. Mère de moi devint femme de chambre et père de moi devint écuyer. Et ils ne possèdent pas pauvres (sousentendu gens) aucune chose si ce n’est prix des gages d’eux et ainsi probablement éducation de moi ne sera pas bonne. Mais Dieu de moi a jeté sur moi oncle de moi qui a été chanoine dans cette la ville. Et nom de lui Gil Perez et a été lui plus âgé que mère de moi et lui qui a présenté moi aux prêtres dans l’église quand je suis venu au monde. Et je veux je représente à vous portrait d’oncle de moi. Il était homme court excessivement. A peu près il fait dans taille de lui trois pans et demi. Et par excès de la grosseur qui était dans lui jusqu’à il était arrondi comme la bombe et était tête de lui entrée entre épaules de lui. Ce (sous-entendu portrait) lui portrait d’oncle de moi. Mais il était un l’ecclésiastique il ne pense aucune sur chose
• O OU a A f OU AA
^ ^ ^ J ï^vwfi’ i ^ a^ ^ w-^O ^ ^
&H>»«J ^ |a,vvwO ^ <^Lj^ l^|«^ ^ çW
a ou a e à a ou " e
a" a a ' a a aa a n eu
ivvfl l^XwO L-rO ^ 0$J L)L) ^
eu a e aa a a ou e a'* « ou a A
/’LLM ^ j b^ j £ ^ yj ^
a a a eu e a * a "a eu
vj^ o# Jij ^ CJ^ ^ sTrt/
ou e a e “a a a e •
à^wt j $ i^-5^ ^5? (j-'IjIj \j\£
e o ou e eu a*' a a
v 5^ J? J ^ \jr* jP* J? J LTl-jrl
e a a a e I ou I eu a
j^=^ J-, $ JLx is<*£> aS 3 J^sj s-^sr5
a a e ou " ea’aa e ae
j ûj^Jj à3Js> ^5 vJ^s*J S^LsrL ;$ slâîb
a a e a e a a e e eu • ou
sj^ ^r? ^ SjUJLM 'ij& ^jao j $
ou a eu a " ou a a a e eu
é$> àw +*)\j J ^
aae aa a en a ela la
^li' ® ^U. ^j> im
a .a a a a i a a a a a a en a
àJL-*-X-$M ^ i^-Lx L®
a a .eaae «a a a . . e
J* j 9g. Lsr)d\ ïKUM J U
DE