‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 34 sur 103 · I GO · texte numérisé non relu

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d’un drap presque neuf; puis, m'ayant revêtu d’une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules.

ï.a confusion que j’avais de me voir si mal équipé, modérait la joie qu’ont ordinairement les prisonniers de recouvrer leur liberté. J’étais tenté de sortir de la ville à l’heure même, pour me soustraire aux yeux du peuple dont je ne soutenais les regards qu’avec peine. Ma reconnaissance l’emporta sur ma honte: j’allai remercier le petit chantre à qui j’avais tant d’obligation. Il ne put s’empêcher de rire lorsqu’il m’aperçut. Comme vous voilà î me dit-il ; je ne vous ai pas reconnu d’abord sous cet habillement. La justice, à ce que je vois, vous en a donné de toutes les façons. Je ne me plains pas de la justice, lui répondis-je, elle est très-, équitable; je voudrais seulement que tous ses officiers fassent

tirent à moi vêtement des mendiants et poussèrent moi hors de la prison.

Et les prisonniers temps lequel ils sortent de la prison ils se réjouissent joie grande. Quant à moi la honte laquelle j’étais en elle à cause de cet le vêtement le misérable diminua la joie de délivrance de moi. Vint dans esprit de moi je sors cet le temps de intérieur de la ville pour je m’éloigne des yeux des gens par excès de la honte. Mais la reconnaissance surmonta la honte. J’allai vers le petit le chantre je remercie lui de ce le service le grand lequel il rendit à moi. Et lorsque il vit moi il ne put pas il retient le rire. Il prit la parole et dit quel cet l’état. Par Dieu je n’ai reconnu toi si ce n’est avec peine & cause de ce le vêtement le beau. Il sembla à moi ô ami de moi la justice a travaillé avec toi travail merveilleux. Je répondis à lui et dis à lui je n’ai chose je dis de la justice. La justice juste. Mais je voudrais les gens qui ren-

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rais encore te retenir ici, si j'étais un juge plus sévère ; mais je ne veux pas traîner les choses en longueur. Va, tu es libre, tu peux sortir quand il te plaira. Mais, dis-moi, poursuivit-il, si l'on te menait dans la forêt où est le souterrain , ne pourrais-tu pas le découvrir. Non, Seigneur, lui répondis -je, comme je n’y suis entré que la nuit et que j’en suis sorti avant le jour , il me serait impossible de reconnaître l’endroit où il est. Là-dessus le juge se relira, en disant qu’il allait ordonner au concierge de m’ouvrir les portes. En effet, un moment après, le geôlier vint dans mon cachot avec un de ses guichetiers qui portait un paquet de toile. Ils m’ôtèrent tous deux d’un air grave et sans dire un seul mot, mon pourpoint et mon haut-de-chausses qui était

comme les juges les sévères je puis je laisse toi dans la prison. Mais je ne veux pas j’allonge les affaires. Lève-toi. Tu es libre. Si tu veux tu sors sors. Mais dis à moi si j'envoie avec toi archers de moi vers la forêt laquelle dans elle le souterrain pourrais-tu tu trouves entrée de lui. Je dis à lui non ô monsieur je ne pourrai pas. Temps que j’entrai dans lui était la nuit et lorsque je sortis de lui je sortis dans la nuit et ainsi impossible je connais place de lui. Et lorsque il entendit réponse de moi il sortit et dit à moi maintenant j’ordonnerai le geôlier il renvoie toi. Et après peu de temps entra le geôlier avec un le domestique sous aisselle de lui un le paquet. Ils se tinrent debout devant moi tous deux gardant le sérieux avec le silence. Ils ôtèrent a moi le pourpoint et le pantalon lesquels était drap d’eux drap lin et revê-

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conta ce qui s’était passé dans l’hôtellerie de Cacabélos entre le muletier et la jeune femme, après qu’une terreur panique nous en eut écartés ; en un mot, il m’apprit tout ce que j’en ai dit ci-devant. Ensuite , prenant congé de moi , il me promit que, sans perdre de temps, il allait travailler à ma délivrance. Alors, toutes les personnes qui étaient venues là comme lui par curiosité, me témoignèrent que mon malheur excitait leur compassion ; ils m’assurèrent même qu’ils se joindraient au petit chantre, et feraient tout leur possible pour me procurer la liberté.

Ils tinrent effectivement leur promesse. Ils parlèrent en ma faveur au corrégidor, qui, ne doutant plus de mon innocence, surtout lorsque le chantre lui eut conté ce qu’il savait, vint trois semaines après dans ma prison. « Gil Blas, me dit-il, je pour-

qui arriva dans intérieur de l’hôtellerie de Cacabélos entre le muletier et la mariée après cette la peur de le vent laquelle dispersa nous. Enfin il conta à moi comme j'ai dit à vous auparavant. Et après que finit récit de lui il dit à moi je reste avec la santé et avant qu’il s’en alla il promit à moi que il s’occupa aucune avec chose si ce n’est avec délivrance de moi. Et cet le temps tous les gens lesquels étaient présents ils regardent inoi ils jurèrent à moi tous eux que affligeait eux sort de moi et obligation ils secondent le petit le chantre et ils feront tous efforts d’eux jusqu’à ce que ils délivrent moi de cette la prison.

Et ils furent fidèles à cette la promesse. Us allèrent vers le corrégidor et parlèrent en faveur de moi paroles du bien. Cet le temps se dissipa le doute dans esprit de lui et surtout lorsque le petit le chantre ajouta il raconta à lui histoire de moi comme elle s'était passée. Et après trois semaines depuis celte la conversation entra vers moi le corrégidor et dit à moi ô Gil Blas si moi

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lorsqu’ils m’avaient considéré quelque temps, ils s’en allaient. Je fus surpris de cette nouveauté : depuis que j’étais prisonnier, je n’avais pas vu un seul Ixmime se montrer à cette fenêtre, qui donnait sur une cour où régnaient le silence et l’horreur. Je compris par là que je faisais du bruit dans la ville, mais je ne savais si j’en devais concevoir un bon ou mauvais augure.

Un de ceux qui s’offrirent des premiers à ma vue fut le petit chantre de Mondonédo, qui avait, aussi bien que moi, craint la question et pris la fuite. Je le reconnus, et il ne feignit point de me méconnaître. Nous nous saluâmes de part et d’autre, puis nous nous engageâmes dans un long entretien. Je fus obligé de faire un nouveau détail de mes aventures. De son côté, le chantre me

avaient regardé moi quelque temps ils s’en allaient dans état d'eux. Je m’étonnai de cet l’étal parce que depuis le temps lequel j’étais emprisonné je ne vis aucune personne elle regarde par celte petite fenêtre. Et cette la petite fenêtre était elle donne sur le milieu de cette la maison l’obscure la sombre l’inoccupée par enfants d’Adam. Je compris par cette l’observation que parvint nouvelle de moi aux gens de la ville mais je ne savais pas quoi je conjecture de cette l’observation.

Et de ceux qui observèrent sur moi les premiers le petit le chantre de Mondonédo lequel eut peur comme moi de bastonnade du juge et se sauva comme nous nous sauvâmes tous nous. Je reconnus lui à l’instant et de suite et aussi lui ne fit pas semblant il ne connaît pas moi. Nous nous saluâmes l’un et l’autre et nous causâmes conversation longue. Et je fus obligé je raconte à lui en détail sur tout ce qui arriva à moi. Et lui conta à moi sur tout ce

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