‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 60 sur 103 · A A AS · texte numérisé non relu

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d’un gentilhomme nouvellement volé. Après cela, je me disposai à faire ma première campagne.

avaient été ils dépouillèrent lui dans ces les jours. Et après cette la chose je préparai moi-mème je commence espédition de moi la première avec eus.

que nous avons donnée à Gil Blas. Je n’ai j>as mauvaise opinion de ce garçon-là; je crois que nous en ferons quelque chose. Je suis d’avis que nous le menions demain avec nous cueillir des lauriers sur les grands chemins. Prenons soin nousmêmes de le dresser à la gloire. Les voleurs furent tous du sentiment de leur capitaine ; et pour me faire voir qu’ils me regardaient déjà comme un de leurs compagnons, dès ce moment ils me dispensèrent de les servir. Ils rétablirent la dame Léonarde dans l'emploi qu’on lui avait ôté pour m’en charger ; ils me firent quitter mon habillement, qui consistait en une simple soulanellc fort usée, et ils me parèrent de toute la dépouille

messieurs obligation à nous nous tenons à la |>arole laquelle nous avons promise avec elle Gil Blas. Opinion de moi sur ce le garçon ne est pas mauvaise. Il a paru à moi il sera utile à nous. Et dans opinion de mol obtigation nous conduisons lui avec nous demain s'il plaît à Dieu pour il gagne la gloire sur les grands chemins. Et nous par nous-mêmes nous instruirons à lui la bravoure. Tous les voleurs applaudirent paroles du capitaine d’eux d’une opinion seule et pour ils ajoutent ils montrent à moi la preuve ils ont considéré moi dès cette l’heure un des camarades d’eux ils affranchirent moi de le service et rendirent à la dame Léonarde place de l’échanson laquelle ils avaient été ils ôtèrent elle de main d’elle auparavant et avaient été ils donnèrent elle à moi. Et en outre ils dépouillèrent à moi les vêlements lesquels j’étais vêtu et ces les vêtements lesquels ils dépouillèrent à moi une la souquenille usée et ils parèrent moi avec un l’habillement riche d’un des gentilshommes lequel ils

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mingo; niais il n’y eut pas moyen : il était trop sur ses gardes. J’aurais défié cent Orphées de charmer ce Cerbère. Il est vrai aussi que, de peur de me rendre suspect, je ne faisais pas tout ce que j’aurais pu faire pour le tromper. Il m’observait, et j’étais obligé d’agir avec beaucoup de circonspection pour ne me pas trahir. Je m’en remettais donc au temps que les voleurs m’avaient prescrit pour me recevoir dans leur troupe, et je l'attendais avec autant d’impatience que si j'eusse dû entrer dans une compagnie de traitants.

Grâce au Ciel, six mois après, ce temps arriva. Le seigneur Rolande dit à ses camarades : Messieurs, il faut tenir la parole

Domingo. Mais impossible je pus je trompe lui aucune avec chose parce que ce le coquin toujours attention de lui sur moi. Et je suis certain si ils sont cent Orphées ils ne peuvent ils endorment ce le Cerbère. A la vérité par la peur que il entre en lui le soupçon de dessein de moi je ne faisais pas tout effort de moi pour je trompe lui. Et toujours il dirigeait attention de lui vers moi et je fus forcé je m'observe moi-méme pour qu’il n’entre pas en lui le soupçon. Et ainsi obligation je prends patience jusqu’à le temps qu’ils promirent à moi avec lui les voleurs pour ils font entrer moi dans compagnie d’oux et restant j’attends à ce le temps comme si j’étais entrant dans une h place honorable des fonctionnaires du gouvernement.

Et la louange à Dieu après six mois de celte la réponse arriva à moi cette ! heure. Prit la parole le capitaine Rolando à camarades de lui et dit à eu» ù

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me laisserait servir encore quelque temps pour éprouver ma vocation, qu’ensuite on me ferait faire mes caravanes, après quoi on m’accorderait la place honorable que je demandais.

11 fallut donc continuer de me contraindre, et d’exercer mon emploi d’échanson. J’en fus très - morti fié ; car je n’aspirais à devenir voleur que pour avoir la liberté de sortir comme les autres , et j’espérais qu’en faisant des courses avec eux , je leur échapperais quelque jour. Celte seule espérance soutenait ma vie. L’attente néanmoins me paraissait longue , et je ne laissai pas d’essayer plus d’une fois de surprendre la vigilance de Do-

eux d’nne opinion seule que obligation à moi j’attends quelques jours et je reste dans service de moi comme j’étais jusqu’à ce qu’ils voient si dura avec moi cette la disposition et après ils conduisent moi avec eux aux expéditions et après qu'ils éprouvèrent moi ils accordent à moi cette la place l’honorable laquelle je demandai elle à eux.

Et ainsi je fus forcé j’ajoute je cache ce qui était dans cœur de moi et je serve échanson comme j’étais. Attrista moi beaucoup cette la réponse d’eux parce que je n’avais aucune envie pour je deviens voleur de grand chemin si ce n’est pour je puis je sors de la caverne comme eux et j’espérais temps que je suis en expédition avec eux il faut je trouve un le jour heureux j’échappe à eux. El sans cette l’espérance je serais je meurs de le chagrin. Et ainsi obligation à moi j’ajoute je prends patience. Mais fut pénible pour moi beaucoup cette la patience. Et combien de fois je veux j’essaie pour je trompe

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prit. On ne connaît pas d'abord les gens : je ne te croyais pas si spirituel ni si enjoué.

Les autres me donnèrent aussi mille louanges. Ils me parurent si contents de moi, que, profitant d’une si bonne disposition : Messieurs, leur dis-je, permettez que je vous découvre le fond de mon âme. Depuis que je demeure ici, je me sens tout autre que je n’étais auparavant. Vous m’avez défait des préjugés de mon éducation. J’ai pris insensiblement votre esprit ; j’ai du goût pour votre profession : je meurs d’envie d’avoir l’honneur d’étre un de vos confrères, et de partager avec vous le péril de vos expéditions. Toute la compagnie applaudit à ce discours. Ou loua ma bonne volonté. Puis il fut résolu tout d’une voix qu’on

impossible les gens ils soient connus dès le commencement. Et ne je croyais pas tu es ainsi gai et spirituel.

Et les voleurs les autres louèrent moi comme lui avec une la louange grande. El lorsque parut à moi cœur d’eux il est bien disposé pour moi je voulus je gagne d’eux cette l’heure. Je dis à eux excusez moi ô messieurs je voulus je découvre à vous fond de cœur de moi. H a semblé à moi a changé caractère de moi depuis temps que vis avec vous. Et vous avez arraché à moi tous les préjugés d’éducation de moi et je me suis rnis j’avance dans esprit de moi peu a peu jusqu’à ce que je suis devenu comme vous. Et maintenant j’ai le goût pour profession de vous. Et j’ai envie grande dans l’honneur d’association avec vous et en outre dans les dangers et les fatigues qui font souffrir 'ous dans expéditions de vous. Ils applaudirent tous eux à paroles de moi et donnèrent des éloges à moi de cette la disposition. El ils décidèrent tous

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quoique je n’en eusse aucune envie; en un mot, je me contraignis si bien, que Léonard» et Domingo y furent trompés. Ils crurent que l’oiseau s’accoutumait à la cage. Les voleurs s'imaginèrent la même chose. Je prenais un air gai en leur servant à boire, et je me mêlais à leur entretien, quand je trouvais occasion d’y placer quelque plaisanterie. Ma liberté, loin de leur déplaire, les divertissait. Gil Blas, me dit le capitaine, un soir que je faisais le plaisant, tu os bien fait, mon ami, de bannir la mélancolie. Je suis charmé de ton humeur et de ton es-

te chagrin. Je commençai je ris et je chante quoique je n’aie aucune envie decetle rire. Enfin je surmontai sur moi-même tellement que je trompai Domingo et Léonarde. Et ils crurent que l’oiseau accoutumé à cage de lui et les voleurs comme eux crurent. Je fis paraître à eux la gaîté sur visage de moi temps que je versais à eux le vin dans les verres et quand ils sont ils conversent entre eux je m’associai avec eux dans la conversation et je lance à eux une la plaisanterie dans le milieu. Et au lieu qu’ils se fâchent de liberté de moi je faisais plaisir à eux. Et dans un le soir lorsque je lançais à eux une la plaisanterie prit la parole le capitaine et dit à moi ô Gil Blas O ami de moi ta as fait bien quand tu as rejeté le chagrin de cœur de toi Et est esprit de toi et gaîté de toi ils ont phi à moi beaucoup beaucoup- Et

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