I. — 29 JUIN 1786. — . Lettre de Babeuf a jc« Galoppb
d'Armancourt^
Monsieur,
Le sieur Camus m*a remis il y a environ 1 5 jours^ votre plan qu*enfin il vient de mettre à perfection. Je l'ai examiné, et pour mieux m'assurer de l'étendue du travail que le Terrier exigerait» j'en ai fait un relevé ou Répertoire destiné à recevoir les applications des titres de la Seigneurie.
J'ai crû voir de là résulter que fsans des difficultés imprévues dont on ne pourrait s'assurer qu'en consultant ces mêmes titres, que des défectuosités inattendues et un manque d'ordre total pouraient faire naître) ce Terrier serait susceptible d'une besogne à peu près de la consé* quence de celle que m'a demandé celui de Qriviler, dans la rédaction duquel j'ai éprouvé peu de tablatures, et pour lequel, médiocrement payé^ j'ai reçu 3oo fr., avec le tiers des recouvrements en droits Seigneuriaux que j'ai procurés : recouvrements qui, joints à ceux en censives et autres avantages pour l'avenir, résultants d'un ouvrage bien exécuté, dédommagent au centuple U cher Seigneur
de Griviler^ comme il Tavoue lui-même, des dépenses à lui occasionnées par la confection du plan et du terrier. J'ai promis les mêmes avantages à tous ceux pour qui j'ai travaillé, et tous ont reconnu l'effet de ma promesse.
Vous voyés. Monsieur, à quoi je me fixe; je ne serai pas plus exigeant à votre égard que je ne l'ai été vis-à-vis de votre digne voisin.
En me donnant une réponse approbative^ je ne tarderai point à m'occuper de votre objet.
J'ai rhonneur d*être avec la plus parfaite considération^ Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur.
BABEUF, Hoye, 29 juin 1786.
Au dos ; A Monsieur Oaloppe d'Armancourt, en son château, à Armançourt.