‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 19 sur 113 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

doutables ayant fait la faute de se concentrer dans le but d'agir offensivement, furent cernés par les troupes françaises , et tués ou dispersés apr^jPne vive résistance. Une amnistie généraléi|||ie Murât fit. proclamer quelques ^ours après , acheva de rétablir l'ordre et la tranquillité dans la Toscane, et le général français put alors diriger des trouves sur l'île d'Elbe.

Mais au jnoment fixé pour l'embarquement , ^ une sédition se manifesta tout-à-coup dans une brigade de ligne. Sous prétexte qu'ils n'étaient pas tenus au service de mer, les soldats refu- ^ sèrent d'entrer dans les bâtimens de transport , et poussèrent l'esprit de révolte jusqu'à massacrer leur chef, qui voulait les engager à obéir. Murât réprima avec la plus grande sévérité ce funeiste mouvement d^indiscipline.

.Toutefois , cet acte si rare parmi les troupes françaises ne nuisit point aux dispositions que Murât avait arrêtées. Mais ce fut en v^jLqu'après s'être emparé de toutes les autres pltrc^s de l'île, les généraux Tarreàu et Mariotti sommèrent le commandant anglais , enfermé dans Porto-Ferrajo , de se rendre ; il fallut se résoudre à investir la place et à entreprendre un siège régulier. Vainement encore Murât essaya- 1- il de négocier la reddition de la place au nom du ^ roi d'Etrurie , toutes ses tentatives furent in-

fructueuses; et ce ne fut qu'après avoir^ pcYdu beaucoup de monde de part et d^autire qae Porto-Ferrajo , ainsi que le reste dePile, fot évacué par les Anglais, conformément jy^^'article 7 des préliminaires de paix signés à I^^hts le i"^' octobre i8oi, entre le commissaire fran-^ çaisOtto,, et lord Hawkesbury.

La discipline que Murât sut entretenir dans

^les troupes sous ses ordres qui occupaient la

Toscane, lui mérita les éloges du roi d^BtMrie.

Le reste du temps qu'il passa dans ce pays Vé-

coula au milieu des fêtes et des plaisirs. '

En ce moment, c'est-à-dire en février i8oi, la république italienne allait être définitivement constituée. Le premier consul de la république française, qui présidait aussi aux destinées' de l'Italie , nomma Murât pour aller installa le gouvernement constitutionnel de la répiïhKque italienne. Murât quitta le délicieux séjour de Florencftv i^t se rendit à Milan pour présider à cette- grijSè' cérémonie. IA\ tout ifiibi]^ des maximes républicaines qu'il devait bielkitôt oublier, le représentant de Bonaparte prononça un discour» dans lequel il promettait les plus brillantes destinées à la république qu'il installait, u Compagnon- du grand héros, chef de « tant de braves , lui répondit le vice-président « Melû , vous à qui est confié le soin impor-

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