‹ Histoire de JouvenetChapitre 71 sur 141 · APOLLON ET THÉTIS · texte numérisé non relu

APOLLON ET THÉTIS

Au Musée de peinture de Caen — Catalogué n°. 169.

Ce tableau était , depuis le jour où il avait été peint, dans la collection du Roi. L’inventaire de Bailly apprend qu’en 1709 et 1710 il était placé à Trianon , et le mentionne ainsi : « Un tableau représentant Apollon, qui se présente à Thétis avec un Triton qui pousse son cliar et une Naïade qui s’appuie sur une coquille remplie de perles et de corail. — Figures de demi-nature, ayant de hauteur k pieds 10 pouces sur 3 pieds 11 pouces de large , dans sa bordure dorée. »

C’est là un très-intéressant Jouvenet; on trouve dans cette jolie peinture l’origine encore saine des types , du dessin et de la couleur qui firent la réputation de grâce de Boucher.

Ce sujet fut peint à Paris , par Jouvenet , dans sa jeunesse. Il l’a, depuis, plusieurs fois reproduit. L’un d’eux faisait partie des peintures qu’il exécuta à Rennes , en 45 jours , sur trois plafonds pour M. de La Mothe-Picquet , greffier en chef du Parlement , chez lequel il était logé , pendant qu’il peignait le plafond du Palais-de- Justice.

Lebrun ayant demandé ce sujet pour l’une des salles du château de Versailles , son élève favori l’exécuta. Il est composé avec intelligence. Les coursiers se précipitent bien ; Thétis est dans

un coin du paysage ; elle paraît pénétrée ( c’est l’expression de Piganiol ) de l’honneur qu’elle va recevoir.

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