‹ Histoire de JouvenetChapitre 79 sur 141 · PORTRAIT DE I.OCIS BOURDALOUE , JÉSUITE · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE I.OCIS BOURDALOUE , JÉSUITE

Tiré sur le visage du mort (17 mai 1704).

Dessin qui fait partie de la collection du marquis de Chennevières, exposé au Musée d’Alençon.

« Modèle de la chaire , il fut , tout à la fois, a Le roi des orateurs , et l’orateur des rois. »

« La' tête du fameux prédicateur a été évidemment dessinée par Jouvenet immédiatement après la mort. Tous les signes de la mort sont là dans les yeux, dans le nez, dans la bouche ; puis il a imaginé de mettre en mouvement ce cadavre et de faire survivre la prière à la mort. Je ne pense pas qu’il y ait de Jouvenet un dessin plus poussé et plus étudié que celui-là, et qui soit , à cause du sujet même , d’un plus grand caractère. Le portrait peint, exécuté d’après cette belle étude, faisait partie de la collection de M. de Genoude , et fut vendu, à sa mort, sous l’ attribution de Ph. de Champagne, et sous cette désignation :

« Portrait d’un prêtre aveugle , tenant de la main « droite un crucifix et l’autre main appuyée sur « la poitrine. » Comme on n’avait apparemment que ce portrait, d’après nature, du saint homme, il est le seul qui ait été pris pour type et répété par la gravure. La plus ancienne et la meilleure estampe qui ait été faite du Père Bourdaloue , d’après

Jouvenet , a été gravée, en supprimant le crucifix et beaucoup d’accessoires , par C. Simonneau. D’Argenville raconte que « le portrait du Père Bourdaloue , peint après sa mort par Jouvenet , se trouvait de son temps dans la Maison professe des Jésuites, et qu’il y en avait un pareil au Collège des Jésuites , mais qu’on le disait une copie. » Je n’ai pas besoin de faire observer qu’au chevet d’un mort, un artiste ne peint point un portrait, mais qu’il crayonne un dessin. » ( Pli. de Chennevières-Pointel. )

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