‹ Histoire de l'abbaye Cistercienne de Silvacanne [microform] en Provence d'apres les documents recueillisChapitre 6 sur 10 · Chapitre de Grasse · texte numérisé non relu

Chapitre de Grasse

Monastère de Saint-Honorat de Lérins (3 vers rimants). L'Evêque de Fréjus, au nom de son Chapitre.

Prieur de Sainte-Marie du Thoronet (Var).

La Prieure du Monastère de La Celle (Varj.

Sainte-Marie de Pignans (Var).

Eglise de Sainte-Marie de Toulon.

L'Evoque de Marseille.

L'Abbé de Marseille (de Saint- Victor).

L'Archevêque d'Aix.

Les bénéficiers de l'église de Saint-Sauveur d'Aix. Silvacanne (2), qui lance le titulum suivant :

« Tituius Sancte Marie Sillve Cane. — Quia sancta et salubris « est cogiiatio pro defunctis exorare ut a peccatis solvantur, sicut « eloquia sacra testantur et fidei régula nobis proclamât ut qui « misericordiam Dei desiderat misericordiam impendat ; et si pium « habere cupimus Deum, pios nos exibeamus erga proximum. « Ea propter, quicquid in Dei servitio possumus et scimus, totum « pro remedio anime Donni Bertranni de Baucio expendimus, et « merito. Ipse quidem nostre fundator extitit ecclesie. Vivons in- « choavit, mortuus perfîcere non desinit. habitum nostre religionis « sumpsit. Locum sépulture juxlaecclesiam nostram quam adhuc « edificat, Deo volentepromeruit. Quantum ergo a Deo possumus

(i) Archives départementales'des Bouches-du-Rhône ; — Léopold Delisle.

(2) Cette interpolation résulte des feuilles ajoutées au furet à mesure, qui se sont interverties ensuite.

« promereri et nostrum est largiri, concedimus ei et participera « facimas omnium bon. que in ecclesia nostra fiunt et fient « usque in seculi finem, missarum videlicet, orationum, vigilia- « rum, psalmorum, laborum, elemosinarum, jejuniorum, absti- « nentiarum et aliorum beneficiorum. Super hec omnia, cotidie « eum in conventu absolvimus, missam cotidianam pro eo et aliis « fratribus nostris def. statutum est dici usque in finem mundi. « Nobilem quoque uxorem ejus, ïiburgiam nomine, et nobis di- « lectam, et filios suos, in vita sua et post mortem, spiritualium « bonorum nostrorum perpétue participes facimus. Amen. » Vivat in eternum Bertrannus in ede polorum, Quo sibi conjuncto letetur et ordo bonorum.

Christus ei requies fiât mercesque laborum, Spiritumque choris societur et angelicorum Ipsius flamen. Die, lector qui legis : Amen.

Abbaye de Saint-Nicaise de Reims (Marne).

Saint-Martin de Gharlieu (Doubs).

Les Chanoines de Cavaillon (Vaucluse). -

Eglise de Saint-Marcel de Vaucluse.

Abbaye de Sainte-Marie de Sénanque (Vaucluse).

L'Evêque d'Apt.

. Le Chapitre d'Avignon (avec 2 vers).

Couvent de Saint-Paul de Mausoléon (?)

Le Prieuré de Saint-Gilles (Gard).

L'Abbaye de Franquevaux (Gard).

Abbaye de Saint-Pierre de Psalmody (Gard), (avec 30 vers rimant par apeuprès et signés du moine Gandin).

Couvent de Sainte-Marie de Valmagne (Hérault).

Saint-Sauveur d'Aniane (Hérault).

Eglise de Saint-Thibéry (Hérault).

Abbaye de Sainte-Marie de Morimond (8 vers).

Couvent de Sainte-Marie de Saint-Cassien.

Eglise de Sainte Marie de Valdonne.

Monastère de Sainte-Marie de Charlieu (ûoubs), (4 vers).

Monastère de Sainte-Marie de P.ocarnadour (Lot).

Eglise de Saint-Pierre de Careniaco (Garennat, Lot).

Eglise de Saint-Pierre de Belloc (Lot-et-Garonne).

Eglise de Sainte-Marie do Montnoix (?).

Eglise de Sainte-Marie Obasine (Haute- Vienne).

Eglise de Saint-Martin de Drives (Corrôze).

Eglise de Sainte-Marie de l^érigucux;,

Eglise de Saint-Pierre et Saint-Paul de Tourtoyrac (Dordogne).

Eglise de Sainte-Marie de Cubas (Dordogne).

Eglise de Sainte-Marie de Dalon (Corrèze), (avec 6 vers rimants).

Eglise de Saint-Pardulfe d'Arnac (Corrèze).

Monastère SS. Pierre, Paul et André de Vigeois (Limousin).

Eglise de Sainte-Marie-Madeleine et Sainte-Catherine de Mainac(?).

Couvent de Saint-Léonard de Limoges.

Eglise de Saint-Jean d'Aureille, près Limoges.

Monastère des SS. Pierre et Paul de Solignac, près Limoges.

Eglise de Saint-Etienne de Limoges.

Eglise de Sainte-Marie « de régula » de Limoges.

Les Frères Augustins de Limoges.

Couvent de Saint-Martial de Limoges.

Couvent de Saint-Martin de Limoges.

Eglise de Sainte -Marie de la Colombe (?).

Eglise de Bourgueil (Indre-et-Loire).

Monastère de Saint-Florent de Saumur,

Eglise de Sainte-Marie de Cinais (Indre-et-Loire).

Monastère de Saint-Maur de Glannefeuille (Maine-et-Loire).

Eglise de Saint-Jean-Baptiste et Saint-André de Thouars (Deux- Sèvres).

Eglise de Saint-Laon de Thouars.

Eglise de Saint-Adjutor et Saint-Maixent (Deux-Sèvres), (avec 26 vers de deux poètes différents).

Monastère de Sainte-Marie Les Châteliers (Deux-Sèvres).

Eglise de Sainte-Marie de Bonnevaux (Vienne).

Eglise de Sainte-Marie de Fontaine-le-Gomte (Vienne).

Eglise de Sainte-Marie du Pin (Vienne).

Eglise de Saint-Pierre martyr, de Poitiers.

Eglise de Saint-Hilaire évêque, de Poitiers.

Eglise de Sainte-Radegonde reine, Poitiers.

Eglise de Sainte-Croix, de Poitiers.

Couvent de Sainte-Marie de « Tivireto» (?)

Monastère-neuf de Saint-Jean évangéliste, Poitiers- Eglise de Sainte-Marie des Noyers (Indre-et-Loire).

Eglise de Saint-Maurice, de Tours.

Eglise de Saint-Martin, de Tours (avec 32 vers de quatre poètes diflérents ; un vrai concours).

Monastère de Saint-Martin le Majeur, Tours.

Eglise de Sainte-Marie de la Guasline (Indre-et-Loire).

Eglise de Sainte-Marie des Fontaines (Loir-(3t-Cher); 4 vers.

Eglise de la Sainte-Trinité, de Vendôme.

Eglise de Saint-Launomar, Blois ; 8 vers par deux poètes.

Eglise de Sainte-Marie de Blois,

Eglise de Sainte-Marie-Magdeleine de Châteaudun.

Eglise des Saints Martyrs Marcellin, Pierre, Florentin efcHilaire, de Bonneval (Eure-et-Loir),

Monastère de Sainte-Marie de Morceaux (Vienne); cinq vers.

Eglise de Sainte-Marie de l'Habit, de Domfront (Sarthe).

Couvent (de femmes) de Sainte-Marie de La Font-Saint-Martin (?)

Eglise de Saint-Sauve de Charroux (Vienne).

Eglise de Sainte-Marie et Saint-Benoit, de JNanteuil (Vienne).

Celle de Saint-Pierre de Frouin (Charente).

Eglise de Sainte-Marie de Grosbois (Charente).

Eglise de Saint-Nicolas, de Peirat (Charente).

Eglise de Saint-Jean^ de Boncenat (Charente) .

L'Evêque d'Angoulème et son Chapitre.

Monastère de Saint-Eparche, d'Angoulème.

Eglise de Saint-Ausone, d'Angoulème.

Couvent de Sainte-Marie de la Couronne, près Angoulème.

Eglise de Saint-Arthème, de Blanzac (Charente).

Eglise de Sainte-Marie, de Bournet (Charente).

Eglise de Sainte-Marie, de Chancelade (Dordogne).

Eglise de Saint-Pierre, de Périgueux.

Eglise de Sainte-Marie, de Ligon.

Couvent de Sainte-Marie de Pétrose (?)

Eglise de Sainte-Marie de Boscan (Lot); S vers.

Eglise de Saint -Pierre et Saint-Siccaire, de Brantôme (Dordogne).

Eglise de Sainte -Marie-des-Fontaines (Charente).

Les Chanoines réguliers de Saint-Théodose de Rochebois (Charente).

Eglise de Saint-Amant, de Boix (Charente).

Couvent de Sainte-Marie, d'AUeville (Charente).

Monastère de Saint-Etienne, de Bassac (Charente^.

Las Chanoines de Sainte-Marie, La Châtra (Dordogne).

Eglise de Sainte-Marie de La Frénède (Charente).

Couvent de Sajnt-Léodegard, de Conciac (Lot).

Eglise de SainLe-Marie de Fontdouce (Charente-Inférieure). Eglise de Saint-Pierre, Saintes. Eglise de Sainte-Marie, Saintes.

Eglise de Saint- Vivien, Saintes ; deux vers. Eglise de Sainte-Marie. Sablonceaux (Charente-Inférieure). Eglise de Sainte-Gemme (?)

Eglise de Saint-Jean Evangéliste, de Trézay (Charente -Inférieure), avec les six vers à double rime que voici :

Hic vir Bertr ) vir nobilis et vener )

^ and us

Moribus orn ) per secula commemor )

Relieios ) pro misteriis monach )

- '--n : — : : ? Orum

Quorum prece cunct ) felix sit in arce pol ) flos heroum Bertrande, decusque tuorum, Gaudia celorum tibi prestet Rector eorum!

Eglise de Saint-Pierre, do Soubise.

Eglise de Sainte-Marie, de Tonnay (Charente-Inférieure).

Monastère de Sainte-Marie de la Grâce de Dieu.

Monastère de Saint-Pierre, de Maillé (Charente-Inférieure).

Eglise de Saint- Vincent^ Nieuil (Charente-Inférieure).

Eghse de Sainte-Marie, de Moreille (Charente-Inférieure).

Couvent de Sainte-Marie, Lur.on(Vendéej.

Eglise de Sainte-Marie de l'Erme (Vendée).

Couvent de Sainte-Marie des Angles (Vendée) ; 6 vers.

Couvent de Sainte-Croix, du Talmon (Vendée) ; 9 vers.

Eglise de Saint-Sauveur, de Lodève (Hérault).

Couvent de Sainte-Marie de l'Aumône (Loir-et-Cher).

L'évêque de Lodève (Hérault).

Eglise lie Sainte-Marie de Bois-Groland (Vendée).

Eglise de Sainte-Marie de l'Orbastier (Vendée).

Eglise de Saint-Jean, Belloc (Aveyron).

Eglise de Sainte-Marie de Brouilharbaud (Vendée).

Eglise de Saint-Sauveur de l'Etoile.

Eglise de Sainte-Marie, Chauvet (Vendée).

Deux moines de Sainte-Marie de Chailma.

Eglise de Sainte-Marie de Buzai (Loire-Inférieure).

Eglise de Sainte-Marie de Bonpas.

Couvent de Saint-Sauveur de Redon (Loire-Inférieure).

Eglise de Sainte-Marie de Chalochi (Maine-et-Loire).

Couvent de Sainte-Marie de Breignes.

Eglise de Sainte-Marie de Trirayes (Vendée).

Eglise de Sainte-Marie d'Absie.

Eglise de Saint- Jean, de Chartres.

Eglise de Sainte-Marie, de Sarnois (Oise).

Eglise de Saint-Gilles, de Aceys.

Eglise de Sainte-Marie, de Reims ; 20 vers.

Couvent de Lieu-Croissant.

Le Seigneur de Vienne (Isère).

Eglise de Saint-Ruf-les- Valence (Drôme).

Eglise des Saints Martyrs Félix, Fortunat et Achille, de Valence.

Eglise de Saint-Sauveur. Nevers.

Eglise de Saint-Martin, Nevers. Eglise de Saint-Etienne, Nevers.

Couvent de Sainte-Marie de Pont-Morigny (Cher). Couvent de Sainte-Marie, de Challug (Nièvre). Monastère de Sainte-Marie de Bon-Rayon (Nièvre). Eglise de Saint-Etienne, Auxerre.

Eglise de Saint-Amator, Auxerre.

Couvent de Sainte-Madeleine, Vezelay (Yonne). Couvent de Sainte-Marie, Rigny (Yonne), Congrégation de Saint-Eusèbe, Auxerre.

Couvent de femmes de Sainte-Marie et Saint-Jullien, Auxerre. Eglise de Saint-Marianus (Yonne).

Eglise de Sainte-Marie, de Pontigny (Yonne).

L'Archevêque de Lyon.

Congrégation de Saint-Michel, de Tonnerre (Yonne). Eglise de Saint-Pierre, Melun.

Eglise de Sainte-Marie, de Quincey (Aube).

Couvent de Sainte-Marie-Saint-Etienne, de Fonsèche (Aube). Eglise de Sainte-Marie^ de Mœurs (Marne).

Eglise de Saint-Pierre, Arrigny (Marne).

Eglise de Sainte-Marie Le Rivour (Aube).

Eglise de Saint-Pierre, Bar-sur- Aube.

Eglise et couvent de Saint-Nicolas, Bar-sur-Aube). Abbaye de Clairvaux 'Aube).

Eglise de Sainte-Marie, d'Auberive (Haute-Marne).

Eglise de Sainte-Marie de Chatillon (Côte-d'Or).

Couvent de Saint-Pierre de Poultiers (diocèse de Langres).

Eglise de Sainte-Marie, de Molesmes (Côte-d'Or).

Couvent de Sainte-Marie, de Juilly (Côte-d'Or).

Eglise de Sainte-Marie, Fontenoy (Côte-d'Or).

Eglise de Saint-Pierre, Flavigny (Côte-d'Or).

Eglise de Sainte-Marie, d'Oigny (Côte-d'Or).

Eglise de Saint-Bénigne, de Dijon,

Eglise de Saint-Etienne, Dijon.

Les Abbés réunis au Chapitre général de Citeaux (Côte-d'Or), lui concèdent participation à toutes les faveurs décrétées annuellement au Chapitre général pour leurs frères défunts ; « et cela lui est dû » . Chaque prêtre lui donne vingt messes ; chaque clerc non prêtre, dix offices (psaltoria) ; les convers, quinze cen';s Pater noster, ou le même nombre de Miserere met Deus.

Eglise de Sainte-Marie, de Maizières (Saône-et-Loire).

Eglise de Saint-Pierre, de Châlons (Saône-et-Loire).

Eglise de Sainte-Marie, de La Ferlé (Saône-et-Loire).

Abbaye de Saint-Pierre, de Cluny (Saône-et-Loire).

Eglise de Saint-Pierre, Mâcon.

Eglise de Saint-Vincent, Mâcon.

L'Evêque de Mâcon. ^

Eglise de Sainte-Marie, de Belleville-sur-Saône.

Couvent de Sainte-Marie, de Joug-Dieu (Rhône).

Couvent de Sainte-Marie, de l'Ile-Barbe (Rhône).

Eglise de Saint-Irénée, Lyon.

Eglise de Saint-Just, Lyon.

Eglise de Saint-Martin d'Ainay, Lyon.

Eglise et couvent de Saint-André, de Vienne (Isère).

Eglise de Saiot-Pierre-lez- Vienne (Isère).

Eglise de Sainte-Marie de Tlle-sous-Vienne (Isère).

Monastère de Sainte-Marie de Bonneval (Isère).

Eglise hospitalière de Aubrac (Aveyron).

Eglise de Sainte-Marie de Boazou (?).

Eglise de Sainte-Marie de Parga (Aveyron).

Cathédrale de Rodez.

L'Evêque de Rodez.

Saint-Guilhem du Désert (Hérault), (avec 10 vers).

Monastère de Vigeois (Limousin).

Eglise de Sainte-Marie et Saint-Cyprien, de Poitiers,

Eglise de Saint-Gildas-aux-Bois (Loire-Inférieure),

Couvent de Sainte-Marie d'Asnières (Maine-et-Loire).

Monastère de Bonneviale (Aveyron).

Couvent de femmes de Saint-Saturnin, de Rodez,

Le Chapitre de Saint-Amant, de Rodez.

Transaction entre le Chapitre de Saint-Sauveur

et le monastère de Silvacanne au sujet

de l'église de La Roque.

1298. In nomine Domini. Amen. Anno Incarnationis ejusdem millesimo ducentev^iimo nonagesimo octavo die ultimo mensis novembris. xir. Indict. Notum sit cunctis presentibus et futuris quod cum questio esset seu verti speraretur inter venerabile Aquensis ecclesie capiiulum ex parte una et venerabilem et religiosum virum Dominum Guillelmum abbatem et conventum monasterii Béate Marie de Silvacana Aquensis diocesis ex altéra occasione ecclesie de Roqua quam prefatum capitulum asserebat sibi in comissum incidisse eo quia pensionem quam annuatim facere tenebantur prefatus Dominus Abbas et conventus ejusdem capitulo antedicto pro ecclesia supradicta non solverant que consistebat in pane et vino et blado et quibusdam aliis. Et ex eo etiam quod dicebat idem capitulum ejusdem donatio facta de predicta ecclesia prenominatis Domino Abbati et conventui non tenebat tum quia non servata fuerat forma juris tum quia donatione predicta erant substancialia jam omissa. R contre Dominus Abbas et conventus predicti contrarium asserebant dicentes etiam jus patronatus dicte ecclesie ad ipsos pertinere debere. Tandem prefatum capitulum et Dominus Abbas predictus nomine suo et conventus sui predicti voluerunt et ordinaverunt et expresse concesserunt quod Reverendus in Christo Pater Dominus Rostagnus sancte Aquensis ecclesie Archiepiscopus questionem predictam sopiret et fine debito terminaret, et ejus ordinationi et defBnitioni stare perpétue promiserunt. Qui quidem Dominus Archiepiscopus consensu expresso habito, ac potestate sibi data a capitulo antedicto super premissis videlicet a Dominis infrascriptis Reverendo Valentino archidiacono. Annalio sacrista. Reverendo Aicardo archipresbitero. Guillelmo de Baucio. Aimerico de Glaramonte. Guillelmo Efforcini. Jacobo de Gharentesio canonicis prout patet per publicum instrumentum inde scriptum per me notarium infrascriptum, ordinavit voluit et precepit et potestate predicta et quia dictum monasterium censum debitum Aquensi capitulo non solvebat terminis debitis vel vicarius. ecclesie de Rocha, voluit idem Dominus Archiepiscopus quod Domino Abbati et conventui supradictis dicta ecclesia de Rocha de novo detur et confirmetur cum juribus et pertinen-

tiis ad eandèm, eteam habeant teneant et possideant, ut acteniis habere et.tenere coiisueverunt, et quod transférât predictum capitulum in predictum monasterium predicte ecclesie utile dominium, et pênes dictum Aquense capitulum directum dominium vel quasi debeat remanere. Et quod sic ibi perpetuus vicarius semper dicto Domino Archiepiscopo per Abbatem dicti monasterii presentandus. Et quod ipse Dominus Abbas et successores sui qui pro tempore fuerint abbaies dicti monasterii etconventus et monasterium supradictum teneantur annuatîm pensionem seu cano : nem solvere infrascriptam, videlicet quatuor modios annone ad mensuram Aquensem in festo Sancti Salvatoris mensis Augusti. Prêtera voluit et mandavit quod domus quas dictum monasterium habet in castro de Lambisco in via quam moratur Guillelmus Dardanelli scutiffer cum juribus et periinentiis et circumferentiis ac spatiis et latitudinibus suis in perpetuum et esse debeant ex nunc in antea Domini Amelii Aquensis sàcriste, ac ipsius sacristie et personatus ejusdem. Que domus confrontatur cum suis spaciis et pertinnenciis ab una parte cum domibus Domine Porcellete. Et ab altéra cum carreria publica et cum ortho Domini Hugoni^e ponte seu ferragine, et ab alia cum viridario (jaufridi de Lambisco, et ab alia cum domibus Dertrande Monnerie, et ab alia cum orlho liberorum Bertrandi Rosse quondam. Item quod prefalum monasterium habeat medietatem décime blade et vini ipsius ecclesie, et quod omnia alia spectent et spectare debeant ac pertinere vicario ecclesie antedicte. Ita tamen quod idem vicarius Domino Aquensi Archiepiscopo de procurationibus et quistis et spiritualibus et. omnibus aliis sicut ucusquo fuit et esse debuit et debeat respondere, et hospitalitatem tenere, et canonicos dicte ecclesie cum ad locum seu ecclesiam predictam declinare contigerit, cum equis et familia accipere et honorilïîce procurare et quod prenominatus Dominus Abbas approbet predicta omnia et confirmet et per conventum suum predictum ea faciat confirmari et ratifficari de quibus omnibus predictus Dominus Archiepiscopus jussit et voluit fieri duo publica instrumenta, quorum unum habeat prefatus Dominus Abbas et monasterium supradictum, et aliud ramanere dabeat capitule antedicto que ad majorem firmitatem, ipsius Domini Archiepiscopi, et dicti capituli, ac ipsius Domini Abbatis sigillorum munimine debeant comuniri. Acta fuerunt hec Aquis in caméra nova dicti Doniini Archiepiscopi apud Turres presentibus testibus vocatis et rogatis, Dominis. Bertrando Imberto priore de Gucurono, Magistro Guillelmo Pétri vicario de Rognnis. Fulcone Lamberto de Figuaneria diacono. Domino

Petto priorë de Sancto honorato. Et post predicta annd (jùg suj)rïl die xvii" mensis Mardi ejusdem, xn'indict. venerabilis et discretus vir Dominus Amelius Bocelli Aquensis ecclesie sacrista decretorum doctor missus per Reverendum Patrem Dominum Archiepiscopum supradictum^ ad monasterium antedictum, pro supra scriptis omnibus adimplendis, volens mandatis ipsius Domini Archiepiscopi obedire, congregatis ac vocatis prefalo Domino lî. abbate et conventu raonasterii antedicti, prout consuotum est in ipso monasterio congregari, obtulit eisdem patentes litteras dicti Domini Ârchiepiscopi, veri sigilli sigillatas quas legi voluit et precepit per notarium infra scriptum Domino Abbati et conventui supradictis quorum nomina inferius describuntur. Quarum litterarum de verbo ad verbum per omnia continentia seu ténor taiis est. Rostagnus miseratione divina sancte Aquensis ecclesie Archiepiscopus. Venerabili et discreto viro Magistro Amelio Aquensis ecclesie sacrisle salutem et sincère caritatis affectum. Gum pro quibusdam Aquensis ecclesie negociis ad monasterium Silvacane oporteat vos conferri, et intelleximus quod abbas monasterii ejusdem, ad vicariamde Rupe canonis noslre diocesis Poncium Girardi presbiterum presentare disponit, discrétion! vestre presentium tenore commitimus et mandamus, quatenus si dictus abbas facere hujusmodi presentationem voluerit vos vice mea dictum presbiterum ad vicariam admittatis predictam, et ipsum instituatis in ea, inducentes per vos vel alium dictum presbiterum in corporalem possêssionem dicte vicarie et jurium et pertinencium spectancium ad eandem, contradictores et rebelles si qui fuerint per censur^im ecclesiastieam compencendo. In cujus rei testimonium presentibus litteris sigillum nostrum duximus apponendum. Datum Aquis sexto decimo die mensis Marcii anno Domini millesimo diicentesimo nonagesimo octavo. Quibus litteris lectis ac etiam omnibus aliis suprascriptis tractatis et habitis coram dicto Domino Archiepiscopo per Aquense capitulum et Dominum. Guillelmum abbaiem. prelibatum de dicta ecclesia de Roqua, et omnibus aliis supradictis lectis et explanatis diligenter et per ordinem per me notarium infrascriptum, pretacti Dominus Abbas et conventus unanimiteret concorditer nemine contradicente eorum in hiis utilitatem dicti monasterii cognocentes tractatu habito et expresso inter prefatos Abbatem et conventum in prefato capitule constituti utrum dicto monasterio expédiât, présente me notario et predicta audiente, ea omnia et singula aprobaverunt et etiam confirmaverunt, et de ipsis omnibus pro contentis et paccatis se tenuerunt et

réputavef tint promitentes eliani prefato Domîno Sacristé nominô suoet dicti capituli stipulant! et recipienti et ad majorem cautelam michi notario infrascriplo tanquam persona publica, predicta omnia et singula firma tenere et habere semper et contra in aliquo non venire aliquo tempore aliqua ratione occasione sive cetera aliqua juris vel facti subtilitate. In super voluerunt et concesserunt quod domus pràdicte sint dicti Domine Sacriste et sacristie predicte, et de ipsis liberam puram et simplicem donationem fecerunt dicto Domino Sacriste sicut superius sunt habere. Cedentes in eum et dictam sacristiam et mandantes et transferentes omnia jura et omnes actiones reaies et personales mixtas utiles et directas reique persequtorias et quecumque alia que ibi habet monasterium predictum vel habere poterat aliqua ratione occasione sive causa, ipsuminde procuratoremconstituentes ut in rem suam et sacristie predicte. Nomina verum dictorum monachorum sunt et fratrum bec. Reverendus Ranulfi. Reverendus Divéntis. Petrus Rochasalva. Rostagnus de Aurayca. Hugo dé Anfana. Guillelmus Fulco. Rostagnus Amalricus. Johannes Abunt. Rostagnus Lobacius. Guillelmus Bonoti. Malbec. Reverendus de Cadarossa. Jacobus Arnulfi et Albericus Bonus filius. Postquam incontinenti ibidem coram predictis et testibus infrascriptis dictus Dominus Abbas dictum magistrum Poncium Girardi presbiterum in vicarium dicte ecclesie de Rocha presentavit Domino Sacriste prelibato. facta primitus per eundem Magistrum Poncium renunciacione de hospitali de Carambodio cujus rector erat. Qui Dominus sacrista facta renunciacione predicta, auctoritate sibi comissa, per litteras Domini Archiepiscopi supradicti, nomine et vice dicti Domini Archiepiscopi ad presentacionem dicti Domini Abbatis in vicarium dicte ecclesie de Roqua dictum Magistrum Pentium instituit et investivit stantem flectis genibus et junctis manibus coram eo. Qui Vicarius promisit et juravit omnia et singula suprascripta et ordinata et sibi imposita, et que facere tenetur, facere tenere et observare et contra in aliquo non venire et fidelis et obediens esse dicto Domino Archiepiscopo et capitule antedicto de quibus tam prefatus Dominus Abbas quam Dominus Sacrista, et dictus Magister Poncius, petierunt sibi fieri publica instrumenta per me notarium infrascriptum. Actum in dicto capitule coram supradictis et Domino Johanne Feroli archipresbitero Ayguesii, et Domino Petro Fabro capellano testibus vocatis Anne et die quibus prefati-Domini G. abbas et Amelius Aquensis Sacrista, altendentes ad ecclesiam de Rocha predicta. Idem Dominus Sacrista nomine suo et dicti capituli Aquensis. De novo dédit et concessit dictam ecclesiam

prefalo Domino Abbati nomine suo et dicti comentui recipienti in niodum et formam quibus supra cum omnibus juribus et pertinenciis ad eandem, inducendo eundem Dominum Abbatem in coi'poralem pospcssionem ecclesie supradicte vel quasi, et jurium et pertinencium ad eandem semper salvis et recognitis conditionibus et pactionibus supradictis Domino Archiepiscopo et capitulo memoratis, de quibus tam Dominus Abbas quam Uominus Sacrista, petierunt sibi fieri publica instrumenta. Actum in dicta ecclesia presentibus testibus Fratibus Rostagno de Aurayca. Reverendo Servienti. Reverendo Arnulfo monachis dictis monasterii. Magistro Petro Fabro capellano. Rostagno de Affuvello, Reverendo de Castro novo. Dominis Castri de Rocba. Domino Poncio vicario supradicto. Postquam anno quo supra die xvni° Marcii xn° indictionis, auctoritate litterarum datarum Fratri Reverendo Servienti sacriste dicti monasterii per Dominum Abbatem supradictum. volens idem Dominas Abbas adimplere lotaliter omnia et singula supradicta, quarum litterarum "ténor talis est per omnia. Guillelmus abbas liumilis monasterii Béate Marie Silvecane Aquensis diocesis Fratri Révérende Servienti sacriste dicli monasterii. salutem in Domino. Cum occasionequarumdam conventionum et pactionum habitarum inter Aqueuse capitulum et nos nomine nostro et conventus monasterii antedicti sic extiterit ordinatum, quod domus nostrequarum unam tenet Guillelmus Dardanellus ad presens in Castro de Lambisco, pro nobis monasterio antedicto cum juribus et pertinenciis ad easdem sint et etiam debeant venerabilis viri Domini Amelii Aquensis Sacriste et successor u m suor u m in dicta sacristiaet personatus ejusdem in perpetuum, vobis presencium tenore precipimus et mandamus, ac etiam nostro et dicti monasterii nomine plenam concedimus potestatem quatenus de ipsis domibus et juribus et pertinenciis ad easdem que dictum monasterium habebat et babere debebat in dictis domibus temporibus retroactis, prefatum Dominum Sacristam vice et nomine nostro et conventus monasterii antedicti ponatis et inducatis in possessionem nomine suo et sacristie predicte. Datum apud ecclesiam de Rocba Tarroni, die xvii" mensis Marcii. xu° indictionis. Quarum auctoritate dictus Frater Reverendus in presencia testium infrascriptorum per tradicotionem clavium domorum predictarum prefatum Dominum Sacristam nomine suo et sacristie predicte in possessionem corporalem induxit domorum predictarum et jurium et pertinentium earumdem, ac etiam per manum arripiens in dictas domos induxit. De quibus dictus Dominus Sacrista sibi petiit fieri instrumentum. Actum in dictis domibus presentibus testibus

Magistro Petro vicario de Lambisco. Magistro Petro Fabro cappelano. Hugone Fulcone. Fratre Guillelmo Fulcone. Et me Berinundo de Giranda notario publico Comitatum Provincie et Forchalquerii, qui predictis omnibus interfui et mandate et precibus dictarum parcium banc cartam publicam inde scripsi et signe meo signavi.

Valsainte.

Nous avons vu (p. 36) Valsainte fondée vers l'an H88 par une colonie sortie de Sylvacanne. Nous croyons devoir dire en quelques mots l'histoire de cette « fille » de notre abbayo, qui bientôt émancipée n'eut pas un sort plus heureux que sa mère (1),

Sa fondation lut due aux vives sollicitations de Raimond de Simiane et de sa femme Sacriste, qui la dotèrent de leur domaine de La BoUnetle près Apt. Guillaume comte de Forcalquier la favorisa également et lui inféoda la terre de Valsainte. L'abbaye ayant acquis encore par don ou achat les domaines de Corbières et de Carniol, son temporel se trouva ainsi assuré.

Son histoire n'offre rien de saillant jusqu'au milieu du 15° siècle, ou du moins rien de notable ne nous en est parvenu. Les listes de ses abbés ni de son personnel ne contiennent aucun nom remarquable. Elle vécut sans bruit sous les abbés ; Norbert, en 1188 ; — Ogier ; — Etienne, 1198 ; — Guillaume 1, 1225 ; — Georges, 1247 ;

— Antoine I, 1252 ; — Bernard Bertrand, 1268 ; — Pierre Alboin, 1279 ; — Pierre Uostaing, 1284 ; — Audibert de Cordoue, 1296 ;— Raimond 1, 1305; — Hugues Commaries, 1309; — Guillem de Cadenet, 1325; — Bernard II, 1328, choisi par le pape pour la réforme de l'abbaye ; — Guillaume II Gautier, 1335 ; Etienne II, 1338 ; — Raimond II Gonslans, 1346; — Pierre Sorgie, 1361 ; — Paul Athanulphe, 1367 ; — Rostaing II, 1370 ; — Antoine II, 1377 ;

— Bernard Géroni, 1404.

Antoine III de Boniface de Carcès était abbé de Valsainte, quand on jugea à propos, en 1420, de le transférer à Sylvacanne, pour opérer un faisceau consistant de deux détresses incapables de .«e suffire à elles-mêmes. Son administration d'un faix si compliqué n'aboutit qu'à soulever de nombreuses critiques. Ne sachant comment soutenir Valsainte qui n'existait plus guère que de nom, l'abbé ne trouva d'autre ressource que d'aliéner aux mains de la dame de Savine, les droits de son couvent sur la terre de Corbières, jusqu'au complet remboursement d'une somme de 150 li-

(i) Ce résumé est pris surtout de la notice manuscrite de M. Porte.

vres par elle prêtée. Cet acte fut l'origine d'une multitude interminable de procès,

A Boniface de Carcès dernier abbé régulier, au moins pour la forme, succéda la triste série des abbés commendataires, plus ou moins prêtres, plus ou moins résidents.

Le premier, Gaspard de Negrelli (1440), faisant litière des droits de l'abbaye, ne s'intitula dans les actes que « seigneur d'un tiers de Corbières » en prenant seulement la basse juridiction.

Sous Thomas Illy, 1500 à 1503, le culte prend fin à Valsainte. le couvent ne comptant plus qu'un prieur et deux frères, aux gages de l'abbé. — Cérès Maurin son successeur, voit disparaître ces trois habitants ; il aliène encore des propriétés, et jusqu'à la terre même de Valsainte, abandonnée par lui aux nobles verriers qui florissaient alors à Apt. — Robert de Médys dura trop peu pour rien faire.

Gabriel de La Haye, 1554, et après lui les deux abbés Bonajusti, cherchèrent à réagir. Giteaux de son côté faisant effort, envoya son procureur Jean Boucherat avec quatre religieux, chargés de ranimer ces ruines. Benoit de Bonajusti s'efforça de le seconder; mais voulant être trop habile, il tomba dans son propre piège. Après une série de procès, souvent gagnés, contre la dame de La Croix héritière de la dame de Savine, il s'avisa pour en finir, de lui faire abandon immédiat de tous ses droits sur Corbières et de toutes autres actions pendantes, contre la promesse du don, réalisable dans trois ans, de la terre de Mon tsalier. Dans l'intervalle, les trois ou quatre moines ne pouvant vivre, s'en furent ; Montsalier resta à ses propriétaires, qui un peu plus tard le vendaient, ainsi que Corbières et d'autres expossessions de l'abbaye, sans que l'abbé y put rien prétendre.

Jacques de Bonajusti succéda, en 1569, à son oncle Benoit ; puis vinrent Jean de Risio, Charles Léonard, et Jean-Baptiste d'Oraison, en 1604.

Celui-ci était le frère naturel du marquis André d'Oraison, alors possesseur de la terre de Corbières, Malgré cette situation délicate, lui et son neveu Alphonse d'Oraison qui lui succéda, mirent tous leurs soins à revendiquer les droits de l'abbaye ; mais déboutés l'un et l'autre, ils n'aboutirent qua se voir condamnés aux dépens .

En 1613, Citeaux renouvelant ses tentatives pour rétablir la conventiialité, expédiait à Valsainte un prieur, un religieux prêtre et un valet, avec injonction à Tabbé de les entretenir ainsi que les bâtiments. Ils y demeurèrent jusqu'en 1626.

Aux deux abbés d'Oraison succédèrent les deux abbés de Moutfuron. Le premier, Nicolas de Garnier seigneur de Montfuron. était un poète galant, hardi jusqu'à la licence. Sa conscience s'émut cependant de jouir des revenus (l'un domaine qualifié abbaye, sans prendre d'elle aucun souci. Après le départ des moines en 1626, il s'arrangea donc pour faire dire la messe par des prêtres séculiers, les dimanches et jours de fêtes. Il mourut en 1640, s'étant pleinement converti. Ses vers de repentir et de foi, sont certainement les meilleurs du recueil de ses œuvres, devenu très rare.

Entre les mains de son neveu Henry de Garnier de Montfuron, les affaires de Valsainte tombèrent au pire. Moyennant 30 pistoles d'or payées comptant et une promesse de 300 livres de rentes, le marquis d'Oraison obtint du nouvel abbé renonciation absolue de tous ses droits et de toutes revendications possibles, sur les terres de Corbiôres et de Montsalier. Henry de Montfuron se départit du môme coi]p de toutes actions contre le président de Goriolis, autri? intéressé, ainsi que de tout appel au sujet des contestations antérieures. Ainsi, le monastère était bien et dûment dépouillé. Et comme si ce ne'ût pas été assez, lo triste abbé aliénait en même temps, sous forme de rentes emphythéotiques, divers fragments des terres de La Bolinette, de Garniol, et des bois, méchamment défrichés et ravagés au préalable.

Citeaux pourtant ne lâchait pas prise. Trois procureurs succès sivement envoyés, entrèrent en lutte ardente contre les abbés prévaricateurs. Dom Viennot le premier de ces émissaires, sans avoir raison de Nicolas de Montfuron, avait été sans doute pour quelque chose dans l'amendement de sa conduite. Dom Thédenat envoyé après lui, docteur en droit et en théologie, fut pour Henry de Montfuron un terrible adversaire, A force de ténacité et do procès, Thédenat finit par avoir raison do l'abbé malgré les puissants amis qui l'entouraient. Il parvint à faire décréter la division du domaine de l'abbaye en trois lots, dont un pour l'abbé, ainsi exclu des doux autres ; le château de La Bolinotto qu'Henry de

Montfuron affectionnait et qu'il habitait, était de ces deux là ; il lui fallut, à grands regrets, en déguerpir.

Le procureur de Citeaux parvint également, à force de poursuites, à faire lâcher prise au marquis d'Oraison et au président de Goriolis. Alors, maître enfin du champ de bataille, dom Thédenat obtint de ses supérieurs, en 1668, de transférer le siège de l'abbaye de ses ruines inhabitables au château de La Bolinette, distant d'un petit quart de lieue ; mais cela « sans c|ianger de nom ». Ainsi, La Bolinette devint Valsainte.

A la mort de ce rude jouteur, un débat s'éleva entre la maison deMorimond, qui en qualité d'a/ieule, et Citeaux comme chef suprême, prétendaient chacun au droit de nommer le prieur de Valsainte. Citeaux institua François de Bergues, et Morimond Jacques Legros. Les deux prieurs arrivent, s'attaquent et se font procès sur procès, aux frais des malheureux moines qu'ils dévalisent tour à tour, chacun de son mieux, jusqu'à ce que François de Bergues obtint gain de cause, en 1684. Mais dix ans plus tard, Morimond revient à l'assaut ; et cette fois, devant la perspective de nouvelles luttes et nouveaux frais, Citeaux céda et lui abandonna la nomination du prieur.

Ce n'était plus d'ailleurp qu'un vaint titre dépourvu de sanction, qui échut d'abord au curé de Carniol, puis à Alphonse Pajot en 1716 ; à Claude-François de Narbonne-Pellet en 1731-1734 ; et à François-Jules deNovy en 1743. Dès avant la Révolution, Valsainte n'était plus qu'un chétif hameau ; il n'en reste aujourd'hui que le souvenir.

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