‹ Histoire de l'abbaye de ClunyChapitre 60 sur 60 · PIÈCES ADDITIONNELLES ET JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈCES ADDITIONNELLES ET JUSTIFICATIVES

Avertissement > 283

Bécit de la translation des reliques de saint Martin de Tours, par

saint Odon 287

Fragments du Panégyrique de l'impératrice Adélaïde , par saint

Odilon 299

Fragments de la vie de saint Maïeul, par le même 302

Exhortation testamentaire de saint Hugues aux religieux de son monastère 30S

Lettre de Pierre-le- Vénérable à Innocent II 308

— du même à Amédée, comte et marquis t 311

— du même à Innocent II 312

— du même à Suger 313

— du même à saint Bernard 314

— du même au même , . . . . 313

'— du même à Eugène III 322

— du même à saint Bernard 324

— ■ du même à Guigon, chartreux 327

— du même à Roger, roi de Sicile 328

— du même au même 330

— du même au même 332

— du même au roi des Français 33S

de sa nationalité, l'âme de son éducation morale! Ne vous montrez donc pas envers lui \mes que l'anglicanisme et que les cultes dissidents. Laissez-lui sa libre et consciencieuse manifestation, ne réprimez que ses abus. Respectez ses institutions consacrées par les traditions de toute TEglise, et songez à nos intrépides missionnaires d'Asie, d'Afrique et du nouveau monde, et à tant de pieuses et saintes œuvres de vertu, de charité, de miséricorde.

Vous dites que les moines font des vœux qui les soumettent à un maître étranger, et les affilient à une corporation dont la tête est hors de France. Mais si ces vœux sont tout spirirituels ; si ces vœux ne les lient pas autrement que tous les États catholiques ne sont liés à l'Église, que tous les catholiques ne sont liés au Saint-Siège; si ces vœux n'attentent en rien à la nationalité et à la grandeur de la France, qu'avez-vous à redouter? "

Vous vous étonnez avec effroi de ces communications intellectuelles entre les chrétiens et Rome ; et vous ne vous inquiétez pas du cosmopolitisme de l'or et des banquiers, juifs ou chrétiens, qui, de leurs comptoirs étrangers, et des diverses capitales du monde, gouvernent l'Europe et l'univers, décident de la paix et de la guerre, et mettent le poids matériel des emprunts dans la balance des États! Vous ne vous effrayez pas de l'argent anglais qui vient travailler et spéculer jusque sur vos propres chemins de fer; vous ne vous effrayez pas de ces liens internationaux qui s'agrandissent incessamment entre tous les peuples de la terre ; et vous tremblez des rapports purement religieux d'une centaine de moines avec leur général! et c'est par ces moines, puissant instrument de force et de civilisation , que vous pourriez faire triompher et dominer la nationalité française en Syrie,

sur le Khiii, en Pologne, en Afrique, dans les Indes, dans TAmérique du sud, dans l'Amérique centrale, et tendre la main à tous nos coreligionnaires par nos missions et vos ambassades !

\ous joignez la terre entière par la navigation et la marine à vapeur; vos chemins de fer aboutissent et s'unissent aux chemins de fer des autres états; dans quelques années l'Europe entière se traversera en huit jours; vous multipliez les communications postales et commerciales; vous abaissez et vous tendez sans cesse à faire disparaître les tarifs de vos douanes et toutes les barrières qui séparent encore les nations; vous élargissez toutes les voies matérielles; le droit des gens le plus généralisé, le plus cosmopolite, aspire sans relâche à joindre les deux hémisphères ; vous vous êtes faits les hardis plagiaires de l'idée catholique en proclamant fe fraternité humaine et universelle qui doit conquérir le monde; et vous voudriez imposer des bornes à la communication des âmes, aux libres relations de Tesprit, à l'universalité intellectuelle du catholicisme qui franchissait avant vous les espaces, les montagnes et les mers , et qui les franchirait encore sans avoir besoin de vos perfectionnements matériels, de vos vaisseaux, de vos routes et de vos découvertes!

Mais pourquoi se plaindre ? Bien qu'il soit profondément triste de le redire, tout esprit qui a porté le poids et les douleurs de la vie militante comprend assez que la victoire des plus hautes pensées et des vérités les plus saintes peut être compromise ou retardée par les préventions cruelles et les extravagantes crédulités de l'opinion ignorante, excitée, faussée, pervertie. Quiconque a vieilli n'a-t-il pas souffert, et n'a-t-il pas éprouvé ce que valent

les ingratitudes, les inimitiés et les calomnies des hommes? Pour peu qu'une chose ou une personne tienne quelque place dans un petit coin de terre, elle doit se résigner à de lamentables déchirements, à des gémissements intérieurs : car les ignorants, les méchants et les envieux, seront l'éternel réceptacle de l'esprit de dénigrement et de persécution. Les plus corrompus ne resteront-ils pas toujours les plus prompts à croire au mal, ou les plus ardents à l'inventer? Le troupeau des indifférents ne continuera-t-il point d'accueillir, avec son avidité légère et accoutumée , et de répéter en se jouant les soupçons les plus iniques et les plus absurdes? La foule cessera-t-elle jamais d'être l'amie complaisante et curieuse du scandale, d'ajouter foi toujours à ce qui ne se prouve jamais, et de se précipiter, en bête féroce, comme sur une proie^ sur tout ce qui a Tair de tomber?

Puisque le soleil de l'équité n'est jamais sûr, ici-bas, de ne point demeurer enseveli sous le voile des passions et les ombres de la malveillance , une conscience sereine et fière peut se réfugier du moins dans un pénible courage, et accepter patiemment les tribulations des mains de la Providence, comme un avertissement salutaire. Si la dignité de l'honnête homme offensé ne descend point à se justifier ou à se plaindre, il ne faut pas pour cela qu'il se détourne de sa voie : il est assuré de trouver au dedans de luimême une sainte retraite inaccessible aux attaques de la haine et aux armes empoisonnées des partis.

Et pourtant, si l'auteur n'eût écouté que ses inclinations personnelles, son besoin profond de repos, son dégoût timide et amer des choses de ce monde, il se serait peut-être retiré à jamais et tout meurtri du combat; il eût peut-être à jamais

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renfermé son nom et son cœur, comme en un inviolable sanctuaire, dans le cœur de sa famille bien-aimée; dans l'afFectueuse estime de ses condisciples, de ses compatriotes, de ses élèves, des compagnons de sa jeunesse, des témoins de toute sa vie ; dans le doux souvenir des confidents de ses travaux, de ses voyages, de ses rêves; dans la pensée intime de tous ceux qui l'ont connu et qui l'ont aimé ; dans le dévouement enfin de ses amis les plus excellents et les plus étroits, bien divers sans doute de talents et de croyances, mais dont plusieurs sont devenus illustres, mais qui tous sont distingués, honorables et chers, et qui tous sont demeurés fidèles à sa réputation aussi bien qu'à son amitié. Et il aurait dû encore remercier Dieu de lui avoir donné ou laissé de tels biens sur la terre.

Mais les généreux et nobles caractères qui l'ont soutenu dans ses amertumes lui crient que l'âge du repos n'est pas venu, et qu'il a une dette à payer.

Aujourd'hui donc, s'il lui reste une ambition, c'est qu'il lui soit donné de répondre à la première estime du public par des études prochaines, plus importantes, et un peu moins indignes d'une grande cause : heureux surtout de remplir son devoir, selon ses forces, en apportant une humble pierre à cet édifice de vraie liberté, de liberté spirituelle, de liberté chrétienne, qui peut être assiégé, mais non vaincu; qui peut souffrir, mais non périr; et auquel travaillent, sous nos yeux, avec un si grand éclat, à la double tribune de la religion et de la politique, des hommes de vertu sincère et de conviction éloquente, dont l'exemple exhorte, dont l'estime honore, dont l'amitié console, et dont le courage fortifie!

Paris, juin 1845.

Lettre de Pierre-le-Vénérable à l'empereur de Constantinople, Jean

Comnène 339

— du même au patriarche de Constantinople 341

— du même au roi de Jérusalepi 342

— du même au patriarche de Jérusalem 343

— du même au grand-maître des Templiers (Ébrard) 345

— du même à Siguiard, roi de Norvège 348

— du même à un solitaire 349

-- du même à un monastère de chartreux 353

— du même à Suger 337

— du même au même 338

— du même au même /6,

— du même au même . . Ih.

— de Suger à Pierre-le-Vénérable 339

— d'Héloise au même /&,

— de Pierre-le-Vénérable à Héloïse 360

— de saint Bernard aux évêques de France 362

— du même aux- évêques et cardinaux de la cour romaine Ib.

— du même à Innocent II 364

— du même au cardinal Guidon , ancien disciple d'Abélard. . . . 368

— du même au cardinal Ivon 369

— du même à l'évêque de Constance 370

— du même au cardinal Guidon 372

— du même au peuple romain 373

— du même à Robert 377

— du même à Pierre-le-Vénérable 389

— de Pierre-le-Vénérable à saint Bernard 390

— du même au même 398

-— de saint Bernard au pape Innocent II 407

— du même au même 409

— du même au même 409

— du même aux évêques et cardinaux de la cour romaine 41Ô

— du même à Louis-le-Jeune, roi des Français 411

— de Pierre-le-Vénérable à saint Bernard 413

— du même au même 417

— de saint Bernard à Pierre-le-Vénérable 418

— du même au même Ib.

— de Pierre-le-Vénérable à saint Bernard 419

— du même au même 422

— du même au même 423

— de saint Bernard à Pierre-le-Vénérable 1 Ib.

Lettre de saint Bernard à Pierre-le-Yénërable 424

— de Pierre le-Vénérablc à saint Bernard 423

— de saint Bernard à Pierre-le-Vénérable 426

— du même au même 427

— du même au même Ib.

— de Pierre-le-Vénérable à saint Bernard 428

— de saint Bernard au pape Eugène 432

Poris. — TmprimP''i(' de V Pondey-Dupre, rue Saint-Lonis, 46. au M:inis

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