‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 223 sur 264 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

l’attestent ses Mémoriaux l 2, dont le manuscrit original subsiste encore. Elle acheva l’église et en célébra la dédicace. Grâce à une administration active, et malgré la difficulté des temps, elle augmenta considérablement les biens et les édifices de l’abbaye. (V. cidessus, pp. 79-82).

Jeanne fut inhumée dans le chapitre qu’elle avait fait bâtir, et où son portrait figurait sur une verrière ~. On lisait sur sa tombe l’épitaphe suivante 3 :

Chy-gist dame Jehanne de Avesnes, jadis abbesse de chéens, ky trespassa en l’an de grâce 1304. Priés pour s’ame.

7. — MARGUERITE DE CHATEAUVILLAIN (i3o4-i3og) était, dit-on, fille de Marie de Flandre et de Simon de Châteauvillain, par conséquent petite-fille du comte Gui et arrière-petite-fille de la fondatrice. Cette opinion est difficilement admissible, car alors Marguerite eût été bien jeune quand elle devint abbesse en i3o4, attendu que le mariage dont on la prétend issue ne fut célébré qu’en 1281. En outre, ce qui paraît décisif, le testament de Marguerite d’Arras et divers documents de l’abbaye de Flines mentionnent sous les dates de i320, 1329, 1 3 3 1 , 1 334 4, une autre Marguerite de Châteauvillain, qui était réellement fille de Marie de Flandre, et dont l’abbesse du même nom devait être non la sœur, mais la parente. Rigoureusement sans doute, à cette époque, il pouvait arriver que deux sœurs portassent le même nom. Mais si ces deux Marguerite eussent été filles de Marie de Flandre, elles se trouveraient associées dans le testament de Marguerite d’Arras indiqué ci-dessus, et dans les fondations pieuses qu’une pensée reconnaissante envers sa bienfaitrice inspira à cette ancienne suivante de Marie de Flandre. La généalogie de la maison de Châteauvillain, publiée par André Duchesne, ne fournit aucune lumière sur ce point.

On vante la sagesse et le zèle dont cette abbesse fit preuve durant sa courte administration.

Saint-Génois, dans ses Monuments anciens, dit qu’elle était représentée sur une verrière de l’église, dans le chœur des prêtres, accompagnée d’une dame vêtue à l’antique, avec cette inscription : Suer Magritte de Castieluillain et medame Biétris, dame de Sottinghien.

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